The Magnificent Seven
Season 1
Sony Pictures Home Entertainment

Réalisateur: Christopher Cain
Année: 1998-1999
Classification: NR
Durée: 447 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Daniel Cyr
27 novembre 2005

Le samedi 3 janvier 1998 à 20 heures, le réseau américain CBS présentait sur ses ondes une nouvelle télésérie western intitulée "The Magnificent Seven". Cette nouvelle tentative de télédiffuser une série western à grande heure d'écoute fut malheureusement un échec et après une seconde saison, elle fut retirée de l'horaire en raison de ses pauvres cotes d'écoute puisqu'à mon avis, l'époque des cow-boys au petit écran est bel et bien révolue. Le public nord-américain d'aujourd'hui préfère des émissions plus près d'eux, là où l'action se déroule au cœur même de leur quotidien.

Le film de 1960 du réalisateur John Sturges: The Magnificent Seven est de nos jours synonyme de légende. Il est considéré par ses pairs comme l'un des plus grands westerns de tous les temps, grâce à un scénario original par William Roberts, Walter Bernstein et Walter Newman qui ont réussi à transposer avec brio l'histoire de Shichinin no samurai (connu sous le titre français "Les sept samouraïs") du légendaire cinéaste japonais Akira Kurosawa, réalisé en 1954. "The Magnificent Seven" fut aussi l'un des rares films à voir ses principaux acteurs pratiquement inconnus à l'époque, tels Steve McQueen, James Coburn, Charles Bronson, Robert Vaughn, Eli Wallach, Horst Buchholz et Brad Dexter, devenir soudainement de grandes vedettes du septième art, à l'exception bien sûr de Yul Brynner qui était déjà une célébrité à ce moment-là.

La télésérie nous fait donc revivre ce groupe d'aventuriers pour notre plus grand bonheur... Les sept mercenaires sont: Chris Larabee (Michael Biehn), le leader du groupe, tireur d'élite hors pair, n'ayant pas froid aux yeux. Il manie fort bien le revolver et s'en sert sans hésitation lorsque la situation l'exige. Nous ne savons que très peu de chose sur lui hormis qu'il fut marié et père d'un jeune garçon, tous les deux morts durant un incendie; Vin Tanner (Eric Close), un sacré bon tireur qui fut chasseur de bisons puis devint par la suite chasseur de primes. Faussement accusé pour un crime qu'il aurait commis dans la ville de Tuscosa au Texas, sa tête est mise à prix pour la somme de cinq cent dollars. Le jeunot J.D. Dunne (Andrews Kakovit) est un drôle de pistolet en provenance de New York, il est jeune, intrépide, gaffeur et sans expérience. Son goût pour l'aventure est plus fort que tout, il est toujours prêt à faire face à l'adversité sans vraiment se préoccuper du danger. Le coquin Buck Wilmington (Dale Midkiff) est un vieil ami de Chris qui aime la bagarre, ce chaud lapin, fort galant cependant est toujours à la recherche d'une nouvelle conquête féminine. Le prêcheur Josiah Sanchez (Ron Perlman) est un ancien prêtre qui semble avoir perdu la foi en Dieu, il n'a aucun remord à tuer lorsqu'il vient en aide aux opprimés. Ezra Standish (Anthony Starke) est joueur de carte invétéré, un tricheur, un menteur et un prétentieux. Il capitalise sur toute situation intéressante et bien sûr la retourne toujours à son avantage afin d'escroquer la naïveté des gens. Ce gentilhomme du Sud malgré ses défauts a néanmoins le sens de la justice et ne se fait pas prier pour aller protéger la veuve et l'orphelin. Le guérisseur Nathan Jackson (Rick Worthy) est un ancien esclave qui manipule extrêmement bien le couteau. Cet ancien brancardier dans l'armée a appris la médecine sur le tas.

Les personnages de Chris et de Vin personnifiés par les comédiens Michael Biehn et Eric Close rendent véritablement respect aux deux acteurs de la version cinématographique. Tout comme Yul Brynner, Michael Biehn est tout vêtu de noir, ne parle pas beaucoup et sort son revolver de son étui lorsque le besoin s'en fait sentir. De son côté, Eric Close redonne vie au personnage de Vin que l'acteur Steve McQueen avait si bien interprété dans la première version. Les producteurs ont décidé de lui faire porter à son ceinturon la célèbre carabine Winchester 1892 tronçonnée de Josh Randall, une sorte de clin d'œil hommage à McQueen et de sa non moins célèbre télésérie Wanted Dead or Alive. Michael Biehn répond tout à fait à nos attentes et donne une performance des plus acceptables. Mais il serait injuste de ma part de ne pas parler aussi des autres artistes qui le secondent et apportent de la magie à ce western haut en couleur. Ils nous touchent profondément dans leur quotidien que ce soit dans des circonstances amusantes ou dramatiques. En aucun moment nous ne pouvons être insensibles à ce qu'ils vivent.

Il serait bon également de vous mentionner deux éléments importants. Tout d'abord que le premier épisode intitulé "Pilot" est ni plus ni moins une sorte de remake du long-métrage de 1960, sauf que cette fois-ci, au lieu de voir de méchants bandits mexicains venir attaquer un pauvre village sans défense, ce sont plutôt des renégats de l'armée Confédérée qui viennent troubler la paix d'un petit village amérindien Séminole. Ensuite, vous verrez dans l'épisode "One Day Out West" l'acteur Robert Vaughn qui, au moment où j'écris ces lignes, est le seul acteur toujours vivant des sept mercenaires originaux. Il apparaît dans la peau d'Oren Travis, un juge itinérant qui doit utiliser nos sept héros afin de faire appliquer la loi dans cette vaste région sauvage de l'Ouest des États-Unis où les bandits et les hors-la-loi agissent à leur guise. À chaque épisode, l'action ne manque pas et l'aventure se termine souvent par une intervention explosive de nos sept mercenaires... Au total, vous retrouverez intégralement dans ce magnifique coffret de deux disques DVD, neuf épisodes qui furent tournées lors de cette première saison:

Pilot / One Day Out West / Working Girls / Safecrackers / Witness / Nemesis / The Collector / Manhunt / Inmate 78.

La photographie de "The Magnificent Seven" est solidement raffinée. La définition est optimale, aucune séquence ne présente un manque de netteté. La colorimétrie dans son ensemble reste constante et aucun excès n'est perceptible. Les couleurs sont étincelantes malgré le fait que l'éclairage intérieur (saloon, chambre, bureau du shérif, l'imprimerie, banque, etc.) soit souvent tamisé. Le rendu des teintes chaudes de la peau est d'un incroyable naturel. Les séquences de nuit sont parfois bleutées et froides, donnant une sensation encore plus dramatique. Les noirs sont très beaux et profonds. Les parties sombres offrent des dégradés subtils et de très grande qualité. Les conversations sont intelligentes, profondes, cyniques et meublées d'humour. Les répliques sont parfois cruelles et savoureuses. Le rythme est maintenu et garde impeccablement l'intérêt du téléspectateur. Il n'y a aucun temps mort, aucune baisse de régime. Les dialogues sont toujours naturels, intelligibles et jamais étouffés par les bruits ambiants. La trame musicale est excellente et c'est fort brillant d'avoir repris le superbe thème du film composé par Elmer Bernstein. Sa musique maintient une atmosphère enjouée et très dynamique. Bref, une superbe aventure musicale et une œuvre majeure dans l'histoire de la musique de film.

En ce qui concerne les suppléments, c'est malheureusement la déception totale, il n'y a rien à se mettre sous la dent. Pourtant, je suis persuadé qu'il existe des documents de cette télésérie chez CBS qui auraient bien meublé ce coffret. "The Magnificent Seven" est une télésérie qui n'a peut-être pas marqué l'histoire de la télévision, mais il n'en demeure pas moins que ce western télévisuel fort bien construit et admirablement bien joué, n'a pas reçu tout l'accueil qu'il aurait dû recevoir. En somme, une télésérie passionnante remplie de rebondissement et d'action qui saura plaire à tous!


Cotes

Film6
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Vidéo5
Audio5