Cette fois-ci, c'est vraiment la bonne. La série télévisée "Stargate SG-1" s'arrête. Ce coffret de la dixième saison sera le dernier, la série ne revenant pas au petit écran. Mais, comme nous le verrons plus loin, ne désespérez pas encore, car l'équipe de SG-1 ne disparaît pas complètement. En fait, ils vont même revenir très bientôt. Je vous propose de donner ou redonner un coup d'œil aux critiques des saisons précédentes, surtout la saison 8 et la saison 9 pour replacer précisément le contexte et avoir les détails sur les personnages. Les 20 épisodes de cette dernière saison ont été diffusés sur le réseau américain Sci-Fi en deux vagues, de juillet à septembre 2006 et d'avril à juin 2007.
Nous retrouvons donc le colonel Carter (Amanda Tapping), Daniel Jackson (Michael Shanks), Teal'c (Christopher Judge), le colonel Mitchell (Ben Browder) et Vala (Claudia Black), et nous poursuivons ici le combat entamé déjà dans la saison précédente avec les Ori. Vala va donner naissance à un enfant qui va rapidement se révéler un maître très puissant doté de pouvoirs exceptionnels. Et malgré ses origines, Adria, l'enfant qui est devenue une reine adulte en quelques jours, ne fera pas de sentiments en attaquant les autres planètes et en ayant une vue sur la Terre. La découverte d'une gigantesque porte des étoiles, capable de transporter des vaisseaux mère fait frémir l'équipe SG-1. Ils cherchent toutes les alternatives possibles pour combattre ces puissants Ori, quitte à s'allier avec d'anciens ennemis, eux aussi poursuivis par l'attaquant. Cette recherche les poussera même jusqu'à la recherche du Graal (à l'occasion du double épisode de mi-saison), qu'Adria voudrait bien posséder pour elle toute seule.
Cette saison intègre le 200e épisode de la série. Ceux qui connaissent un peu les habitudes, ne seront pas étonnés d'apprendre que la production s'est pas mal laissée aller. On y retrouve le fameux Marty (Willie Garson), déjà rencontré dans un épisode précédent, qui se dit extraterrestre et qui veut toujours faire un film avec une histoire de porte des étoiles. Mais cette fois-ci, il demande conseil à l'équipe de SG-1 pour le scénario. Et c'est là que l'imagination va se répandre, chacun y allant de sa petite histoire (ou de son fantasme) que l'on verra se matérialiser. Pour l'occasion, le général O'Neil (Richard Dean Anderson) est de retour et propose quant à lui la fin idéale (attention les habitués pour le clin d'œil) : tout le monde se retrouve au bord d'un lac pour pêcher. Or, c'est exactement la fin de la huitième saison, considérée par beaucoup comme la vraie fin de la série (voir mes critiques précédentes). Sauf que dans son histoire, il doit bien incorporer Vala et Mitchell, ce qui fausse alors l'idée. En tout cas, un épisode complètement hors sujet, mais qui a le mérite de ne pas se prendre au sérieux, et on aime souvent cet état d'esprit.
Le 214e et dernier épisode, avec un titre à double sens, "Unending", laisse une drôle d'impression. Tout d'abord, les Asgard, avec le désormais célèbre Thor (voix de Michael Shanks dans la version anglaise), décident de laisser un héritage très précieux aux terriens et donc aux membres de l'Odyssey : leurs connaissances et leur technologie. La raison, que je vous laisse découvrir, n'est pas très réjouissante. Mais l'équipe SG-1 n'a pas eu le temps de tout assimiler que les Ori les attaquent. Un des tirs va détruire l'Odyssey. Le colonel Carter décide d'utiliser une des nouvelles fonctions Asgard dont ils sont désormais dotés : le ralentissement extrême du temps. Une bulle temporelle entoure le vaisseau et ce dernier continue de vivre normalement, alors qu'à l'extérieur la vie est comme arrêtée. Il faut utiliser ce moment pour trouver une solution au tir Ori qui les menace directement. Mais l'étude de la technologie Asgard pourrait être long... très long. Des années passent, et même des décennies. Et le temps fait son travail à bord de l'Odyssey. Il faut vraiment que le Colonel Carter, devenue une respectable vieille dame, trouve la solution.
Poursuivant un format d'édition qui a fait ses preuves avec les saisons précédentes, MGM nous propose une dixième saison dans la continuité. Les 20 épisodes sont logés sur cinq disques, eux-mêmes rangés dans trois boîtiers minces, dont deux doubles. Le détail des disques est imprimé au verso des boîtiers. Le tout est réuni dans un fourreau de carton avec un peu de relief sur l'avant. Un tout petit bémol à ce niveau : les coffrets précédents sont tous de couleur dominante sombre. Or, ce dernier coffret est de couleur argent métallisé plutôt clair. On ne peut donc pas vraiment dire qu'il s'intègre bien avec les autres. Une question de goût surtout. Pour ce qui est du contenu, nous avons une nouvelle fois une très belle image au format panoramique, avec de belles couleurs et une bonne saturation, que ce soit en extérieur qu'en studio. Une certaine déception malgré tout avec ce coffret pour les francophones. Alors qu'une piste sonore française était de nouveau disponible sur les derniers coffrets, on pouvait s'attendre à l'avoir à nouveau pour celui-ci. Elle est bien indiquée sur le boîtier, sans mention particulière à son sujet. Pourtant, à partir de l'épisode sept (sur un total de vingt), il n'y a plus de piste française. Elle est remplacée pour les 14 épisodes restants par des sous-titres français. Il arrive parfois (rarement) que quelques épisodes dans un coffret ne possèdent pas une des pistes sonores incluses. Mais quand il s'agit de plus des trois quarts de ce dernier, c'est à la limite de la publicité mensongère! Les pages de menus sont fixes et sans accompagnement sonore.
Toujours dans la tradition, les suppléments sont nombreux. Tout d'abord, comme nous en avions déjà l'habitude, tous les épisodes possèdent une piste de commentaires (enfin presque, un seul n'en possédant pas ("Bad Guys") et l'épisode "200" en possédant deux!). Les intervenants sont très variés et de l'ordre de deux ou trois à chaque fois. On y retrouve souvent le réalisateur de l'épisode, quelques-uns des acteurs et aussi parfois les auteurs ou les producteurs. De par cette diversité, la teneur des commentaires s'en trouve alors bien différente de l'un à l'autre. Mais dans l'ensemble, il s'agit souvent d'anecdotes de tournage et autre déclaration dans le même sens. Intéressant, mais à dose modérée. Toujours dans les suppléments, on retrouve la série "Directors Series", où durant une dizaine de minutes, un des réalisateurs nous présente un épisode qu'il a réalisé, nous remettant dans le contexte de l'histoire et nous permettant de voir les étapes du tournage. Disons qu'il s'agit d'une piste de commentaires écourtée et en images. Il y a un de ces documentaires sur chaque disque.
Une autre série de documentaires, que l'on retrouve également dans les saisons précédentes, "Stargate Special Features", est aussi proposée sur la plupart des disques. À chaque fois, on s'arrête durant une vingtaine de minutes sur un des personnages (acteur) de la série ou sur un thème en particulier (les Ori). Un peu en marge, nous avons un documentaire particulier sur le tournage du 200e épisode, qui est un parfait complément à l'épisode lui-même. Sur le cinquième disque, nous avons une impressionnante collection de plus de 45 minutes de scènes supprimées, présentées et commentées par Joseph Mallozzi. Enfin, sur chacun des disques, une galerie de photos et de dessins préparatoires.
Pour cette dixième saison, on n'oubliera pas les quelques séquences qui nous emmènent sur Atlantis, où travaille une autre équipe Stargate, et qui fait bien entendu l'objet d'une autre série qui en est déjà à sa quatrième saison, et qui verra le colonel Carter (Amanda Tapping) y devenir un personnage récurrent. On ne manquera pas non plus l'annonce, autant en images qu'avec un feuillet glissé dans le coffret, d'un film directement sur DVD qui sortira au début de 2008, The Ark of Truth, où on y retrouvera l'équipe entière de SG-1 dans de nouvelles aventures. Il sera suivi plus tard, toujours en 2008, par un deuxième film, Stargate : Continuum. Autant dire que même si la série s'arrête avec cette dixième saison, les personnages sont toujours là et les aventures vont continuer encore quelques temps. Surtout que des rumeurs voudraient qu'une troisième série dérivée fasse son apparition d'ici un ou deux ans. Quand l'histoire, les personnages et la série en valent la peine, pourquoi pas? Stargate SG-1 se termine sur une note très positive qui plus est. Je vous la recommande, mais en doutiez-vous?
| Film | 9 |
| Présentation | 3 |
| Suppléments | 9 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |