L'écrivain Erle Stanley Gardner connut un énorme succès avec ses romans Perry Mason. Sur le seul territoire américain, l'écrivain a vendu plus de 100 millions de livres. Il était donc tout naturel qu'il veuille donner vie à son personnage. Dans les années 30, Gardner se tourne d'abord vers le cinéma et son héros est porté six fois sur le grand écran. C'est l'échec! Il se dirige alors vers la radio et transforme les aventures de Perry Mason en feuilletons radiophoniques. Diffusés sur le réseau CBS à partir du 18 octobre 1943, à raison de cinq jours par semaine pendant quinze minutes, ils remporteront un vif succès pendant les douze années de leur diffusion.
En 1955, Gardner reçoit plusieurs offres alléchantes de la télévision, ce qui le décide à porter son héros sur le petit écran. Ce sera l'acteur d'origine canadienne, Raymond Burr qui va incarner le légendaire criminaliste. Notre héros revient une fois de plus défendre les causes indéfendables dans le coffret intitulé "Perry Mason : Season2 - Volume 2". Ce brillant avocat de Los Angeles, renommé pour ses méthodes novatrices et qui ne perd jamais une cause, est le chien de garde de la vérité; sa perspicacité et sa ténacité à chacune de ses enquêtes, le conduit à tout coup, non seulement à faire disculper son client, mais aussi à trouver le véritable coupable. Bien sûr, Perry Mason, véritable défenseur de la veuve et de l'orphelin, n'est pas seul dans cette belle aventure. Il a deux excellents alliés pour l'aider à accomplir sa mission. Il peut compter à tout instant sur la compétence et l'intelligence de sa fidèle et jolie secrétaire Della Street (Barbara Hale) et du détective privé Paul Drake (William Hopper) un grand gaillard désabusé, travaillant très souvent pour Mason, appréciant se vautrer dans l'un des fauteuils du bureau de l'avocat. Il risque à plusieurs reprises de perdre sa licence de détective, à cause des méthodes à la limite de la légalité de son employeur. À eux trois, ils sont d'une efficacité inimaginable. Par rapport aux romans, le personnage télévisé de Mason a de bonnes similitudes au niveau physique (Gardner décrit Mason comme un grand gaillard, large d'épaules, au regard puissant), toutefois sur le plan personnel il y a une grosse différence : dans les romans, la relation Perry - Della est sans équivoque, ils sont amants, mais dans la série, ils sont seulement amis.
Pour compléter le tableau des protagonistes, on ne peut passer sous silence le redoutable procureur de la couronne, Hamilton Burger (William Talman) qui met avec un malin plaisir de solides embûches au travail de Mason. Heureusement, il finit toujours par perdre le dernier round contre un Perry Mason perfectionniste du moindre détail et perpétuellement aux aguets des pièges de Burger. Notre fameux avocat décortique morceau par morceau, le dossier du lieutenant de police Arthur Tragg (Ray Collins) de la brigade criminelle, qui enquête souvent sur les meurtres dont Mason s'occupe, lorsque ce n'est pas lui qui découvre le cadavre. Le lieutenant Tragg est constamment surpris par le flair de Perry Mason et surtout par sa façon d'analyser minutieusement la situation. Cette vieille télésérie américaine fut à son époque l'une des plus appréciées des téléspectateurs, mais fut aussi très critiquée par les districts attorneys et les avocats qui la jugeaient peu réaliste et surtout, qui donnaient des idées fausses au public de ce qui se déroule réellement lors d'un procès au criminel.
Comme je le disais dans une précédente critique... ingénieuse et bien construite, ce qui diffère Perry Mason d'avec les autres séries du même genre, se situe au niveau de l'enquête proprement dite, puisque chaque épisode est présenté ici comme un énorme puzzle où notre avocat doit trouver, avec l'aide de ses compères, les pièces manquantes pour ensuite les remettre soigneusement au bon endroit.
Perry Mason nous fait donc suivre pas à pas son enquête, nous livre tous les éléments, au fil des conversations avec sa secrétaire et nous conduit jusqu'au procès où il se charge de régler le problème de façon souvent singulière, mais toujours plausible. Une fois au tribunal, notre valeureux défenseur mène le bal... Il déploie tout son talent pour que la vérité triomphe. Usant avec doigté de questions tantôt judicieuses, tantôt insolites qu'il pose aux différentes personnes impliquées dans la cause qu'il défend, apportant des indices parfois surprenants, il tisse méticuleusement sa toile d'araignée autour du vrai coupable.
Dès l'introduction qui a changé un tantinet, la musique très jazzy de Fred Steiner est toujours aussi sombre et extrêmement tendue. Au niveau de l'image, on peut percevoir parfois un très léger fourmillement dans les noirs, mais de façon générale ils sont extrêmement profonds et solides, tandis que les blancs sont éclatants à souhait. Les dégradés de gris rendent bien toutes les nuances. Les textures sont réalistes, les moindres détails sont visibles et la netteté est presque irréprochable. Quant au contraste, il est tout simplement parfait. Les épisodes du coffret "Perry Mason : Season 2- Volume 2" sont proposés en format audio monophonique typiques des éditions télévisées des années cinquante. On note une harmonie sonore très convenable, sans aucune distorsion, rendant les dialogues toujours parfaitement nets et intelligibles. Les 15 épisodes du coffret de quatre disques DVD présentés originalement à la télévision américaine entre le 7 février et le 27 juin 1959 sont étalés comme suit :
Plusieurs grandes vedettes apparaîtront au cours de cette deuxième saison dont notamment Hugh Marlowe, Jean Willis, Frankie Laine, John G. Agar, Dick Foran, Ann Rutherford, R.G. Armstrong et Nancy Kulp.Si vous avez aimé les trois premiers volumes, le quatrième boîtier saura tout autant vous séduire et vous attendrez tout comme moi avec impatience, la sortie sur DVD de la troisième saison de cette télésérie peu ordinaire.
| Film | 7 |
| Présentation | 2 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 4 |