Une série a beau être amusante, mais quand l'intérêt n'y est plus et que les producteurs tentent de regagner leur public en injectant des revirements sans queue ni tête, c'est là que nous savons que la dernière saison est proche. Je n'avais jamais vu la quatrième et dernière saison de "Knight Rider" et c'est peut-être une bonne chose, car cette saison m'aurait laissé un mauvais souvenir. Maintenant, avec du recul, ce n'est qu'une drôle de conclusion à une série qui dans le fond n'était pas plus sérieuse qu'il le fallait! Dès le premier épisode de cette saison finale, "Knight of the Juggernaut", la couche moléculaire qui protégeait la carrosserie de KITT est neutralisée ce qui permet à son ennemi de le détruire. C'est grâce à Bonnie Barstow (Patricia McPherson), Reginald Cornelius III ("RC3" - Peter Parros) et ses compagnons de la rue que KITT fut remis sur pied, ou plutôt sur ses quatre pneus. Sans sa couche protectrice (ils n'avaient plus la peinture?), RC3 équipa KITT de nouvelle technologie, dont le "Super Pursuit Mode" (qui permet des vitesses de 300 milles à l'heure), un ridicule "Emergency Braking System" (trois gros panneaux qui se soulèvent pour arrêter avec le vent) ainsi qu'un bouton marqué "C" qui rend KITT convertible (pour attirer les filles)! De plus, tous les épisodes ont des excuses pour se servir de ces trois nouveautés. Le designer automobile George Barris (créateur de la Batmobile) a construit au coût de 250 000 dollars américains la nouvelle version de KITT pour cette dernière saison, mais ces changements ont déplu grandement à la majorité des fans et ont certainement ridiculisé la série. Reste qu'après toutes ces années, nous visionnons la série sur DVD non pour son intelligence, mais pour le simple plaisir de s'amuser.
Les enquêtes de Michael Knight (David Hasselhoff) restent intéressantes, mais avons-le, ce n'est pas le plus grand intérêt de la série. Nous sommes bien loin des programmes de détectives modernes! Durant les 21 derniers épisodes, Michael aura affaire à un criminel qui échappe à la capture des forces de l'ordre depuis bien des années, de kidnapper d'archéologues, des voleurs d'aéroglisseur, à des prisonnières, des spécialistes de la coupe illégale, un magicien meurtrier, des promoteurs de boxe avec de mauvais secrets, un incendiaire et une femme qui pratique le vaudou. Un accident quasi fatal lui fera penser à quitter la Fondation avant la fin de la saison, sans compter qu'il sera presque exécuté dans une mission en Amérique du Sud. KITT de son côté sera capturé et mis en boîte, se fera voler sa remorque et se fera reprogrammer pour se retourner contre Michael. Même Bonnie aura son épisode où elle infiltrera le jet-set d'une ambassade étrangère pour éviter qu'une bactérie prenne le large. Il ne faut pas oublier RC3 qui aura affaire à des promoteurs crapuleux. Voici la liste des épisodes du coffret:
La brochette acteurs invités est quant à elle très intéressante, incluant des noms qui sont pour la plupart maintenant célèbres tels que Blair Underwood, Mary Woronov, Janine Turner, Robbie Rist, Brian Thompson, Michael Horse, Larry Storch, Shelley Berman, Tom Sullivan, Catherine Hickland, Nancy Everhard, Don King, Danny Lopez, Carlos Palomino, Nana Visitor, Vernon Wells, Ken Swofford, Rosalind Cash, Vernon Wells et le fameux Robert Englund mieux connu pour son rôle de "Freddy Krueger" dans la série A Nightmare on Elm Street.
Je n'ai vraiment rien à ajouter à la description audiovisuelle de la série que je n'ai pas déjà dis dans mes revues des saisons précédentes. Il y a toujours ce tout petit peu d'accentuation des contours sur les couleurs unies, mais rien à tout casser. Contrairement à la saison 3, je n'ai pas détecté de problèmes au niveau du son qui sont aussi frappant (il manquait les bruits de moteurs de KITT dans plusieurs épisodes). Cette dernière saison offre quelques suppléments sur le dernier disque, à voir les bleus de KITT ainsi qu'une revuette sur les séries Universal des années 80 que nous pouvons retrouver dans quelques autres coffrets TV Universal dont A-Team: Season Four.
Action, coeur et humour sont les ingrédients clés qui ont fait de "Knight Rider" un succès. Ce n'est pas tout simplement une voiture parlante qui aurait duré quatre ans. Il n'y a qu'à regarder la série de 1965 My Mother the Car (avec Jerry Van Dyke et Ann Sothern) qui n'a pas levé bien haut... Les gens ont été accrochés solidement par cette série et en ont gardé un souvenir ineffaçable. Tous les gens qui ont vécu la télévision des années 80 associent rapidement voiture parlante à "Knight Rider"!
| Film | 6 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 2 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |