À la fin de la première saison, Nikita (Peta Wilson) avait réussi à s'échapper de la Section One qui la croyait alors morte, et s'était refaite une vie rangée en tant que serveuse dans un restaurant. Toutefois, elle sera capturée par le groupe 'Freedom League', qui l'utilisera comme appât pour tendre un piège à la Section One. Alors que Michael (Roy Dupuis) sera envoyé en mission à l'intérieur des prémisses où Nikita est détenue, celle-ci parviendra à se libérer et sauvera à vie de Michael. Ils passeront la nuit ensemble sur un bateau abandonné, mais Nikita se verra forcée le lendemain, de reprendre les rangs au sein de la Section One et de regagner la confiance de Madeleine (Alberta Watson) et Operations (Eugene Robert Glazer). Pour ne pas éveiller leurs soupçons, elle fera semblant d'avoir été prise prisonnière durant sa période d'absence.
La deuxième saison est toute aussi remplie de rebondissements, alors qu'épisode après épisode, Nikita et Michael risqueront leur vie pour mener à terme chacune de leurs missions. Encore une fois, ce que j'ai beaucoup apprécié des personnages c'est la manière dont chacun d'entre eux a ses petits secrets infiniment enfouis qui ne sont dévoilés qu'au compte goutte. Dans cette saison, plusieurs moments dans différents épisodes nous montreront des moments d'intimité entre Operations et Madeleine, qui derrière leur air froid, cachent ses sentiments l'un pour l'autre (du moins dans le cas d'Operations). Madeleine elle, sera ébranlée lors du décès de sa mère, mais n'exprimera pas autant de sentiments lorsqu'elle apprendra que Charles, son mari disparu depuis neuf ans, refera surface: c'est avec son même sang-froid habituel qu'elle lui enlèvera la vie, justifié par le fait que ce dernier ne pouvait simplement réintégrer la Section One où il était autrefois un agent. Nos sympathiques Walter et Birkoff rencontreront l'amour au sein de l'agence, mais qui ne sera que de courte durée puisqu'on sait que la Section ne tolère guère les relations amoureuses ni entre agents, ni vers des personnes à l'extérieur: Nikita et Michael en sont bien la preuve vivante. Un des épisodes que j'ai particulièrement trouvé cocasse est celui où un ordinateur technologique est 'capturé', ramené à la Section One pour être enquêté et interrogé. Ce dernier, particulièrement évolué, est capable de communiquer et a un système de reconnaissance vocale qui lui permettent de lire les différentes émotions des personnes présentes dans la salle et donnera pas mal de fil à retordre à l'équipe. Madeleine ne réalisera pas qu'elle fait face à une machine lorsqu'elle ordonnera à Walter et Birkoff de le démonter, pièce par pièce, après avoir été incapable de lui arracher ses secrets.
Michael était un peu moins présent cette saison, même si sa relation avec Nikita a connu un sommet culminant dès le début de la série pour ensuite retomber à un point mort: on voit bien qu'il subsiste encore quelque chose d'inachevé entre eux deux. Les deux derniers épisodes de la série jouent également un rôle important puisque Nikita sera approchée par Adrian, la fondatrice de la Section One, pour l'aider à mener à terme son projet de détruire l'agence à l'aide d'un fichier contenant des informations top secret. Michael tentera de la convaincre de le laisser l'aider, mais face à son refus, il se verra forcé de les kidnapper et de les ramener à la Section. Nikita devra alors faire face au choix le plus difficile de sa vie: détruire la Section et signer la mort de Michael ainsi que tous les autres agents par le fait même, ou poursuivre cette vie de prisonnière au sein de la Section.
Au niveau des suppléments, Joel Surnow et Michael Loceff commentent le premier ('Hard Landing') et le dernier épisode de la saison ('End Game'); Jon Cassar, le réalisateur de la série, nous glisse aussi quelques mots dans la première piste de commentaires. Celles-ci sont très accessibles et ils y vont de nombreux commentaires sur la création de la Section One et de la manière dont la personnalité de chaque personnage a été construite. Nous avons également droit à des scènes supprimées, qui sont présentes sur chaque disque correspondant à l'épisode: chacune d'entre elles est accompagnée d'une courte introduction de la part de Jon Cassar. Finalement, le dernier supplément est une série de 'bloopers' qui dure seulement quelques minutes.
Les 22 épisodes de cette deuxième saison sont divisés ainsi sur six disques:
L'aspect technique s'améliore un peu par rapport à la première saison: les couleurs sont mieux balancées, et il y a un peu moins de poussières et de grains, mais c'est encore perceptible. C'est nettement plus satisfaisant du côté audio où encore une fois malgré une piste stéréo, la musique, les dialogues nous imprègnent bien de l'ambiance et les basses se font très appréciables pour les effets spéciaux. À noter toutefois qu'il y a eu des problèmes avec l'obtention des droits reliés à une des chansons présentes sur ce coffret et qu'il a fallu que Warner récupère tous les coffrets qui avaient été envoyés aux détaillants pour la vente, remplace le disque et ressorte le coffret à nouveau puisqu'ils n'ont pas obtenu la licence pour la chanson en question. Les menus sont encore très statiques par contre et gagneraient à être plus attirants pour l'oeil.
Cette deuxième saison en somme développe encore davantage ses personnages et pour les fans des séries actuelles comme Alias ou 24, vous y reconnaîtrez plusieurs éléments de ressemblance dont "La Femme Nikita" a été le précurseur. La qualité technique pour une série de cette envergure pourrait définitivement être améliorée toutefois!
| Film | 8 |
| Menu | 3 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 7 |