The Kennedys
Entertainment One / Muse Entertainment

Réalisateur: Jon Cassar
Année: 2011
Classification: PG
Durée: 360 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212107221

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
25 septembre 2011

La famille Kennedy m'a toujours intéressé, mais je ne me suis jamais vraiment investi à connaître leur historique complet. Je savais que le père avait été ambassadeur à Londres et contre Roosevelt dans l'idée que les États-Unis devraient participer à la Seconde Guerre mondiale, que John F. Kennedy avait été le président qui a précipité les avancements du programme spatial, celui même qui avait été assassiné dans une parade, et plusieurs faits divers qui semblent affecter la profondément cette faille aux grandes ambitions. Entertainment One nous propose donc un investissement de plusieurs heures de minisérie à travers les événements qui ont secoué les Kennedy.

La minisérie débute donc en flashback de la journée d'élection de 1960 vers les années de guerre alors que Joseph P. Kennedy (Tom Wilkinson) fait un discours sur la politique d'isolationnisme des États-Unis et la politique d'apaisement avec Hitler de Neville Chamberlain. Il se voit ramené à la réalité et reporte ses espoirs sur son fils aîné, Joseph Jr (Gabriel Hogan), à la présidence des États-Unis. Ça non plus, l'histoire nous dit, n'a pas fonctionné, alors que ce dernier tué au cours d'une mission aérienne. Il se retourne alors vers son autre fils, John (Greg Kinnear). Dès lors, les flashbacks vont de la préparation des élections avec quelques magouilles au grand soir du vote. C'est là aussi que sa femme Jackie (Katie Holmes) se pose des questions sur la fidélité de son mari. Flashback encore entre leur mariage et la journée de l'élection présidentielle. Il y a aussi l'histoire de son frère Robert (Barry Pepper) qui voudrait bien quitter le monde de la politique où il est peu apprécié par son père, mais papa aura le dessus! Une fois l'élection gagnée, on assiste a un discours à la Forrest Gump où l'on mélange vrai film à la fiction suivi d'événements comme le débarquement manquée de la baie des Cochons à Cuba, cause directe de la crise des missiles cubains de l'année suivante, sa maladie d'Addison (pour laquelle il prenait des amphétamines), la découverte d'une fraude électorale de Joseph avec la mafia de Chicago, la construction du mur de Berlin, les problèmes de ségrégation (dont l'émeute de l'université du Mississippi), l'obsession de Marilyn Monroe (jouée par Charlotte Sullivan) et l'assassinat du président au Texas. Un dernier épisode conclut al vie des gens après l'assassinat, mais à peine cinq ans plus tard, l'histoire se répète avec RFK.

Alors que je m'attendais à l'histoire de JFK, j'ai eu beaucoup plus l'impression que c'était celle de son père et de ses ambitions, de ses manques et de ses succès. Même Robert demandait à John dans le film qui serait le président, son père ou lui? "Chers Américains, mon père m'a dit de vous dire...". Ha ha! Les critiques ont été à la fois bonnes et mauvaises pour cette minisérie, surtout pour ce qui est de la précision historique qui fait un peu défaut (le film reste un travail de fiction). La chaîne américaine History a refusé de diffuser la série utilisant ce prétexte, même si l'exécutif de la production s'est excusé pour les "inexactitudes historiques". Mais peu importe la critique, la minisérie a raflé sa part d'Emmy Award bien mérités. Il a remporté les prix pour la coiffure, pour les maquillages, pour le son et pour le meilleur acteur de support de support Barry Pepper. Greg Kinnear, Tom Wilkinson on tous deux reçus une nomination tout comme la série. Ce qui m'a fait le plus peur dans cette série, c'est d'avoir Katie Holmes jouer Jackie, mais ce n'était pas si pire que cela... mais aurait pu être mieux. Greg Kinnear est loin d'avoir le charisme que JFK avait. En fait, le plus crédible de l'ensemble est Barry Pepper qui nous fait presque avoir peur lorsqu'il donne sa franche opinion.

La qualité visuelle retrouvée sur ce DVD est correcte sans rien de plus. L'image est claire, mais elle n'a pas cette qualité qui nous amène à oublier que nous sommes dans notre salon. S'il y a des artefacts de compression dans ce transfert, ils n'ont pas été assez évidents pour nuire à mon visionnement. La musique, pour sa part, est très ambiophonique, tout comme les effets sonores (vagues, voitures, etc.), mais les dialogues sont dédiés aux haut-parleurs à l'avant. Je ne m'attendais pas à bien gros de suppléments avec cette minisérie, mais je fus surpris de retrouver sur le dernier disque une revuette de près de trois quarts d'heure qui fait le tour de vraiment tout, des personnages aux endroits particulier de tournage en passant par toutes les petites choses que vous voulez savoir, sans entrer dans les détails. Il y a quelques moments amusants ici et là.

Ni bon, ni mauvais, "The Kennedys" est une série qui fait bien passer le temps de quelques soirées, mais ne vous impressionnera pas par ses costumes et décors d'époque, ni pas sa distribution, ni par son scénario, en fait qui sera peu mémorable après son visionnement. Ne cherchez pas le réalisme, mais plutôt le dramatique de l'histoire. C'est là qu'il faut poser ses attentes.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments6
Vidéo7
Audio7