Nous voici donc arrivés à mi-course avec l'attachante Jessica Fletcher (Angela Lansbury). Déjà la sixième saison qui nous est offerte par Universal. Une saison un peu particulière, comme je vais vous l'expliquer un peu plus loin. Les 22 épisodes qui composent cette saison furent diffusés pour la première fois sur le réseau américain CBS entre septembre 1989 et mai 1990, avec parfois jusqu'à un mois d'écart entre deux épisodes. Il faut dire que la diffusion a commencé environ un mois plus tôt que d'habitude.
Il semble qu'à l'époque, l'actrice Angela Lansbury avait fait savoir à la production que la cadence de tournage l'affectait. Il fut donc décidé d'étirer la diffusion pour permettre plus de temps entre deux tournages. De plus, cette sixième saison n'est pas à 100% du Jessica Fletcher, loin de là. En effet, un peu plus du tiers des épisodes n'implique pas la romancière en tant qu'héroïne principale (neuf épisodes sur 22). Le personnage n'intervient qu'au début et au cours de la diffusion pour introduire l'histoire et venir rappeler qu'on regarde bien un épisode de "Murder, She Wrote". Ces épisodes "spéciaux" n'en sont pas moins intéressants, avec de solides histoires de meurtres à résoudre, mais les accrocs à "J.F" peuvent avoir un peu de déception.
La saison commence avec une excursion grecque pour notre romancière détective, alors qu'elle se trouve malgré elle, embarquée dans une aventure impliquant un ami anglais, Michael Hagarty (Len Cariou), travaillant pour les services secrets. Elle acceptera même pour l'occasion de devenir, l'espace d'une soirée, sa femme! On retrouvera d'ailleurs le personnage d'Haggerty dans le dernier épisode de la saison (sans Jessica Fletcher), cette fois-ci en Sicile (enfin, dans le texte, car le décor fait plus penser à du carton-pâte décoré). Notons dans ces deux épisodes la présence de Ian Ogilvy (Return of The Saint) qui interprète deux personnages différents, mais avec le même nom de famille (Baines). Ogilvy reviendra à d'autres reprises au cours des autres saisons, tout comme Len Cariou, toujours en tant que Michael Hagarty.
Tout au long de la saison, les histoires se déplaceront de Cabot Cove, dans le Maine, à d'autres lieux des États-Unis et du monde. Après la Grèce et la Sicile, dont j'ai déjà parlé, nous allons nous déplacer à Los Angeles, où Jessica devra résoudre un meurtre impliquant sa nièce Victoria, mais aussi en Jamaïque avec des sorciers vaudou qui ne seront pas très gentils ou encore au Texas, où un mariage se transformera plutôt en enterrement. Parlant d'acteurs, il y en a toujours beaucoup de passage dans "Murder, She Wrote". Et cette saison ne désemplit pas. Voici une liste des principaux acteurs invités que l'on va rencontrer au fil des épisodes: Elliot Gould, Robert Vaughn, Paul Gleason, John Rhys-Davis, Jerry Stiller, Gene Barry, Keir Dullea (2001: A Space Odyssey), Jonathan Brandis, Barry Van Dyke, Brenda Vaccaro, Bruce Kirby et Pat Hingle, pour ne nommer que ceux-là.
Poursuivant l'esthétisme des précédentes saisons, nous avons une nouvelle fois cinq disques rangés dans trois boîtiers de type Amaray, deux doubles et un simple. Ils sont eux-mêmes disposés dans un fourreau de carton léger imitant du cuir de reliure de livre. À noter que la sérigraphie des disques reprend aussi cette imitation cuir, avec même un peu plus de ressemblance. Les épisodes sont au format plein écran avec une qualité d'image passable dans l'ensemble, ce qui change là aussi un peu des saisons précédentes. On y remarque en effet régulièrement des artéfacts, de la poussière et un contraste moyen. Mais cela reste malgré tout relativement acceptable. La piste sonore anglaise est très compréhensible et ne requiert pas de grands ajustements. La page de menu principale reprend l'image du coffret, elle est statique, mais accompagnée par le thème musical de la série. Les pages secondaires sont statiques et muettes.
Universal continuant sur une bonne lancée (qu'il faudrait élargir à d'autres séries, mais j'ai l'impression de me répéter), nous trouvons en guise de suppléments la suite du documentaire débuté dans la saison précédente, intitulé cette fois-ci "Recipe for a Hit", comprenant des entretiens avec Angela Lansbury et d'autres membres de la série et de l'équipe de production, tels que William Link et Tom Sawyer. Malgré une durée plutôt courte (à peine dix minutes), on apprécie toujours de retrouver ainsi des acteurs qui donnent leurs commentaires sur la série qu'ils ont tournée. Angela Lansbury se rappelle la façon dont le public la voyait et l'appréciait. Elle revient aussi sur le départ de Tom Bosley et l'arrivée de Ron Masak. Je rappelle que ces entretiens ont été réalisés récemment pour ces éditions DVD.
Voici le détail du contenu des disques de cette sixième saison:
Une saison un peu déroutante, il faut bien l'avouer. Avec neuf épisodes sur 22 où le personnage de Jessica Fletcher n'est pas l'héroïne, on se sent un peu démunis, surtout quand elle n'est même pas là pour les derniers épisodes de la saison. Disons qu'on a un peu peur pour la suite. Pourtant, elle est bien là pour nous rappeler que l'histoire vient bien d'elle, de son passé, de ses connaissances. On raconte aussi que ce fut un moment de réflexion pour CBS et l'équipe de la série. Mais on décida de continuer et de revenir à plus de régularité. On le vérifiera dès la septième saison qui devrait nous arriver dans quelques mois. D'ici là, on reste malgré tout fidèles à la meilleure des détectives en herbe.
| Film | 8 |
| Présentation | 2 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |