Jeremiah
The Complete First Season
MGM Home Entertainment

Créateur: J. Michael Straczynski
Année: 2002
Classification: 14A
Durée: 887 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 6 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
18 janvier 2004

Créée par J. Michael Straczynski, le créateur de l'excellent Babylon 5, la série télévisée "Jeremiah" est quelque peu basée sur le comic européen du même nom créé par l'auteur belge Hermann Huppen. Elle nous met en situation dans un futur proche une Terre dévastée par un virus mortel très contagieux qui visait toutes les personnes qui avaient atteint l'âge de la puberté. Quinze ans après la "Grande Mort", nous assistons à une montée en force des "tribus" d'enfants qui sont devenus de jeunes adultes et sont à la fin des ressources qui avaient été laissées en place par les adultes à leur mort. Ils se battent pour avoir le contrôle sur ce qui reste sur cette Terre qui a été négligée et abusée pendant toutes ces années. Cette histoire se passe à travers les États-Unis et peu de gens savent ce qu'il se passe ailleurs, car toutes forme de communication est à presque tout points inexistante, comme passablement toute la technologie en général.

Jeremiah (Luke Perry) n'est pas d'aucune de ces tribus que je mentionnais ci-dessus, mais plutôt un solitaire, noble dans ses actions. qui recherche un endroit mythique dont son père avait parlé avant de partir: le "Valhalla Sector". Il est rejoint dans sa quête par Kurdy (Malcolm-Jamal Warner - celui qui jouait le rôle de Theodore Huxtable dans le Cosby Show) qui, malgré son cynisme (quelque peu réaliste dans la situation), est un compagnon de confiance qui ne laissera jamais tomber ses amis. Pour Jeremiah, sa quête est très importante à ses yeux, mais celui-ci est prêt à tout laisser tomber pour aider son prochain dans le besoin avant de reprendre sa route. C'est cela qui l'a mis en premier lieu sur la route qui le mène à la base militaire de Thunder Mountain, ou la fin du monde comme les tribus l'appelle. C'est un endroit où des gens ont survécu à l'abri de l'extérieur pendant plus de quinze ans avec toute la technologie à leur disposition, sans aucun souci contrairement aux autres. Seulement quelques éclaireurs allaient chercher de l'information. Marcus Alexander (Peter Stebbings) est le chef de Thunder Mountain et a engagé Jeremiah et son compagnon comme éclaireurs avec les notes de leur prédécesseur afin d'établir ce qu'il avait trouvé avant de mourir.

Au cours de la saison, ils rencontre plusieurs factions qui deviendront des amis ou des ennemis ou tout simplement anéanties comme dans l'épisode "…And The Ground, Sown With Salt" où la blonde du méchant fait tout sauter après avoir dit une phrase digne d'un poète. Ce que notre duo découvre de vraiment effrayant sur leur chemin c'est que la "Grande Mort" est de retour et attaque maintenant tout le monde, même les enfants. Ils doivent trouver qui a fait cela et comment empêcher, si possible, que cela se produise. D'un autre côté, il veut avec Marcus faire une alliance avec toutes les tribus afin de créer un genre de gouvernement pour ramener une certaine forme de civilisation dans leur pays. Tout cela mène à une finale de saison où nous apprenons la provenance du virus et qui ne peut faire autre chose que de nous piéger à vouloir visionner la saison suivante!

L'imagination de J. Michael Straczynski est sans limite. Il a inventé une série d'histoires dans un monde très élaboré et très intéressant. Sara Barnes et Sam Egan (un des scénaristes de la récente version de la série télévisée The Outer Limits) complètent bien l'environnement de la série avec des scénarios tout aussi attrayants (environ un peu plus de la moitié des épisodes est écrite par Straczynski). La série est bien faite et ne tombe jamais dans le ridicule seulement pour nous faire sourire. Les situations mises en oeuvre sont très crédibles dans le contexte extrême de la série. Les dialogues sont bien écrits sans toutefois être mémorables. Straczynski est l'expert pour nous montrer des choses qui ne sont pas vraiment ce qu'elles semblent être, du mystère à tous les coins de rue.

Straczynski appelle "Jeremiah" une série d'espoir post-apocalyptique un peu dans le sens de la peste noire des temps médiévaux qui a été suivie par l'époque de la renaissance, un cataclysme qui fait place à un nouveau début plutôt qu'une fin. Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver des similitudes avec la série Babylon 5 avec tout d'abord cet espoir pour le futur, la relation complexe entre les personnages. "Babylon 5" était un roman télévisé avec un arc de cinq ans religieusement suivi. "Jeremiah" contient un arc lui aussi, mais pas du tout rigoureux. En fin de saison, l'arc contient presque toutes les pièces de sa solution, mais aussi tous les éléments nécessaires pour en créer un autre arc d'histoire pour la saison suivante. Un autre item commun aux deux séries nous saute aux yeux: alors que dans "Babylon 5", on dit au héros de ne pas aller à Z'Hadum pour des raisons obscures même si sa destinée pointe là-bas, ici un homme mystérieux veut empêcher Jeremiah d'aller à Millhaven pour des raisons aussi obscures. En fait, cet homme me rappelle le Vorlon Koch de l'autre série par ses paroles venant tout droit d'un biscuit chinois comme le font remarquer les personnages des deux séries. Malgré des thèmes communs, "Jeremiah" reste une série qui ne suit pas les traces d'autres séries. Certains pourraient faire un lien avec d'autres films post-apocalyptique comme Mad Max, mais ce n'est que la situation qui est semblable. Pour ma part, si Straczynski n'aurait pas été dans ce projet, probablement que je n'y aurais même pas porté attention. Cependant, cette série n'est pas aussi "politiquement correcte" comme "Babylon 5" l'était. Les épisodes contiennent du mauvais langage, de la nudité et bien d'autres éléments non prescrits pour les jeunes yeux.

L'interaction entre les personnages est sublime. Ils sont très loin d'être bidimensionnels! Jeremiah semble d'abord être le bon gars, mais dans le fond, il a son côté noir. Kurdy est quant à lui le dur à cuire, qui est sensible et pleure lorsque personne ne le regarde. Celui-ci part avec Jeremiah, non pas comme ami, mais plutôt par nécessité. C'est durant leurs aventures qu'une certaine amitié se formera, mais le côté noir de Jeremiah fera peur à son acolyte. Des méchants, il y en a, mais c'est la chef Theo qui vous en fera voir de toutes les couleurs! Contrairement à d'autres chefs (dont un joué par Jason Priestley qui se prend pour un dieu), elle revient dans plusieurs épisodes et restera très forte même après une tentative de renversement de son organisation. Tout comme "Babylon 5", plusieurs personnages sont vus souvent, sans que nous sachions de qui il s'agit, nourrissant encore une fois le mystère.

Le transfert vidéo est bon, mais souffre d'artéfacts de compression dans les grands espaces de couleurs semblables comme le ciel par exemple. Le ratio retrouvé est en format plein écran, ce que je trouve étrange pour une série récente. Cependant, plusieurs affirment que la série est diffusée en panoramique sur le canal de télévision Showtime avec du son Dolby Digital 5.1. Est-ce que MGM aurait gaffé ici ou bien que Showtime améliore le contenu qu'il diffuse? L'unique piste sonore stéréo nous propose un bon mélange d'un bon niveau sans être impressionnant. Le menu est bien ordinaire et manque une fonction pour jouer tous les épisodes du disque les uns à la suite des autres.

Les suppléments se retrouvent tous sur le premier disque de l'ensemble puisqu'il sont presque tous reliés à l'épisode pilote. Il y a tout d'abord une piste de commentaires des acteurs Luke Perry et Malcolm-Jamal Warner qui est très agréable à écouter, malgré les longs silences, avec des tas d'anecdotes et histoires de tournage. Cela est suivi de scènes retranchées et d'une fin étendue du pilote, une galerie de photos tirées des épisodes de la saison, une galerie de très intéressants et très détaillés dessins de production et un documentaire promotionnel avec de courtes interviews de Straczynski et des deux acteurs principaux. Il y a aussi quelques bandes-annonces d'autres produits de MGM. Il y a un DVD supplémentaire dans le coffret qui contient les trois premiers épisodes de la première saison de Stargate SG-1, un bon moyen d'aller chercher un nouveau public!

"Jeremiah" est une série que je vous recommande grandement, spécialement si vous avez aimé le style d'écriture de Straczynski. La série mélange bien des styles de télévision et devrait plaire à un bien large public.


Cotes

Film8
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Audio6