Married... with Children
The Complete Seventh Season
Sony Pictures Home Entertainment

Créateurs: Ron Leavitt, Michael G. Moye
Année: 1992-1993
Classification: PG
Durée: 600 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Thierry Lacime
29 septembre 2007

Si je vous dis 40, vous pensez à quoi? Ce pourrait être le nombre de voleurs dans la célèbre histoire d'Ali Baba. Eh bien non. En fait, ce doit être le quotient intellectuel total des membres de la famille Bundy. Mais non, ce n'est pas méchant, car finalement, je les aime bien, même si parfois, OK, souvent, ils dépassent largement les bornes de la décence. Mais ils sont ainsi. Alors découvrons ensemble ce qui se mijote dans cette septième saison de "Married with Children", que nous propose Sony.

Les 26 épisodes qui composent cette septième saison ont été diffusés à l'origine sur le réseau américain FOX entre septembre 1992 et mai 1993. La saison régulière a été précédée, le 5 septembre, d'un épisode "derrière la caméra" intitulé "Backstage with the Bundys" et elle s'est terminée avec un autre spécial, "A Day in the Life", avec la participation des D'Arcy, les acteurs Ted McGinley et Amanda Bearse. Ces deux épisodes spéciaux ne figurent pas dans ce coffret.

Nouveau venu pour débuter cette saison : le jeune Seven (Shane Sweet), jeune neveu de cinq ans de Peg (Katey Sagal), abandonné par sa famille, personnifiés par l'excellent Bobcat Goldthwait (et son irremplaçable allocution impossible) et la toujours désastreuse Linda Blair, qui aurait vraiment besoin d'un autre exorcisme pour lui donner un jeu plus juste. Peg va voir en Seven l'enfant qu'elle aurait voulu avoir (voir ma critique de la saison six pour mieux comprendre la situation). Elle lui trouvera même un jour d'anniversaire, ne connaissant pas réellement celui du jeune garçon. Le hasard, si l'on peut dire, voudra qu'elle choisisse celui de Al (Ed O'Neil), une des rares choses que le pauvre homme pouvait encore s'approprier dans sa pauvre vie. Peg sera tellement aux petits soins avec ce cher Seven qu'elle ira même jusqu'à le faire soigner, ce qu'elle n'avait jamais fait avec Bud (David Faustino) et Kelly (Christina Applegate). Elle découvrira alors que les soins coûtent chers, obligeant même le pourvoyeur de la maison, Al, à se chercher un second emploi, dans ce cas-ci, serveur torse-nu, ce qui ne le dérangera pas.

Plus tard dans la saison, on ne pourra que consoler ce pauvre Bud, qui se verra dépouiller de sa bourse de 25 000$ par des parents vraiment peu scrupuleux, qui croiront en une erreur de la banque. Le pauvre Bud, qui comptait bien enfin être libéré du joug familial en allant à l'université n'aura d'autres choix que de rester au domicile pour rembourser les excentricités de ses parents, qui sont quand même désolés de leur geste. On verra aussi Kelly se trouver un travail, au grand dam de sa mère pour qui une femme ne doit pas travailler. Parlant de Peg, on la surprendra en train de fantasmer en lisant des aventures de pirates et y voyant son Al de mari en sauveteur viril. On n'évitera pas les nombreuses fraudes administratives des Bundy, les cas de folies passagères, les incursions inopinées des ennuyants voisins, les D'Arcy et les recherches érotiques de ce pauvre Bud. La saison se termine sur une histoire des plus choquantes : Peg se voit offrir une très grosse somme d'argent par une ancienne petite amie de Al pour passer une nuit avec lui.

Une autre saison avec des hauts et des bas. Elle commence bizarrement plutôt vers le bas avec l'arrivée du nouveau personnage qui semble plus ralentir le rythme qu'en donner un nouveau. Il n'apparaîtra plus d'ailleurs à partir des trois quarts de la saison.

Alors que le réalisateur le plus souvent attitré à la série est Gerry Cohen, on remarquera par trois fois le nom d'Amanda Bearse à la barre. Il s'agit tout simplement de notre chère Marcy D'Arcy. Parmi les quelques invités de passage, outre les parents de Seven dont j'ai déjà parlé plus tôt, mentionnons un certain David Boreanaz, alors tout jeune acteur, qui n'avait pas fait ses dents de vampire (Angel) ou d'agent misogyne du FBI (Bones). Dans un autre épisode, Charlene Tilton (Dallas) va même jusqu'à jouer son propre rôle d'animatrice d'info pub, mais à domicile. Les plus joueurs d'entre nous reconnaîtront facilement la désormais indétrônable Vanna White (Wheel of Fortune), qui joue ici celle qui fera la proposition indécente à Peg. Enfin, loin de penser qu'il devra un jour s'occuper de 4400 disparus revenus sur Terre, Joel Gretch fera aussi une apparition.

Sony continue cette série de façon assez régulière, avec un coffret pratiquement identique aux saisons précédentes, si ce n'est les graphismes et les photos qui évoluent avec les personnages. Manie qui semble désormais une marque de commerce de l'éditeur, celle de vouloir faire rentrer le plus de contenu sur un disque. Nous avons ici dix heures qui se retrouvent sur trois disques. Autant prévenir que la lecture sur certains lecteurs, comme ceux d'un ordinateur portable, peut poser de petits problèmes et ne pas être optimale. L'image est correcte, sans être très belle. Les couleurs sont un peu fades, mais les détails sont en général bien précis. La piste sonore anglaise stéréo est elle aussi très acceptable, et on pourra se faire aider d'un sous-titrage pour malentendants si besoin est. Les pages de menus sont fixes et sans musique. Il n'y a aucun supplément, si ce n'est quelques bandes-annonces sur le troisième disque (le moins rempli, heureusement).

Une autre saison divertissante à mettre à l'actif de cette famille que l'on ne voudrait avoir ni comme voisine, ni comme parenté, malgré tout. Les situations sont toujours un peu poussées à l'extrême, avec parfois quelques relents de vérité. "Married with Children" reste certainement une série qui a marqué sa longue décennie et qui, comme je l'ai déjà dit, a du inspirer de nombreux auteurs, dont peut-être ceux de ces chers Bougon. Un fil d'histoires qui peut encore très bien s'adapter à ce début du siècle à des familles qui n'ont pas toujours le haut du panier. Sacré Bundy!


Cotes

Film7
Présentation2
Suppléments-
Vidéo6
Audio6