Une chose est bien connue chez nous, ma belle sœur adore les "soaps" d'après-midi à la télévision, ces romans-savon où l'incroyable devient une habitude. Justement, en fin de semaine dernière durant un souper, le sujet s'est transporté, je ne sais trop comment, vers les nouveautés dans ses soaps américains. Elle parlait du méchant docteur qui avait mis une cliente enceinte. Je lâche à la blague qu'il est le père d'une seule de ses jumelles, et elle de me répondre que c'était exactement cela! Toutes ces folles aventures ont germé dans l'imagination de Susan Harris pour donner une parodie des romans-savon avec un nom digne d'eux.
Dans sa quatrième et dernière saison, "Soap" commence à montrer des signes de fatigue. Les histoires ne sont pas aussi absurdes qu'avec les trois saisons précédentes. Certaines histoires (écrites par de multiples scénaristes plutôt que Susan Harris et Stu Silver comme à l'habitude) détruisent même les personnages qui nous avons appris à aimer. Par exemple, Mary Campbell (Cathryn Damon) a toujours été le personnage le plus sain dans cette mer de folie familiale, mais voilà qu'à la fin de la saison elle est devenue une alcoolique et en plus elle croit que son bébé vole dans les airs (ou serait même un extraterrestre). Même son mari Burt (Richard Mulligan) passe du rôle de gentil idiot à celui du politicien (et devient bien ennuyant - comme les politiciens quoi!). Jodie Dallas (Billy Crystal) part à la recherche de sa fille dont la mère s'est appropriée, mais est fait prisonnier dans une forteresse de kung-fu. Chester Tate (Robert Mandan) trompe sa femme (encore) et elle demande le divorce, mais devient jaloux aussitôt qu'elle se trouve un amant. Rien n'est vraiment spécial. À travers les histoires de meurtre, de sexe, de complots, de kidnapping et de dictature, il y a des moments drôles quand même, voire mémorables. D'abord, Jessica Tate (l'excellente et excellente - je ne le dirai jamais assez souvent - Katherine Helmond) tombe en amour avec un révolutionnaire latin, El Puerco, avec lequel elle aura des conversations pour le moins jamais vues à la télévision. Il y a aussi Danny Dallas (Ted Wass) qui tombe en amour avec Annie (Nancy Dolman), la nouvelle femme de Chester... Chester qui est par le fait même le vrai père de Danny né d'une aventure avec Mary.
Après les 21 épisodes du coffret, on nous laisse en queue de poisson avec un personnage devant le peloton d'exécution. Ma femme, une fan originale de la série, est certaine qu'il y a eu une autre finale à la série, mais je n'ai pu trouver de confirmation de tout cela. Reste que cela s'est passé il y a 24 ans... la mémoire de tant de folie télévisée peut se tromper. Une chose est certaine, sur ce coffret DVD il manque les récapitulations des épisodes comme nous avons pour les trois autres saisons. Un oubli? Tout comme les suppléments! Une chose sur laquelle nous pouvons compter, c'est une qualité audiovisuelle comparable aux coffrets précédents, soit bien mieux qu'avec les reprises à la télévision, sans rien de plus.
| Film | 7 |
| Présentation | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 7 |