The Real Housewives of Orange County
Season One
Universal Studios Home Video

Créateur: Scott Dunlop
Année: 2006
Classification: 14A
Durée: 303 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
31 octobre 2007

Après Desperate Housewives, il est normal que les véritables riches femmes de famille soient courtisées afin d'offrir leur moment de gloire sous les feux de la rampe. Les voici donc devant la caméra, partageant de "bon cœur" les hauts et les bas de la vie... la vraie vie. Le résultat? Navrant. Entre deux séances d'injections de botox et des achats à en faire rougir le portefeuille (elles sont dépensières les pimbêches), les voici en train de trouver à quel point leur vie est difficile. Ben voyons.

Nous suivons ainsi les péripéties de cinq femmes de la région la mieux nantie de la Californie : Jo, Jeana, Lauri, Vicki et Kimberly. Pour ainsi dire, si vous observez votre quotidien sur une échelle de temps suffisamment longue, la preuve sera faite que vous partagez le même... à quelques millions de dollars près. Il n'y a pas grand chose à dire sur cette escapade en grande région si ce n'est que nous sommes privilégiés de visiter de tels lieux, d'accompagner les mères de famille dans leurs activités quotidiennes tout en étant témoin de leur mésaventures Ô combien émotionnelles : une des femmes achète une voiture à sa fille (et sa fille de rétorquer devant la caméra : Si elle m'achète celle-ci, c'est qu'elle m'aime vraiment. On est comme ça : on s'offre des trucs pour se dire qu'on s'aime). Belle psychologie, digne d'études supérieures à l'Université, quoi. Freud doit se retourner dans sa tombe.

Tout ça pour dire que dans cette série, ça ne vole pas bien haut. On parle beaucoup d'argent, d'acheter des trucs pour combler un vide apparent, retarder le vieillissement (thème récurent dans chaque épisode), etc. Tout y passe, mais après une telle série, mon quotidien me semble un tantinet moins superficiel. Mon appartement pourrait occuper la moitié d'un des salons sans qu'une famille ne s'en rende compte. Vivre dans le luxe à ce point, c'en est écœurant. On se sature vite de regarder, d'être titillé sans plus. Cette émission semble être un moyen à ces femmes au foyer d'amasser un peu de pognon histoire de se prouver à leur mari. Ces riches se pavanent dans une telle aisance que l'on pourrait appeler cela de la vantardise. Elles étalent sans cesse leur avoir et s'y complaisent sans pour autant se trouver chanceuse d'en être arrivé là tandis que la moitié de la planète travaille probablement pour ces quelques sept millions de familles paumées.

Les épisodes sont longs et bourrés de moments d'une idiotie rare (l'achat de la voiture, par exemple). Une des raisons poussant cette série à être produite serait la suivante : ces femmes obsédées par le vieillissement auront tout de même l'avantage de se voir plus jeunes à l'écran, croyant dans leurs têtes intoxiquées au collagène pouvoir offrir un portrait moderne de la femme du 21e siècle. Voici une petite nouvelle pour ceux et celles tentés de se procurer ce coffret : ce serait un plaisir purement masochiste puisque la plupart d'entre nous ne connaîtrons jamais ce type d'aisance financière. Qui plus est, certaines d'entre elles se sont tellement fait remonter et opérer que l'on jurerait avoir affaire à des stars du porno version habillée. La femme modèle du 21e siècle? Laissez-moi rire. Je connais environs une centaine de familles méritant une facilité de vie comme la leur et savoir qu'aucune d'entre elles ne pourra en profiter autre qu'en image est un rien enrageant. Sur le boîtier, on nous vend cette série comme étant un plaisir coupable, là où ne se trouve aucun plaisir mais une grande culpabilité : celle d'avoir perdu cinq heures à jamais. Et ça, même le club des botox ne peut le rembourser.

Dans le coin des suppléments nous avons... rien du tout. Mais alors, bande d'ignares, n'avez-vous donc pas compris que de voir les carcasses de ces familles richissimes constitue là un extra à lui seul? Que la série elle-même est un cadeau pour les humains de notre calibre? Que nous sommes choyés qu'elles aient osé partager de tels moments avec nous? J'en profite pour affirmer ce que vous pensez : ceci était effectivement un sarcasme.

L'image est nette sans dépasser. Les contours sont bien définis et les actions claires tout en conservant leur définition initiale. La compression ne laisse que très rarement voir des défauts, qu'il faut chercher à tout prix pour les trouver. La saturation ne joue pas dans les excès et quant au son, il sonne correctement sans plus. Les menus sont à l'image des visages de ces péripatéticiennes de luxe : immobiles et sans interactivité, donc sans vie. Pardon : ils ont de la couleur les menus.

"The Real Housewives of Orange County" est une série dans la note de My Super Sweet 16, avec des adultes cette fois. La série n'est pas réellement un modèle de sagesse ou de divertissement quelconque, donc aucune raison de la regarder réellement. La curiosité peut vous pousser à visionner les épisodes, mais vous aurez été avertis. Il est difficile de trouver une quelconque valeur à cette série excepté la suivante (du positif dans cette critique, j'en avais besoin) : les moins bien nantis n'aurons jamais besoin d'autant d'argent pour exprimer ce qui se prouve simplement et sans mots : l'amour, le vrai. Après une telle dose de maisons de riches, de problèmes de riches, de femmes de riches, de voitures de riches, vivement de retourner à ma réalité de sans le sou.


Cotes

Film2
Présentation6
Suppléments7
Vidéo8
Audio7