De toutes les histoires d'extra-terrestre et de soucoupes volantes, celle qui s'est "supposément" passée à Roswell au Nouveau-Mexique reste la plus vraisemblable et la plus célèbre. À peu près tous les films ou séries télévisées traitant du sujet en font mention; on n'a qu'à penser à Independance Day, Taken, X-Files, Millenium et même Star Trek:: Deep Space Nine (l'épisode où les Ferengis retournent dans le passé!). La liste pourrait être exhaustive. Ainsi, selon l'histoire populaire, un vaisseau spatial se serait écrasé dans les environs de Roswell en 1947. Des habitants de la région auraient découvert des débris et des cadavres inhumains. L'armée est donc intervenue immédiatement pour empêcher un débordement en prétendant que ce n'était que des ballons météo, et aurait effacé toutes traces de cet incident. Les débris de l'appareil et les corps des victimes auraient alors été transportés à une base secrète de l'Armée de l'Air, connue sous le pseudonyme de "Area 51" et des médecins y auraient pratiqué une autopsie sur les cadavres. D'ailleurs, c'est cette autopsie qui demeure le fait le plus célèbre, puisqu'une bande vidéo existe. Bien sûr, le gouvernement nie toute cette histoire, mais le doute dans l'inconscient populaire persiste.... La série télévisée qui fait l'objet de la présente critique s'inspire donc directement de ces supposés faits, en nous présentant une réalité subséquente de ces événements.
L'histoire de "Roswell" est donc celle de trois adolescents: Max, Isabelle et Michael (respectivement interprétés par Jason Behr, Katherine Heigl, Brendan Fehr). Bien qu'en apparence ils sont tout à fait normaux, ils sont loin de l'être. En effet, ce sont des extraterrestres, nés à retardement après l'incident de 1947. Heureusement, ils se fondent parfaitement avec la population, ayant une apparence humaine. Mais tout se complique après que Max sauve la vie d'une de ses collègues de classe, Liz (Shiri Appleby). Il doit donc lui révéler son secret. Cette dernière, sous le choc, ne peut s'empêcher de tout révéler à sa meilleure amie Maria (Majandra Delfino). Évidemment, toute cette commotion autour de l'accident de Liz titille la curiosité du Shérif, qui commence à soupçonner que Max et les autres ne sont peut-être pas aussi normaux qu'ils en ont l'air. Bien vite, les événements se précipitent, le FBI s'en mêle et d'autres extra-terrestres apparaissent. Les trois amis essaieront donc de préserver leur liberté, tout en éclaircissant leur origine.
Il est intéressant de prendre note du passé des producteurs de l'émission. Mis à part le créateur de la série, Jason Katims, tous les producteurs principaux se sont fait la main sur d'autres séries de science-fiction. Tout d'abord, il y a David Nutter, qui a grandement participé à The X-Files et Millenium. D'ailleurs, après "Roswell" il a changé de studio pour produire une série presque identique, Smallville. Ensuite, on note au générique le nom de Jonathan Frakes, celui-là même qui jouait Will Riker dans la série Star Trek: The Next Generation et le réalisateur de deux des derniers films de la franchise. D'ailleurs, en plus de produire "Roswell", il en réalise quelques épisodes, en plus d'y paraître brièvement à deux reprises. Thania St. Johns a, elle aussi, un passé lié à la science-fiction; elle travaillait auparavant sur les séries The Visitor et Strange World. Bref, il n'est pas étonnant que la série ait été aussi populaire chez les fans de science-fiction. Néanmoins, ce qui est par contre un peu moins intéressant et qui explique peut-être que la série n'ait jamais eu l'attention qu'elle aurait dû avoir, est le fait que plusieurs épisodes ne font que traiter de l'amour impossible entre Max et Liz. Un des buts de la série était de rallier une clientèle adolescente, un peu comme l'avait fait Buffy: The Vampire Slayer. Malheureusement, la balance entre la science-fiction et le "teen drama" n'est pas bien réglée, et il donc facile de perdre l'intérêt, surtout lors des premiers épisodes. Néanmoins, la persévérance en vaut la peine.
Tel que mentionné par Jason Katims dans les commentaires, la musique originale de la série n'a pas été préservée pour cette édition DVD (une question de droits d'auteurs). Cela dit, le résultat final n'est pas non plus mauvais. Au point de vue de la piste sonore, il est important de souligner que, contrairement à la presque totalité des séries télévisées transférées sur DVD, celle incluse dans ce coffret est Dolby Digital 5.1. L'ambiophonie est bien présente, permettant une excellente immersion dans le plan sonore. On note aussi quelques effets directionnels. Les dialogues sont aussi très distincts, sans n'être aucunement enterrés par la musique. Bref, une excellente piste sonore, bien meilleure que celle diffusée originellement.
D'un point de vue technique, rien n'est à reprocher à l'image présentée. Les couleurs sont vives sans aucun problème de débordement. Les noirs sont purs et ne bloquent pas malgré les nombreuses scènes dans l'obscurité. On ne note non plus aucun défaut au niveau du matériel source. Soulignons aussi que le format de l'image est anamorphique panoramique.
En guise de suppléments, on retrouve sur le premier disque une piste de commentaires du réalisateur et du scénariste (aussi producteurs et créateurs) sur l'épisode-pilote. Les commentaires sont très intéressants et très informatifs sur tout ce qui a trait à la conception et la réalisation de la série, le choix des acteurs, le style recherché, etc. Notons toutefois que les commentaires n'ont aucun lien avec ce qui se passe à l'écran. On nous présente aussi pour cet épisode une scène retranchée. Sur le deuxième disque, on retrouve également une piste de commentaires pour l'épisode "Brother Blood", cette fois uniquement par David Nutter. Même si intéressant d'un point de vue technique, les faits mentionnés ne concernent pratiquement que le volet de la réalisation. Le troisième disque est, lui aussi, flanqué d'un épisode commenté: "Independance Day". C'est cette fois la scénariste Thania St. Johns qui s'en charge, en nous entretenant des détails de l'écriture de la série. Les disques quatre et cinq comportent chacun une piste de commentaires pour les épisodes "Sexual Healing" et "Crazy", faite par les actrices Shiri Appleby et Majandra Delfino. Même si en général elles ne font que parler des scènes qu'elles visionnent, sans vraiment aborder l'esprit et la mythologie de la série, il reste qu'elles sont très drôles à écouter, et que ce qu'elles disent est amusant et candide. Ces deux pistes de commentaires sont nettement les plus intéressantes. Finalement, sur le dernier disque, on retrouve une piste de commentaires sur le dernier épisode ("Destiny"), faite par Jason Katims et le réalisateur de l'épisode, Patrick Norris. On retrouve aussi deux très intéressants documentaires; le premier, intitulé "Area 51", présente tous les aspects de la production de la série, par le biais d'interview avec les acteurs et les créateurs. Le documentaire est bien conçu et permet de bien saisir toute la dynamique de la production. Le second documentaire, "Roswell High" est un interview des deux écrivains qui ont conçu le livre dont la série s'est inspirée. Finalement, on nous présente des extraits de l'audition de Emilie de Ravin, l'actrice qui joue Tess, ainsi qu'un vidéoclip "Save Yourself" du groupe Sensefield, inspiré par "Roswell". Les menus, même si très sobres, sont très bien conçus. Le menu principal est subtilement animé, sous un fond musical. Les séquences entre les menus sont-elles aussi constituées d'animations.
Bref, même si l'histoire est un peu lente à démarrer et que, surtout en début de saison, la série est inégale, il n'en demeure pas moins que "Roswell" demeure une excellente série pour tous.
Les épisodes de ce coffret sont:
| Film | 7 |
| Menu | 8 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |