Profiler
Season One / Season Two
A&E Home Video / NBC Home

Réalisateur:
Année: 1996 / 1997
Classification: NR
Durée: 1050 / 940 minutes
Ratio: 1.33:1 (4x3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 144
Nombre de disques: 6 (DVD-9) / 6 (DVD-9)

La saison 1 est disponible chez: Amazon.ca
La saison 2 est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
28 janvier 2004

Les séries policières qui sortent un peu de l'ordinaire font leur place au petit écran depuis quelques années. Les enquêtes ont évolué, et les hommes qui s'en occupent aussi. De nouvelles méthodes sont mises de l'avant comme avec CSI ou encore la série Monk. Les policiers ne sont plus des êtres taciturnes à l'air bougon, mais de plus en plus des intellectuels ou des scientifiques qui abordent leurs dossiers de manière rationnelle et logique, n'hésitant pas à faire intervenir des éléments extérieurs, longtemps réputés comme fantaisistes ou sans réelles raisons fondées. Les techniques policières pour résoudre les crimes commis évoluent donc rapidement et utilisent des méthodes scientifiques de plus en plus poussées. Mais il y aura toujours le facteur humain, tant que ce seront des hommes qui perpétueront ces crimes. On a depuis longtemps évalué que le cerveau possède des immenses pouvoirs et n'est utilisé en moyenne qu'à 15 ou 20% de son potentiel. Il en résulte une multitude de schémas différents dans les agissements que chacun de nous peut avoir. Malgré tout, ces schémas reflètent à chaque fois une personnalité qui peut devenir unique et identifier de façon directe son possesseur.

"Profiler" est une série qui reprend le travail de certains membres du FBI, mais en y ajoutant un aspect plus "science-fiction" et en donnant à l'héroïne, Samantha Waters (Ally Walker) des pouvoirs psychiques, que les vrais agents ne semblent pas, à tout le moins, posséder. D'ailleurs, la série, qui a débuté en 1997, apparaît presque en même temps où les vrais "profilers" sont officiellement rendus publics, comme l'explique le documentaire en suppléments de la première saison. Ils existent de façon "officieuse" depuis environ une vingtaine d'années. Ce sont des agents fédéraux (américains dans notre cas) qui ont épluché des dizaines et des dizaines de meurtres résolus afin de dégager les tendances des meurtriers, leurs coutumes, leurs habitudes, leurs manies afin d'en dresser des personnalités types. Ainsi, lorsque d'autres crimes sont commis, et en se basant sur des éléments aussi simples que les lieux, la façon de s'exprimer du criminel (lors d'une demande de rançon par exemple), la façon dont les corps sont retrouvés, etc., ces agents spéciaux, psychologues et doués de réflexions déductives extraordinaires, vont être capables de déterminer le profil exact du tueur et permettre ainsi de le retrouver parmi les suspects potentiels. Ils ne découvrent pas directement l'auteur, mais aident à son identification. Ceci est la définition qui nous est donnée des "profilers" utilisés par le FBI et qui nous sont présentés dans l'émission "American Justice" (A&E), proposée en supplément de la première saison.

Ici, le docteur Samantha Waters travaille pour une unité indépendante, le VCTF ou "Violent Crimes Tasks Force". Cette unité est souvent appelée à travailler avec des organismes qui luttent contre le crime. Sam est alors devenue "profiler" pour le FBI, puis elle s'est retirée du monde policier après que son mari fut assassiné par un certain "Jack", mystérieux tueur en série activement recherché. Ce dernier n'a de reste d'ailleurs que de harceler Sam qui est devenue une véritable obsession pour lui quand elle s'est approchée trop près de son identité. Alors qu'elle essaye d'oublier tout ça, perdue dans la campagne, Bailey (Robert Davi) essaie de la convaincre de reprendre du service, car on a besoin d'elle. Ainsi, le déroulement de chaque épisode est un va-et-vient entre le travail de Sam dans chaque enquête présentée (en général, une par épisode) et sa hantise de la mort de son mari et de la présence, quelque part, de Jack. D'ailleurs, ce dernier est constamment présent et revient toujours déranger Sam, mais aussi et surtout sa fille Chloé et son amie Angel.

La série "Profiler" a donc débuté sur NBC en 1997 et a duré quatre saisons, jusqu'en 2000. Nous aurons sûrement l'occasion d'en reparler ici, mais cette série a été l'œuvre d'un mélange de séries, un peu à l'image de CSI: Las Vegas et de CSI: Miami qui se sont mêlés lors de la deuxième saison du premier. Ici, un épisode de la quatrième saison de The Pretender, une autre excellente série de NBC, débutera dans ce titre, mais se conclura au même moment dans "Profiler".

Contenu de la première:

Contenu de la deuxième saison:

Pour une simple raison de droit d'auteur, un épisode de la saison 1 ne fait pas partie du coffret. Il s'agit du quatrième épisode "I'll be watching you". La raison invoquée serait qu'une chanson du groupe Police serait jouée trop souvent. Il en résulte un passage brutal vers le cinquième épisode, puisqu'il y a une certaine continuité entre ces derniers. Mais rien de dommageable malgré tout. Juste surprenant et un peu triste. Comme c'est souvent le cas, le dernier épisode de la première saison est le théâtre d'un spectaculaire final, orchestré par Jack bien entendu, final qui trouvera son dénouement dans le premier épisode de la deuxième saison.

Comme c'est souvent le cas dans de longues séries, on voit apparaître des artistes invités au gré de la saison, comme A. Martinez qui fera le lien de la fin de la saison 1 au début de la saison 2 ou encore Louise Fletcher, dans le rôle de la mère de Jack, le regretté James Coburn et Max Von Sydow, pour ne citer que ceux-là. La réalisation aussi a vu défiler bon nombre de personnages. Retenons le nom de Lewis Teague, qui a réalisé Jewel of The Nile et aussi Navy Seals.

La qualité de ces deux coffrets est très bonne. Tout d'abord, la présentation est très pratique puisque les six DVD de chaque saison sont dans des "slim cases" (ou en français des boîtiers minces) ce qui donne un ensemble facile à tenir et à ranger. Ensuite l'image présentée est de bonne qualité, même s'il est difficile de porter un vrai jugement tant les jeux du réalisateur sur le tournage sont nombreux, surtout lors des "flash-back" de Sam quand elle est sur les lieux d'un crime. Les scènes sombres, plutôt nombreuses, manquent parfois de piqué. La seule bande sonore disponible est anglaise, mais l'ambiophonie de la piste Dolby Surround fait bien réagir les enceintes arrière lors des scènes critiques (mais sans effets 5.1). À noter qu'il n'existe pas de sous-titrage ni de codage pour malentendants. Le menu est intéressant et tout à fait dans le style de la série, puisqu'il reprend le graphisme et les effets du générique de début. On appréciera principalement le petit résumé qui est affiché au moment de choisir les options de visionnement.

Dans la partie suppléments, la première saison est plus riche que la seconde, puisqu'elle comporte un documentaire de A&E, "American Justice: Profile of Evil: Inside The Criminal Mind", qui nous montre justement le travail des vrais "profilers" utilisés par le FBI. Ils ne sont pas tous aussi charmants que Ally Walker. On retrouve aussi, pour chaque saison cette fois-ci, un commentaire pleine durée, mais pour un seul épisode dans chaque coffret ("Insight" pour la saison 1 et "Victims of Victims" pour la saison 2). Pour "Insight", nous y retrouvons les acteurs Ally Walker et Robert Davi, mais malheureusement pas ensemble (chacun sur une piste de commentaires séparée). Leur récit est intéressant malgré tout, car on y voit l'approche de chacun pour la série et leur personnage de Sam et de Bailey. Quant au commentaire de la deuxième saison, il s'agit d'une vraie "Profiler", Pat Brown, qui nous raconte son vrai travail et qui le compare à l'aspect fiction décrit dans la série. Quelques pages de biographies et de photos de tournage complètent les suppléments de la première saison. Et il n'y a rien d'autre pour la deuxième.

"Profiler" est une série qui peut déranger, surtout quand on voit le côté fou d'un criminel, prêt à tout pour assouvir sa folie. Finalement, on ne sait plus qui peut être sain et de qui on doit se méfier. Il est peut-être dommage que l'on ait amplifié le côté psychique du docteur Waters au détriment de l'esprit de logique et de déduction d'un vrai profiler. Mais on ne doutera pas de l'importance de ce nouveau type d'enquêteur puisque le mot "profileur" est officiellement entré dans le Larousse en 2004.


Cotes

Film8 / 7
Menu3
Suppléments5
Vidéo7
Audio7