C'est de septembre 1977 à mars 1978 que la sixième saison de M*A*S*H prit l'antenne aux États-Unis. Nous avions quitté nos amis du camp sur le mariage de Margaret "Hotlips" Houlihan et de son voyage de noces avec son très cher Donald. Leur départ pour Tokyo ne va pas calmer le pauvre Frank Burns, lui qui pensait que Margaret lui était destinée. Bien mal lui en a pris. Il va bien falloir qu'il se fasse une raison.
Lorsqu'une série télévisée s'étend sur plusieurs saisons, il est toujours difficile de garder les mêmes acteurs année après année. M*A*S*H ne faillit pas à la règle, comme nous avons pu nous en rendre compte dans les saisons précédentes. Cette fois-ci, c'est le major Burns qui manque à l'appel. Comme nous aurions pu en douter, les scénaristes ont utilisé son état dépressif après le départ de "Hotlips" pour lui faire faire des bêtises impardonnables à Tokyo pour qu'il se fasse arrêter par la police. Le colonel Potter ne veut plus de lui au 4077. Pearce "Hawkeye" et B.J Hunnicut doivent donc se trouver un nouveau bouc émissaire. Il faut bien avouer que le remplaçant a la tête de l'emploi.
Bienvenue à Charles Emerson Winchester, troisième du nom. Excusez du peu. Déjà dans la présentation, on imagine les entourloupes de nos deux chirurgiens et on en rit d'avance. Il faut bien avouer que cette sixième saison semble prendre du renouveau. Le premier épisode, double, utilise le subterfuge de la perte de Frank Burns (qu'on ne voit jamais même si le colonel Potter lui parle au téléphone) pour nous présenter son remplaçant. Disons plutôt qu'un général mauvais joueur (ou mauvais perdant) va se venger sur un de ses chirurgiens, Charles Winchester, pour répondre à la demande de Potter de lui envoyer le plus vite possible un nouveau médecin. Il ne savait pas où il l'envoyait en fait. Ce fut certainement la meilleure décision qu'il prit, pour lui-même, mais surtout pour notre plaisir. Les attaques de Pearce et Hunnicut ne seront que plus précises puisque Margaret ne sera pas là pour le protéger, comme elle le faisait avec Frank.
Donc, outre un renouveau dans le scénario, on constatera que le duo Pearce (Alan Alda) et B.J. (Mike Farrel) semble par contre plus calme, comme si B.J. se détachait un peu plus des blagues de son acolyte. Le deuxième épisode de la série, "Fallen Idol", écrit et réalisé par Alan Alda lui-même, est d'ailleurs bien plus sérieux que ce qu'on nous habitue. En effet, alors qu'il conseille à Radar d'aller se payer la traite à Tokyo, ce dernier est gravement blessé en sautant sur une mine avec sa Jeep. Lors de sa convalescence, l'idolâtrie qu'il portait à Pearce va jouer un rôle et sa vision de l'homme va changer. De son côté, le chirurgien va se rendre responsable de ce qui arrive à l'homme à tout faire du camp. Un épisode considéré comme un classique par les amateurs.
Ce ne fut pas, par contre, une grande cuvée au regard des prix reçus ni des vedettes invitées. Aucun prix gagné pour cette saison et pratiquement pas de vedettes invitées (ou même de débutants que l'on retrouvera plus tard). Malgré tout, on remarque James Cromwell et Philip Baker Hall. Alan Alda a quant à lui écrit cinq épisodes et en a réalisé quatre parmi ceux-ci.
Côté coffret DVD, à l'image des saisons précédentes, nous avons droit à trois disques regroupant les 24 épisodes. Pas beaucoup de différences non plus quant à la qualité, plutôt ordinaire, de l'image, parfois floue et manquant cruellement de netteté et parfois très correcte et bien saturée. Toujours quatre bandes sonores dont la fameuse anglaise sans les rires rajoutés. On notera la grande différence d'ambiance entre la piste originale et les pistes doublées française et espagnole. Menu statique, mais différent pour chaque épisode (et toujours difficile à voir le choix que l'on fait avec des couleurs trop proches). Pas de suppléments.
Une sixième saison avec du sang neuf. C'est important au bout d'une centaine d'épisodes se déroulant dans un même décor. La transition de nouveau chirurgien se passe à merveille et on rit beaucoup avec Charles Winchester et son attitude hautaine, plutôt incompatible avec la vie d'un tel camp. Encore un bon moment de plaisir à passer.
| Film | 7 |
| Menu | 4 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |