Avocats, policiers, soldats : les trois thèmes centraux de la télévision américaine des années soixante-dix à quatre-vingt-dix (et plus encore!). La série Matlock qui prit l'affiche sur nos petits écrans de 1986 à 1995 est un exemple parmi tant d'autres de cette Sainte trinité. Son personnage central, Benjamin "Ben" Matlock (Andy Griffith) est un avocat d'Atlanta qui possède, avec sa fille Charlene (Linda Purl) , son propre cabinet. Chaque épisode voit Matlock accepter de défendre un cas qui semble perdu et suite à ses enquêtes pré-procès, réussir à gagner sa cause en cour, devant le jury, dans les dernières minutes de l'épisode.
Que ce soit pour innocenter une stripteaseuse accusée d'avoir tué son ex-mari, pour défendre un jeune garçon d'avoir assassiné sa maîtresse ou encore blanchir un jeune soldat qu'on croit coupable du meurtre de son officier, Matlock est toujours présent pour défendre les innocents et accessoirement pour trouver le vrai coupable là où la police a échouée! Aidé de sa fouineuse de fille et d'un détective privé ridiculement maladroit (ce rôle de faire-valoir échut pour les trois premières saisons à Kene Holliday qui fut ensuite renvoyé de la série pour problèmes de drogues), le bon avocat de la défense gagne toujours ses causes de justesse, souvent durant l'interrogatoire d'un des témoins lors du procès.
Bien qu'il n'y ait rien d'exceptionnel au format de l'émission, cette série dura neuf saisons à la télévision américaine. Elle se permit même le luxe exceptionnel de changer de réseau de diffusion, passant en 1992 de NBC à ABC pour les trois dernières saisons. Du rarement vu dans le milieu de la télévision américaine où chaque station de télé garde jalousement ses idées et ses concepts, préférant souvent enterrer un projet populaire dont ils ne veulent plus à le voir revivre chez un compétiteur.
Dans le cas de Matlock, peut-être était-ce la popularité déjà établie de l'humoriste Andy Griffith (The Andy Griffith Show) jouant le rôle principal, ou son petit côté baveux et rigolo qui donna sa crédibilité à l'émission et lui permit ainsi de survivre pendant dix ans. Ou bien le fait que les histoires soient toujours bien ficelées (quoique les solutions soient souvent évidentes), ou encore la fascination insatiable des téléspectateurs pour les meurtres et les palais de justice, qui sait? Toujours est-il que ce fut, avec L.A. Law l'une des séries d'avocats les plus populaires du vingtième siècle.
Au niveau de la qualité vidéo, cette première saison laisse un peu à désirer. Passablement de problèmes apparaissent périodiquement dans les bandes-vidéo originales. Certains épisodes ont des lignes fréquentes en haut (comme quand les têtes vidéo de votre lecteur VHS sont mal alignées), résultant d'un ruban maître abîmé. La majorité des épisodes ont aussi un grain déplaisant, en plus d'avoir des couleurs manquant d'énergie. Sinon la définition est bonne et les contours assez nets. Au niveau audio, la situation est légèrement meilleure. On retrouve ici un son assez rond et bien chaleureux, une bonne balance des fréquences et un bon nettoyage des bandes originales. Le seul défaut perceptible serait une propension à exagérer un peu sur les basses fréquences dans les séquences tournées en studio. Il n'y a pas de suppléments sur ce coffret.
| Film | 7 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 8 |