Il semble bien que les séries dérivées ne datent pas d'hier. Profitant d'un début fort retentissant de la nouvelle série Happy Days au milieu des années 70, le créateur Garry Marshall décida de lui associer une autre série, se déroulant au même moment (fin des années 50), au même endroit (Milwaukee, Wisconsin) avec cette fois-ci deux jeunes femmes comme personnages principaux. C'est ainsi que "Laverne and Shirley" a vu le jour en 1976 sur ABC.
Comme c'est souvent le cas dans les séries dérivées, les personnages peuvent parfois passer de l'une à l'autre. Laverne DeFazio (Penny Marshall) et Shirley Feeney (Cindy Williams) ont tout d'abord fait de petites apparitions dans "Happy Days" et inversement "The Fonz", Arthur Fonzarelli (Henry Winkler) est apparu comme le copain de Laverne dans les premiers épisodes de la nouvelle série, puis plus tard Richie Cuningham (Ron Howard) en fera de même. Et comme les deux séries étaient diffusées l'une après l'autre, en début de soirée sur ABC, le téléspectateur avait parfois l'impression de ne pas avoir changé d'épisode. "Laverne and Shirley" est resté en ondes un peu moins longtemps que Happy Days, avec seulement 112 épisodes contre 255 pour le second. Avec une durée de sept années, il n'en reste pas moins que nous avons à faire à un beau succès populaire.
Les belles histoires de succès sont parfois de simples histoires de famille. Anthony Marschiarelli, plus connu sous le nom de Tony Marshall et lui-même producteur, vit ses trois enfants, Garry, Penny et Ronny Hallin s'intéresser très vite au monde du cinéma et de la télévision. Si Ronny se cantonna à de petits seconds rôles ou à des postes de productrices (elle a aussi travaillé sur la série qui nous concerne ici), Garry et Penny prirent rapidement la voie du succès. Le nom de Garry Marshall est aujourd'hui lié à de nombreux films populaires tels que Pretty Woman, Runaway Bride et plus récemment la série des Princess Diaries. Si sa sœur Penny est peut-être moins connue, c'est surtout qu'elle préfère rester derrière la caméra (à la différence de Garry qui joue aussi beaucoup dans les films) et loin des mondanités du cinéma. On lui doit quand même des films comme Big, A League of Their Own et Renaissance Man, pour ne citer que ceux-là.
Amies d'enfance, Laverne et Shirley travaillent maintenant toutes les deux dans une brasserie de Milwaukee. Elles partagent le même appartement et aussi presque tout ce qui va autour. Laverne aide parfois son père, veuf, qui tient la pizzeria-bowling du quartier où se réunissent tous les jeunes gens, la plupart des amis de nos deux jeunes femmes. Elles rêvent bien entendu de rencontrer le prince charmant et de vivre dans une belle maison tout équipée. Mais en attendant, elles doivent faire avec ce que le voisinage leur apporte: des fils d'émigrés italiens qui sont plus beaux parleurs que riches (n'est-ce pas, Monsieur Arthur Fonzarelli?) et qui agissent encore comme de simples adolescents. Mais elles sont tenaces et même si le rêve dans chaque épisode finit par tomber à l'eau, elles repartent de plus belle dans le suivant. Quant à leur amitié, on se demande comment elles pourront trouver le mari idéal et donc se séparer. À moins d'envisager un ménage à quatre!
Les quinze épisodes de cette première saison sont répartis sur trois disques de façon équilibrée. Et c'est tout. On appréciera malgré tout la belle qualité vidéo pour une production de près de trente ans d'âge. L'image est très claire, assez précise, mais il manque juste parfois une belle saturation des couleurs, certaines scènes (comme la cafétéria de l'usine) semblent ternes. On peut noter de petits défauts, mais ils restent rares. La bande sonore est aussi très précise et assez forte. On regrettera beaucoup le manque de suppléments et, à moindre mesure, la tristesse des menus, statiques et muets. Côté pratique, on aimera la présentation en "slim pack" du coffret, très pratique, et surtout avec la partie intérieure de la jaquette qui nous donne un résumé de chaque épisode inclus ainsi que la date de première diffusion. À noter la mention sur les boîtiers précisant que certaines musiques ont été changées à l'occasion de cette édition DVD (question de droits).
Les épisodes présents sont:
Même si on s'entend pour dire que "Laverne and Shirley" a un peu moins de consistances que Happy Days, les situations sont souvent drôles et le jeu des acteurs est parfois "cabot". Mais c'est l'esprit de cette série tout comme celui de sa "sœur". Le personnage de Cindy Williams (Shirley) est tout à fait complémentaire à Penny Marshall (Laverne) même si le jeu de cette dernière est, selon moi, un peu en dessous de celui de Williams, qui joue beaucoup plus sur les intonations et le jeu facial. Les textes font souvent mouche, même avec de nombreuses expressions locales. À ranger sans retenue tout près de votre collection de Happy Days.
| Film | 7 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |