Rome [Blu-ray]
Warner Home Video / HBO Home Entertainment

Créateurs: Bruno Heller, William J. MacDonald, John Milius
Année: 2005-2007
Classification: 18A
Durée: 1320 minutes
Ratio: 1.78:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA51), Espagnol (DTS20), Français (DTS20), Allemand (DTSHDMA51), Castilian (DTS20), Polonais (DTS20
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Castilian, Polonais, Hollandais, Finois, Norvégien, Suédois, Grec, Hebreu, Portugais, Romanien, Turc
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 10 (BD-50)
Code barres (CUP): 883929074617

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
7 août 2010

Après avoir passé au travers des deux premières saisons de Tudors, j'avais encore le goût de voir une série basée sur des faits historiques. Alors pourquoi ne pas reculer presque 1500 ans en arrière et visionner un péplum sur la carrière de Gaius Julius Caesar. Tout comme la série sur le roi Henry VIII, l'histoire débute dans un moment précis dans le temps et ne tourne pas seulement autour de ce personnage. En fait, malgré que le tout débute au moment de la conquête de la Gaule par Caesar (joué par Ciarán Hinds) et se termine avec la mort de Mark Antony (James Purefoy), la série suit deux soldats, soit Lucius Vorenus (Kevin McKidd) et Titus Pullo (Ray Stevenson). Le premier est plus traditionnel qui jongle avec sa famille, ses croyances et son devoir envers l'autorité, alors que l'autre dit tout ce qu'il pense, est irresponsable, mais cache en lui un certain idéal. Lucius et Titus ne peuvent être plus différents l'un de l'autre, mais c'est leurs différences qui rendent cette aventure télévisée plus intéressante. Tout le long de la série, il vont se trouver à travers plein de moments historiques, un peu comme Forest Gump (il faut dire que Caesar les croit protégés des dieux), et l'un sera la conscience de l'autre selon le sujet en cause.

La série suit également les riches et célèbres de son époque, soit le légendaire général Pompey Magnus (Kenneth Cranham) qui essaie de rendre à la République son honneur, Atia of the Julii (Polly Walker) la nièce de Caesar qui use de son charme et sa chair pour influencer les haut placés, son fils Gaius Octavian (Max Pirkis / Simon Woods) qui deviendra le premier empereur de Rome, Servilia of the Junii (Lindsay Duncan) la maîtresse de Caesar et la mère de Marcus Junius Brutus (Tobias Menzies) qui est un ami proche de Caesar, Marcus Tullius Cicero (David Bamber) un politicien qui s'organise contre Caesar et plusieurs autres. Cela m'a pris deux épisodes avant de vraiment entrer dans l'histoire, surtout que ma connaissance des Romains se limitait à ce que j'avais appris avec Astérix et Obélix. Le premier épisode ne sert que d'introduction à quelques personnages clés sans vraiment couvrir plus d'intérêt que la beauté de la production. Dès le second épisode, les clans sont clairs, les bons et les méchants sont en place, les dés de la guerre civile sont lancés et la relation entre Lucius et sa femme Niobe (Indira Varma) est bien réchauffée. Déjà que cette dernière croyait son mari décédé, de le voir arriver et de la traiter comme une prostituée et une esclave est un réel choc... mais les secrets devront faire surface... mais entre-temps la guerre reprendra de nouveau, mais en Grèce pour se poursuivre en Égypte. Avec ses ennemis défaits, Caesar déclare la fin de la guerre, mais il reste des ennemis partout, dont Servilia qui essaie d'en savoir plus sur Caesar en utilisant Octavia (Kerry Condon), la soeur de Octavian. Vorenus tente sa chance comme magistrat public et devient un héros face à ses exploits.

Dans la seconde saison, l'histoire passe plus vite. En fait, les créateurs avaient prévu cinq saisons pour la série (les troisième et quatrième saisons allaient se passer en Égypte et la cinquième en Palestine avec tout ce qui tourne autour du Messie), mais se sont fait dire que boucler le tout pour la fin de la seconde, car la série coûte trop cher à produire ("notoirement coûteuse" sont les mots utilisés). La saison débute avec le meurtre de Caesar, ce qui secoue Brutus, mais réjouit sa mère. Mark Antony dirige Rome, mais Octavian demande son droit d'héritier, mais Cléopâtre arrive avec son fils qu'il veut rendre légitime. Lucius Vorenus a pour sa part perdu sa famille dans toute cette chamaille, mais son ami Pullo va faire en sorte de changer ses idées avec l'aide de Mark Antony. Ses actions provoqueront cependant une guerre de clan au Aventine Collegium. Entre temps, Brutus et Cassius rassemblent une armée de 100 000 hommes pour confronter Octavian qui a pris la place de Caesar, mais seront pris en défaut alors qu'Octavian les attendait avec une surprise de grandeur. Une autre guerre se déclare alors que le grain manque à Rome et que Cléopâtre fait d'autres demandes. Après la bataille d'Actium, une petite confrontation entre les personnages laissera qu'un seul vainqueur revenir à Rome pour régner.

Il est intéressant de voir comment les Romains priaient leurs dieux, comment ils faisaient appel à eux pour protection et vengeance, la vie de tous les jours (repas, maison, esclaves, etc.), l'utilisation et ce fabuleux calendrier public. Il y a beaucoup de surprises historiques dans les dialogues, surtout avec Pullo qui pose des questions philosophiques du temps à Vorenus qui ne se gène pas pour lui servir les croyances de l'époque sur l'astronomie, les femmes et autres sujets. On a même l'annonceur de rue qui finit ses discours avec de la pub ("Utilisez le grain X pour un pain digne des Romains "). La recherche des textes est tout simplement fantastique. Il y a aussi le côté des Égyptiens qui, encore une fois, n'étaient pas à quoi je m'attendais, hautement plus réaliste, plus détaillé. Lyndsey Marshal nous propose une Cléopâtre assez féroce, d'une cruauté différente de celle qui nous est habituellement proposée ("Assez!"), mais jamais tout de même au-dessus de ce que Atia et Servilia atteignent en seconde saison. Je disais en début de critique que c'était comme les Tudors, mais à part les 1500 ans qui les séparent, c'est la même affaire: sexe (beaucoup), vengeance, alliances, stratégie et politique. Sauf qu'ici, le peuple se fait beaucoup plus entendre et le parlement est un peu plus audacieux dans ses critiques. Et tout comme l'autre série, nous avons un scénario composé de tonnes de faits historiques pour les maniaques d'histoire à vérifier pour séparer le vrai de la fiction!

La série nous est offerte dans un boîtier livre qui est d'une richesse impressionnante. À travers quatorze pages cartonnées, nous retrouvons dix disques Blu-ray, des synopsis et des photos qui nous donne qu'envie d'écouter un autre disque, et un autre, et un autre. Lorsque nous arrêtons le visionnement, il y a un petit signet de tissus pour garder notre place! Il n'y a que 22 épisodes à travers les deux saisons:

Season One

Season Two

HBO a un historique de fournir aux consommateurs des disques Blu-ray de qualité extraordinaire. "Rome" poursuit cette habitude avec un transfert où il est très difficile de trouver un défaut. Les scènes sombres ont des problèmes de contraste (ombres, éclairage avec feu) un peu gênant pour de la haute définition, mais heureusement la majorité des scènes se passent en plein jour. Les couleurs, surtout le rouge, sont vibrantes et les noirs sont profonds jusqu'à une certaine limite. Les détails dans l'image sont très nombreux, allant de l'horizon des scènes qui est visible autant que notre œil peut voir aux vêtements dont nous pouvons presque sentir la texture. Cela ajoute un niveau de réalisme à la série qui vous fait presque déplacer pour éviter de recevoir un coup de glaive. Parmi les dizaines de pistes sonores offertes (même français en DTS), j'ai préféré visionner le tout avec l'originale qui nous est offerte en DTS-HD Master Audio 5.1 qui est très ambiophonique, autant pour la musique que pour les effets d'environnement très complets. Les scènes où il y a foule sont absolument délicieuses pour les oreilles. Dans la cour centrale de la maison de Vorenus, nous pouvons suivre toute l'action autour avec nos oreilles.

Comme suppléments, sur chaque disque de l'ensemble, nous retrouvons deux interfaces BonusView. La première se nomme "All Roads Lead to Rome" et propose des tonnes de faits divers sur ce que les personnages disent pour nous permettre de mieux suivre. L'autre peut être appelée au besoin et nous permet de savoir la relation entre les personnages. Par exemple pour Niobe, nous voyons son mari, sa soeur et son beau-frère. Suite à cela, retrouvez pas moins de treize pistes de commentaires, certaines par le producteur Bruno Heller et le consultant historique Jonathan Stamp, alors que d'autres sont faites par les réalisateurs ou les acteurs. Malheureusement, ces dernières sont souvent avec un seul intervenant, ce qui enlève un peu d'intérêt, mais reste tout de même moins ennuyeuses que celles avec Heller et Stamp. Ensuite viennent plusieurs revuettes (tout de même longues) éparpillées à travers les disques du coffret. "Friends, Romans, Countrymen" parle des Romains en général en visant spécialement leur religion et la réalité historique de la série, "When in Rome" parle de la structure sociale romaine et "A Tale of Two Romes" parle des habitants de Rome et des problèmes de la ville. "The Rise of Octavian: Rome's First Emperor" documente la montée du personnage au plus haut siège romain et "Antony & Cleopatra" compare la relation entre ceux deux personnages dans la série et la réalité. Finalement, les revuettes "The Rise of Rome", "The Making of Rome Season II", "Shot X Shot: Caesar's Triumph" et "Shot X Shot: Gladiator" apportent le point de vue des artisans sur différents éléments dans la production de la série. Il y a aussi des bandes-annonces, ou plutôt des aperçus des épisodes qui peuvent être consultés avant d'entreprendre notre visionnement. Vous en avez donc des heures à regarder, ce qui fait de ce coffret un meilleur investissement. La majorité des suppléments de la première saison sont en définition standard alors que ceux de la seconde saison sont en haute définition.

Ce péplum stylisé est certainement très violent, plein de scène de sexe, les femmes y sont traitées en esclave et les esclaves en animal... ce n'est pas une série pour tout le monde. Mais si vous pouvez passer par-dessus de tels faits de cette époque, vous y découvrirez une série des plus captivante et ambitieuse qui m'a été donnée de voir récemment remplie de personnages que l'on aime détester. Je me suis même pris à penser que c'était Dynasty au temps des Romains tellement qu'il y a de couteaux dans le dos des gens qui viennent de se faire le sourire. Si vous avez manqué la diffusion de cette série comme moi, allez vous chercher ce coffret, vous ne le regretterez pas!


Cotes

Film10
Présentation9
Suppléments8
Vidéo9
Audio10