Ce qui se passe à Milwaukee... ne reste pas forcément à Milwaukee! Parlez-en à Laverne et Shirley que nous retrouvons avec grand plaisir dans cette édition de la troisième saison de la populaire série télévisée. Paramount fait en plus plaisir aux inconditionnels en réduisant cette fois-ci le délai de parution à seulement six mois, au lieu des trois ans qui se sont écoulés entre la première et la seconde saison (dont je vous propose de lire ou relire mes critiques déjà parues afin de remettre les personnages dans le contexte).
Laverne (Penny Marshall) et Shirley (Cindy Williams) sont toujours colocataires et les meilleures amies au monde. Et elles sont toujours célibataires. Les 24 épisodes de cette troisième saison ont été diffusés pour la première fois sur le réseau américain ABC entre septembre 1977 et mai 1978. Et plus qu'à l'habitude, cette saison est consacrée aux rencontres amoureuses, bonnes et moins bonnes, de nos deux héroïnes.
C'est peut-être un hommage, ou simplement une opportunité, mais cette saison débute avec un épisode de haute voltige intitulé "Airport 59", certainement en relation avec un film catastrophe sorti plus tôt cette année-là, "Airport 77". Ici, Laverne et Shirley ont gagné un voyage en avion, leur premier. Mais le pilote perd connaissance et ce sont nos deux amies qui vont devoir ramener l'appareil à Milwaukee. Bien entendu, on rit plus qu'on a peur. Heureusement! Tout au long de la saison, les histoires se suivront et ne se ressembleront absolument pas, mais vont garder un fil conducteur important : l'amitié et le respect que les deux filles ont l'une pour l'autre et aussi pour les amis et la famille qui les entourent. Ainsi, le père de Laverne conclura une offre de mariage entre sa fille et le fils d'un influent homme d'affaires, ce qui ne fera pas l'affaire de la jeune blonde. On assistera aussi, lors d'un épisode double, à la première croisière des filles, qui sera surtout consacrée à la rencontre de riches célibataires. Shirley sera quant à elle aux anges quand elle se retrouvera, après certaines péripéties, en face de son idole Fabian (le vrai... que je ne connaissais pas). On fêtera le Nouvel An de 1960 avec une Laverne qui vient de se faire "larguer" par son ami et qui découvrira alors que l'amitié est importante.
Ne reculant devant rien, surtout pour séduire un entrepreneur de pompes funèbres, Laverne suppliera son amie Shirley de se faire passer pour mourante afin de se rapprocher de sa flamme. Puis elles n'hésiteront pas à prendre le bus et à voyager de longues heures pour aller retrouver deux étudiants qui ne seront pas vraiment ce qu'elles pensaient. On ne manquera pas non plus l'épisode "2001 : A Comedy Odyssey", un des plus burlesques de la saison, où lors d'un rêve (ou cauchemar), Laverne se voit dans le futur, âgée, toujours habitant avec Shirley et avec toujours Lenny et Squiggy dans les pattes, célibataires eux aussi. Si le maquillage n'est pas le meilleur élément pour nous convaincre, on ne s'ennuie pas! La saison se termine sur la rupture de Frank, le père de Laverne. Mais cette dernière n'a pas dit son dernier mot.
Pour cette troisième saison, Paramount garde le format déjà adopté lors de la précédente édition, à savoir un boîtier de type Amaray qui renferme un "intercalaire" recevant deux disques, pour un total de quatre avec ceux se rangeant dans chaque ouverture. Les détails des épisodes sont imprimés à l'intérieur de la jaquette, et la lecture est rendue difficile avec les disques. Malgré tout, avec six épisodes par disque, il n'y a pas d'encombrement excessif. L'image est toujours très nette et claire, même si les couleurs manquent un peu de saturation par moments. La piste sonore anglaise garde une très bonne qualité aussi et au besoin, on peut se faire aider par le codage pour malentendants. Les pages de menus sont statiques et sans accompagnement sonore. Il n'y a malheureusement aucun supplément. À noter que le boîtier indique que certaines musiques ont été changées et que certains épisodes ont été modifiés par rapport aux originaux.
Si la série ne vous est pas étrangère (et je ne l'espère pas après l'envie que je vous donne avec mes textes), vous devez donc facilement fredonner la chanson thème, sans forcément arriver à prononcer sans vous tromper quelques termes des paroles. Il s'agit de termes yiddish (Schlemiel, Schlimazel) et allemand (Hasenpfeffer) qui décrivent succinctement la situation des filles, alors que les deux premiers mots signifient deux êtres dont l'un réussit et l'autre est toujours celui qui subit les contrecoups du premier. Quant à Hasenpfeffer, c'est un plat allemand, un ragoût de lapin au poivre... et là, les relations se perdent un peu... En tout cas, il s'agit d'une chanson écrite par Norman Gimbel et Charles Fox, et dont le titre, "Making our Dreams Come True", résume bien quant à lui la philosophie quotidienne de ces deux gentilles filles. Du côté de la distribution, si ce n'est Fabian, déjà évoqué plus haut, on est un peu surpris de ne voir aucun autre artiste invité au cours de cette troisième saison, même pas ce cher Fonzy ou un autre membre de la série sœur, Happy Days, qui en était déjà à sa cinquième saison à la même époque.
Voilà une saison parfaitement dans la continuité de la précédente. J'apprécie beaucoup le ton naturel des deux actrices, surtout Cindy Williams, que l'on a revue, très furtivement en raison de l'annulation de la série, dans Drive sur FOX. C'est une série enlevée, rafraîchissante et qui se regarde vraiment avec plaisir. J'espère vous le faire partager.
| Film | 8 |
| Présentation | 2 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |