Voici venu enfin le septième et dernier coffret de la série d'espionnage "Mission: Imposible". Jim Phelps (Peter Graves) et sa bande d'agents spéciaux s'apprêtent donc à faire un dernier tour de piste avant de tirer leur révérence. Il s'agit donc ici des derniers vingt-deux épisodes pour l'équipe de l'IMF, diffusés en 1972 et 1973. Dernière saison de la série originale puisque l'émission connut une brève résurrection pour deux années en 1988 puis un trio de films avec Tom Cruise par la suite.
Mais il s'agit ici bel et bien de l'article original. Mais après bref visionnement de quelques épisodes, on s'aperçoit que les dernières saisons de l'émission, particulièrement cette septième, n'ont pas le charme des premières années alors que le duo Martin Landau-Barbara Bain était partie prenante de l'équipe de super agents. On tenta de les remplacer par des personnages compétents qui s'avéraient avoir souvent les mêmes talents (comme Sam Elliott ou Leonard Nimoy), mais la magie semble avoir disparu avec le couple d'acteurs. On reste toutefois avec une série tout à fait correcte basée sur une formule efficace. Les trois personnages centraux (Graves, Greg Morris et Peter Lupus) sont de retour avec la jolie Casey (Linda Day George) reprenant son rôle débuté lors de la saison six. Malheureusement, une grossesse ne lui permettra pas de compléter la saison et Barbara Anderson devra la remplacer pour plusieurs épisodes.
Sinon, le format reste le même que pour les années précédentes, avec un seul détail majeur, soit l'implication physique de Phelps dans toutes les missions. Lui qui n'avait que le rôle de planificateur et de coordonnateur les années précédentes se retrouve à travailler sur le terrain et à jouer un rôle primordial dans chaque épisode. Signe de la popularité du personnage et preuve de la nécessité de l'utiliser au maximum pour tenter de sauver les meubles. La même tendance commencée lors de la saison cinq, à savoir que les missions sont désormais effectuées sur le territoire américain exclusivement, se poursuit. Fini donc les dictateurs à renverser, les révolutions à empêcher ou les brigands étrangers à arrêter. L'IMF se concentre une fois de plus sur les mécréants qui semblent pulluler en sol américain. Voleurs, tueurs, traîtres, maîtres-chanteurs, tout le monde tremble devant Phelps et sa bande. Comme d'habitude quoi!
Bref, une bonne série incluant plusieurs éléments qui sont devenus des moments classiques de télévision comme la musique de générique ou l'autodestruction de la cassette après cinq secondes, mais qui commençait sérieusement à avoir fait le tour et qui s'essoufflait de plus en plus. Heureusement qu'on a su arrêter le tout avant que ça se gâche vraiment...
La qualité vidéo de ces épisodes est plutôt bonne. Des couleurs bien reproduites, des contours clairs, des contrastes bien balancés et une image généralement excellente. Les rares séquences extérieures sont claires et bien contrastées, contrairement à ce qu'on retrouve dans les séries modernes tournées en vidéo. Le grain de la pellicule est plus que tolérable et la texture du support argentique permet une image plus chaleureuse. Pour l'audio, bien qu'on ait fait un beau travail de restauration, quelques petits défauts du son de l'époque persistent. Notamment un manque de profondeur dans les dialogues et une légère tendance à atténuer les fréquences des extrémités au profit des médianes. De plus, un léger manque de clarté et de profondeur dans les nombreuses séquences de studio nuit aussi à la qualité totale. Mais sinon tout est beau. Il n'y a pas de supplément sur ce coffret.
| Film | 7 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |