À Orange County, dans la petite communauté de Newport Beach plus précisément, tout le monde mène une vie de rêve. Du moins, en apparence: nous avons deux familles au cœur de la série, celle des Cohen et des Cooper, dont la vie sera chamboulée avec l'arrivée de Ryan Atwood (Benjamin McKenzie). Ce dernier vient d'une famille beaucoup moins aisée, et se fait arrêter après avoir tenté de voler une voiture avec son frère aîné. Des accusations sont portées contre lui et c'est en prison qu'il fera la rencontre de Sandy Cohen (Peter Gallagher), un fervent défenseur du public qui croit que tous méritent une deuxième chance. Il réussit à le sortir de prison, mais Ryan n'ayant nulle part où aller, Cohen le prendra sous son aile et le ramènera chez lui. Ce séjour d'abord temporaire, permettra à Ryan de faire connaissance avec sa nouvelle famille d'accueil: Kirsten Cohen (Kelly Rowan), la femme de Sandy, et leur fils Seth (Adam Brody). Il se liera également avec Marissa Cooper (Mischa Barton), la voisine d'à côté, fille de Julie et Jimmy Cooper.
On a des images paradisiaques de la plage, de belles grandes demeures, des ados qui roulent dans des voitures de l'année, mais tout n'est pas aussi rose à Newport Beach. Chacun a son lot de problèmes à gérer et on constate assez rapidement que la richesse n'apporte guère le bonheur. Sandy et Kirsten forment un couple uni, dont les principaux sujets de mésentente concernent le père de Kirsten, qui s'avère également être son patron. Seth lui, éprouve des problèmes à se faire accepter à l'école. Il a peu d'amis et encore moins, une petite amie. Avec l'arrivée de Ryan dans le décor, Seth se retrouvera avec deux copines plutôt qu'une. Du côté des Cooper, c'est carrément le désastre: le père de Marissa se retrouve dans le milieu d'une enquête pour fraude et le seul moyen pour lui de ne pas finir en prison est de lâcher son emploi et rembourser ce qu'il a ‘emprunté'. Cette petite bévue lui coûtera sa réputation, sa fortune et son mariage. La situation est intolérable pour Marissa qui noiera son chagrin dans l'alcool: lorsqu'elle surprend son petit ami dans les bras d'une autre, c'est la goutte qui fera déborder le vase, la menant vers une tentative de suicide. Heureusement, elle aura Ryan pour la consoler, qui tente à son tour de se faire accepter par les gens de Newport Beach.
"The O.C." donne l'impression d'être une autre de ces séries insipides sur des jeunes issus de famille de riches qui n'ont d'autres préoccupations qu'eux-mêmes, mais ce n'est guère le cas. Non seulement l'émission porte-t-elle sur des problèmes que peut vivre tout adolescent, mais on constate aussi la part importante qu'occupent les adultes de cette série. Les rôles sont très bien interprétés, et les personnages sont tous aussi attachants les uns que les autres. Elle cible certainement un public plus adolescent, abordant les sujets du sexe, de l'alcool et de l'amour, mais c'est une série tout de même très intéressante, avec d'excellents dialogues. On y retrouve de tout, de l'action, de la comédie, du dramatique, ainsi que beaucoup de filles en bikini pour la gent masculine!
Du côté des suppléments, c'est assez garni. On retrouve une série de scènes retranchées, avec l'option d'écouter les commentaires du créateur Josh Schwartz. Ce dernier, en duo avec la productrice Stephanie Savage, nous dévoile plusieurs informations sur les personnages, les acteurs et la production dans la piste de commentaires de l'épisode pilote de la série. On constate toutefois des moments plus redondants dans leurs commentaires, entre autres lorsqu'ils ne savent plus quoi dire, ils se contentent vers la fin d'expliquer ce qui se passe dans les scènes de l'épisode. Sur le septième disque, on retrouve trois documentaires intitulés "Casting The O.C.", "The Music Of The O.C." et "The Real O.C.", qui nous en apprennent un peu plus sur la sélection des acteurs de la série et sur le choix de la musique à travers des entrevues avec l'équipe de tournage et de production. Le dernier documentaire toutefois, laisse un peu à désirer alors que le producteur McG rencontre des jeunes venant réellement de Orange County: le contenu est dénudé d'intérêt, avec McG qui essaie d'avoir l'air "cool", et les jeunes du secondaire qui tentent d'avoir l'air de mener une belle vie. Pour conclure, on nous offre un avant-goût de ce que les acteurs voudraient qu'il se passe dans la deuxième saison - rien de concret toutefois.
Au niveau technique, la série est présentée dans un format plein écran, alors qu'il est indiqué sur le boîtier que la série est dans son format original. La première saison fut toutefois diffusée à la télévision par Fox dans un ratio de 16:9. L'image est tout de même très belle, les couleurs sont très claires malgré certaines scènes plus granuleuses. Au niveau du son, la piste audio est claire et allie bien les dialogues et la musique.
Les 27 épisodes de la première saison, divisés sur 7 disques, s'intitulent comme suit:
En bout de ligne, je pense que "The O.C." offre de solides performances et la série pourrait plaire à plusieurs, mais elle se destine définitivement plus à un public adolescent. Plus convaincante que d'autres séries comme Dawson's Creek ou One Tree Hill, elle a toutefois besoin de beaucoup d'action et de péripéties pour garder le spectateur intéressé. Les personnages sont interprétés avec profondeur et nous verrons si les prochaines saisons seront à la hauteur de ces derniers.
| Film | 8 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |