MacGyver
The Complete Final Season (Season 7)
Paramount Home Entertainment / CBS DVD

Créateur: Lee David Zlotoff
Année: 1991-1992
Classification: PG
Durée: 665 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Thierry Lacime
5 novembre 2006

On dit toujours qu'il faut savoir s'arrêter au bon moment. Concernant la série "MacGyver", les avis sont partagés sur la nécessité d'avoir fait une septième saison, qui n'est pas complètement à la hauteur des six autres. Amputée du tiers des épisodes qui composaient les saisons précédentes, cette septième et dernière saison n'a pas la même portée que les six précédentes. Mais elle fait tout de même partie de la saga "MacGyver", chère au cœur de nombreux admirateurs qui se feront un plaisir, tout comme moi, de terminer la collection de cette série. Les 14 épisodes qui composent cette dernière saison ont été diffusés sur le réseau américain ABC en majorité de septembre à décembre 1991, les deux derniers épisodes ayant été diffusés en avril et en mai 1992.

Un peu comme notre héros, l'histoire s'épuise. Cette ultime saison nous donne l'impression que les auteurs s'y sont pas mal amusés à écrire des histoires bien loin des sauvetages périlleux ou des attentats avortés longtemps vus dans la série, surtout à ses débuts. Cette fois-ci, notre cher agent spécial va plutôt rester dans un environnement personnel, voire même familial. La Fondation Phoenix est encore là, sous-jacente, mais elle ne semble n'être plus qu'une expression dans le scénario. Certes, Pete Thornton (Dana Elcar), mais les problèmes visuels du personnage (associés à ceux réels de l'acteur Elcar) ne permettent plus vraiment de grandes scènes. Du coup, on a l'impression que notre pauvre MacGyver se cherche. Il le fera d'ailleurs dans le double épisode "Good Knight MacGyver" où, après avoir été heurté par un pot de fleurs tombé d'un balcon, alors qu'il revenait justement de chez le généalogiste pour connaître ses ancêtres, il se retrouvera à l'époque médiévale où il fera la découverte de sa famille et surtout de son aïeul Angus MacGyver, ce qui nous permettra de savoir, pour une des rares fois, que notre héros porte le même prénom, ce que nous ne savions pas depuis le tout premier épisode.

Parmi les autres sujets que l'on retrouve, il y a de plus en plus de sujets environnementaux et sociaux, ce que nous avions déjà eu parfois l'occasion d'aborder dans les saisons précédentes. La jeunesse et les problèmes de gang de rue et de banlieue sont beaucoup plus présents durant ces derniers épisodes. Mais cette septième saison ne nous révèle pas seulement le prénom de MacGyver. Une autre révélation importante nous est faite dans le dernier chapitre de la série "The Stringer", où nous faisons la connaissance de Sean Angus MacGyver, qui n'est autre que le fils de MacGyver. Les dernières images nous montrent le père et le fils s'éloignant sur leurs motos vers de nouvelles aventures, après avoir fait leurs salutations à Pete Thornton. Curieusement, cet épisode, qui est présenté dans ce coffret comme le dernier, et à juste titre puisqu'à la fin, Richard Dean Anderson nous remercie, en voix de commentaire, pour ces sept belles années passées avec son personnage, a en fait été diffusé à l'origine en avant-dernier, soit le 25 avril 1992, près de quatre mois après la fin régulière de diffusion de la série. Même s'il porte le numéro 139, environ un mois plus tard, soit le 21 mai 1992, ABC a présenté le numéro 138, soit "The Mountain of Youth". Cette déroutante diffusion des deux derniers épisodes, plusieurs après la fin régulière et dans le désordre, a dû jeter un certain malaise chez les habitués. Je ne sais pas si le remerciement d'Anderson était bien présent dans l'épisode diffusé le 25 avril. En tout cas, ce coffret rétablit une certaine chronologie plus acceptable et compréhensible.

Paramount termine cette grande série avec un coffret, certes moins épais que les précédents, en raison du nombre d'épisodes, mais en gardant le même style et le même graphisme. Les 14 épisodes sont regroupés sur quatre disques, eux-mêmes rangés dans deux boîtiers minces doubles et glissés dans un fourreau de carton. L'image, au format plein écran, est toujours d'une qualité moyenne, manquant de piqué et de saturation dans les couleurs, surtout lors des scènes extérieures. La piste sonore anglaise Dolby stéréo garde par contre un certain dynamisme, mais le manque de véritables scènes d'actions au cours de cette dernière saison ne lui donne pas des effets d'ambiances formidables. Les pages de menu sont identiques aux précédentes saisons, avec seulement une image du personnage et les titres des épisodes, sans musique ni effet de transition. Et nullement besoin de chercher des suppléments, il n'y en a pas, ce qui est vraiment incompréhensible pour une série qui n'est pas si âgée. Richard Dean Anderson a-t-il souhaité tourner complètement la page sur le rôle qui l'a certainement rendu célèbre?

Toujours quelques acteurs invités, dont Shawn Wayans (de la célèbre famille des comiques Wayans), dans un de ses premiers rôles, Antonio Fargas ("Huggy Bear" de Starsky and Hutch), Della Reese (Touched by an Angel), Bubba Smith (Police Academy), Larry Wilcox (CHIPS) et la regrettée Kathleen Freeman. Et dans les rôles récurrents, retrouvons Cuba Cooding Jr (Billy Colton), Michael Des Barres (Murdoch, l'ennemi qui ne meurt jamais) et Bruce McGill (Jack Dalton).

Voici le détail des disques pour la saison 7 :

Un dernier coffret, mais surtout une dernière saison qui manque un peu de panache malgré deux grandes révélations. Obligatoire pour compléter la série, c'est effectivement une saison qui a légèrement déçu son auditoire, qui se serait attendu à plus de rebondissements pour terminer en beauté. Mais il faut bien dire que la fin n'est pas si mauvaise, puisque déjà il y en a vraiment une et qu'elle s'intègre bien dans la série. On apprécie aussi le petit mot de remerciement d'Anderson à la fin du dernier épisode, ce qui se fait rarement et qui démontre l'importance que cet acteur donne à son public. Merci.


Cotes

Film7
Présentation1
Suppléments-
Vidéo6
Audio6