Love, American Style
Season One - Volume Two
Paramount Home Entertainment / CBS DVD

Réalisateur:
Année: 1969-1970
Classification: PG
Durée: 622 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

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Selon Simon Bergeron
16 avril 2008

Voici la seconde moitié de la première saison de "Love American Style", et déjà la série sent un peu le réchauffé. Il faut dire qu'avec l'amour, les trouvailles peuvent être infinies, ce sont les paramètres de la série qui créent cette limite. Malgré cela, on ajoute quelque chose de nouveau : l'hypocrisie, la jalousie, le féminisme naissant et bien d'autres sujets qui mettent des bâtons dans les roues à l'amour et ces sentiments que l'humain ne semble pas encore prêt à savoir contrôler.

Dans cette partie de saison, nous retrouvons toujours de nouveaux couples impliqués dans des situations rocambolesques, quoique un peu moins imaginatives. Ainsi donc, les sujets ont un rapport avec : le lit, une médium, une demande, un combat de couple, l'ex d'un patron, un gangster, une grande soirée, un livre banni, et plusieurs autres. La liste des sketches est trop exhaustive pour être complètement mentionnée ici.

Malgré le sentiment de réchauffé que l'on peut retrouver dans certains gags et situations (un homme ou une femme qui se coince quelque part, un homme ou une femme aux prises avec un béguin et sa timidité, etc.), on retrouve toujours la même chaleur dans l'interprétation, cette fois-ci avec les ingrédients du jour ajoutés à la mixture, donnant un goût certes plus "vrai", mais reculant de quelques pas dans son originalité. Au banc des célébrités reconnues de l'époque, l'écran est enflammé des performances de (pour ne nommer que ceux-ci) : Julie Newmar (la Catwoman de la télésérie de Batman dans les années 60), Paul Stewart, Virginia Wood, Jerry Van Dyke, Leslie Perkins, Julie York et j'en passe. Tous apportent leur personnage coloré désireux de trouver l'élu(e) dans une Amérique effervescente en ce début des années 70, alors que se faisaient encore ressentir les échos de Woodstock et autres mouvements sur la paix et l'amour. Enjoués, les acteurs et actrices le sont certainement, bien que les scripteurs n'aient pas toujours su tirer le maximum d'un sujet aussi vaste et infini qu'est cette recherche de l'être à aimer. Utilisant par contre à bon escient un décor, la plupart du temps unique pour le déroulement de l'intrigue, le programme sait tirer son épingle du jeu en ne recyclant que très rarement les mêmes situations amoureuses. La mise en scène laisse un peu les acteurs à leur propre gré, découvrant leur personnage au fur et à mesure que l'histoire se déroule, mais c'est là la beauté de la chose, que l'émission séduit, dans son interprétation unique que fait chaque acteur pour rendre son personnage un petit morceau qui restera gravé dans la mémoire du spectateur (Julie Newmar pour moi, sans équivoque!).

Pour l'image, le grain de l'époque est respecté sans être attaqué par une compression qui s'avérerait exagérée. Les couleurs des décors, les teintes de peau, les ombres et lumières, tout est fidèle à l'esprit de la série, jouant dans les nuances à la mode de l'époque plutôt que de refaire sa palette et travestir ce qui convient déjà parfaitement au déroulement. Les mouvements sont bien retransmis, ne souffrant que très peu du transfert numérique. Ce sont les décors qui offrent la plus grande part de défaut (une instabilité se fait voir dans un décor aux couleurs trop unies et flou) lors des scènes à plan serré. Néanmoins, l'image demeure au beau fixe, et on n'a pas dû voir une telle représentation depuis les premières diffusions de la télé-série. Pour le son, c'est différent. L'ambiophonie aurait été souhaitable, bien que cela n'empêche en rien d'entendre les dialogues, bien au-delà de la musique sirupeuse et des "rires en canne". Des crépitements se font parfois entendre, un effet de boîte de conserve peut être observé (ou entendu, c'est comme vous le sentez ?), mais le tout reste de facture honnête pour un son en mono.

Les menus sont muets et fixes, représentés par le logo de la pochette et les feux d'artifice en arrière-plan. La sélection de scène et de sketches se fait de la même manière, ce qui est peu en considérant le potentiel d'utiliser le concept de la série en parallèle avec ses menus. Du travail à peine suffisant, quoi, mais qui demeure dans la note.

En terme de séries sur l'amour, il est certain que "Love American Style" n'est pas très loin du meilleur exemple de ce que la société aurait pu devenir, si cela n'était de son évolution dans un milieu néo-libéraliste dominé par la conquête monétaire. Bref, je m'égare. Il s'agit d'un sacré regard en arrière, qui peut nous faire constater à quel point l'amour est un concept simple qui se doit de le rester, sinon on s'empêtre et on en perd la notion première de ce qu'il devrait être. Pourquoi s'en priver?


Cotes

Film7
Présentation4
Suppléments-
Vidéo9
Audio6