Notre superagent secret anticonventionnel est de retour pour sa deuxième saison. J'ai nommé MacGyver et ses innombrables trouvailles. Après avoir fait la connaissance de ce personnage fort sympathique lors de la sortie de la première saison, c'est donc avec un certain plaisir que nous poursuivons les aventures qui peuvent mener notre homme au milieu de la guérilla d'un groupe extrémiste sud-américain ou simplement dans les montagnes californiennes, après un accident d'avion. Le point commun à chaque fois: réussir une mission tout en sauvant sa peau, mais sans jamais utiliser une seule arme à feu. Derrière la couverture d'une fondation sur la recherche, "The Phoenix Foundation", les missions sont en fait gouvernementales, mais non déclarées comme tel. MacGyver est un agent secret sans en avoir le titre, ce qui est le propre de cette nomination, d'ailleurs.
Cette seconde saison, que nous propose Paramount, est très proche de la première. Je dirais presque qu'on prend les mêmes épisodes et qu'on recommence. À un petit détail près: l'apparition d'un élément qui sera récurrent pour les prochaines saisons: Jack Dalton (Bruce McGill). Cet ancien compagnon d'armes de MacGyver apparaît (ou plutôt réapparaît, car Mac n'avait plus de nouvelles de lui depuis bien des années) et chaque fois, il ne passe pas inaperçu. C'est dans l'épisode "Jack of Lies" que nous faisons connaissance avec lui et surtout avec ses méthodes. Ces dernières ne laissent jamais Mac sur la routine: appartement vidé de tous ses meubles, fausses obsèques, omission volontaire de nombreux détails dans les plans de missions, etc. Malgré tous ces coups pendables, MacGyver consent quand même à aider son ami et, la plupart du temps, à le sortir des situations plutôt embarrassantes dans lesquelles il s'est mis. Quand on dit parfois que les opposés s'attirent, nous en avons un bel exemple avec ces deux êtres assez différents.
Les 22 épisodes présentés ici ont été diffusés pour la première fois entre septembre 1986 et mai 1987 sur le réseau américain ABC. Voici le détail des disques:
Même s'il contient le même nombre de disques que celui de la première saison, ce nouveau coffret est plus mince: en effet, les six disques sont réunis dans seulement trois boîtiers minces, eux-mêmes rangés dans un fourreau de carton moins épais. Il y aura, à terme, sept coffrets à ranger. Comme je l'écrivais précédemment, la qualité de cette deuxième saison sur support numérique est aussi très proche de la première. Les images, au format original plein écran, sont de qualité moyenne, avec du grain apparent, surtout dans les scènes à fort contraste. Les couleurs ont parfois des réglages un peu bizarres, surtout les visages qui sont très roses en éclairage de studio. Nous ferons une remarque toute particulière pour l'épisode "Eagles" où les séquences des aigles en vol ou de l'aile volante ne proviennent absolument pas de la série et ont une qualité inférieure. Mais dans l'ensemble, ce n'est pas moins bon qu'une bonne diffusion télévisée. La piste sonore anglaise mono est assez compréhensible, avec elle aussi quelques baisses d'intensité. Les pages de menu sont statiques et muettes, mais avec une illustration différente selon le disque. Et malheureusement, pour une deuxième fois, il n'y a pas de suppléments. À noter que le chapitrage permet de passer le générique de début, ce qui est positif pour les séries en DVD.
Au hasard des épisodes de cette seconde saison, quelques acteurs "invités" feront partie de la distribution: George Takeï (le célèbre Sulu de Star Trek), Tia Carrere, Richard Hatch (Capitaine Apollo dans Galactica) et encore Robert Pastorelli, pour ne citer que ceux-là. Depuis ma critique de la première saison, je dois malheureusement signaler le décès d'un des acteurs principaux de la série, Dana Elcar (Pete Thornton), survenu en juin 2005 à l'âge de 77 ans. Celui qui avait eu deux rôles différents dans la série (un, Andy Colson, dans le premier épisode, ou le pilote, puis celui de Pete dans le reste des saisons) était très apprécié, car son amitié avec MacGyver était grande, sans parler du respect que les deux personnages avaient l'un pour l'autre. Et cette relation passait à merveille à l'écran.
J'ai fait un drôle de constat en repassant quelques extraits de ce coffret pour finaliser cette critique. J'ai constaté à quel point la musique du générique de cette série a encore des effets plaisants sur moi, vingt ans plus tard. Ce n'est peut-être pas la seule, mais je sais que d'autres, pourtant de séries que j'aime bien, n'ont pas le même impact sur moi. Comme quoi, quelques notes de musique bien agencées peuvent faire une différence.
Je ne sais pas si c'était la difficulté pour les scénaristes ou les producteurs de boucler une saison, mais j'ai souvent remarqué dans certaines séries des années 70 ou 80, la méthode de faire souvent des rappels vers d'autres épisodes déjà diffusés. La plupart des débuts de chaque MacGyver est une narration du personnage qui nous présente la situation en cours ou à venir. Et souvent, des images déjà vues sont utilisées. Ce n'est pas grand-chose, mais ça occupe au moins cinq ou sept minutes. Ce petit détail mis à part, nous avons là une seconde saison qui ne devrait pas décevoir les amateurs de MacGyver, ni ceux qui le découvrent aujourd'hui, même si les effets ou les histoires d'il y a vingt ans ne sont plus tout à fait les mêmes. Dépêchez-vous à regarder ce coffret, car Paramount a, semble-t-il, décidé d'accélérer la cadence de sortie et la troisième saison est déjà annoncée pour les prochaines semaines. Tant mieux, car il est difficile de décrocher avec un personnage aussi sympathique.
| Film | 8 |
| Présentation | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |