Les séries télévisées populaires ne sont pas forcément celles dont on entend parler tous les jours. Avec ses huit années bien sonnées (et la neuvième en route), "Stargate SG-1" fait désormais partie de l'histoire de la télévision. MGM nous offre donc de retrouver tous nos héros favoris dans la septième saison qui sort en coffret de cinq DVD. Identique visuellement aux coffrets précédents, les amateurs peuvent désormais exhiber fièrement la ligne colorée de boîtiers qui renferment plus de 150 épisodes. Et ce n'est pas fini...
Présentons à nouveau les principaux personnages de la série, à commencer par le drôle et nonchalant Colonel Jack O'Neill (Richard Dean Anderson), secondé par le major Samantha Carter (Amanda Tapping, une sosie quasi parfaite d'une lectrice de nouvelles du journal télévisé de 22h00 au Québec), du scientifique Daniel Jackson (Michael Shanks) et de l'extra-terrestre Teal'c (Christopher Judge), tous supervisés par le Général George Hammond (Don S. Davis). Les nombreuses missions qu'ils ont effectuées ont resserré des liens d'amitié importants, comme nous nous en rendons compte dans le dernier épisode de cette saison, "Lost City". Les relations humaines restent très importantes dans l'histoire de "Stargate SG-1".
Anubis est désormais le principal ennemi à combattre. Il recherche lui aussi "The Lost City" et n'est jamais bien loin de l'équipe de SG-1 et de ses découvertes. Nous les avions laissé témoin de la destruction d'Abydos et surtout de la possible perte de Daniel Jackson, enfoui sous les décombres, à la fin de la sixième saison. Nous débutons cette septième saison par la réapparition de Daniel quelque part dans un ancien village des "anciens". Dépêchés sur place, O'Neill, Carter et Teal'c sont heureux de retrouver Jackson vivant, même si ce dernier n'en reconnaît aucun. Une amnésie l'empêche de savoir jusqu'à qui il est. Mais sa mémoire reviendra rapidement et le décryptage des écrits trouvés sur Abydos va permettre d'en connaître plus sur cette cité disparue. C'est sans compter sur la ténacité d'Anubis qui ne se laisse pas doubler si vite. Le contenu de ce coffret se compose de 21 épisodes répartis comme suit:
La qualité de ce coffret est en tout point identique aux précédentes. L'image est d'une excellente facture, avec un beau contraste dans les scènes bien éclairées et assez bien balancée pour les scènes plus sombres. Le format panoramique, qui n'apparaît pas souvent lors des diffusions télévisées, donne un aspect encore plus cinéma à la série. La bande sonore offre une très bonne sonorité et les effets ambiophoniques prennent leur place uniquement lors des scènes d'actions et de combats. Les menus sont statiques.
Nous retrouvons les suppléments dispersés sur les cinq disques. Une piste de commentaires est disponible avec chaque épisode, mettant en avant les différents protagonistes de la série, comme les réalisateurs Peter DeLuise, Martin Wood, certains producteurs et certains acteurs. Les anecdotes de tournage sont nombreuses ainsi que des détails techniques. Parfois, on se perd un peu dans les explications, mais dans l'ensemble cela reste intéressant. Nous avons aussi droit à une galerie de photos sur chaque disque et à des documentaires de production pour quelques épisodes: "Fragile Balance", "Death Knell", "Avenger 2.0", "Space Race" et "Lost City". Leur qualité est malheureusement irrégulière (celui de "Fragile Balance" paraît même inutile). Mais quand ils sont bien faits, on en apprend un peu plus sur les coulisses de la série et de son tournage dans les environs de Vancouver. Enfin, quatre portraits des acteurs principaux, presque comme des journaux intimes, complètent la série des suppléments. Richard Dean Anderson, Amanda Tapping, Michael Shanks et Christopher Judge y racontent leur approche de l'histoire, de leur personnage, mais aussi d'autres sujets tels que la cohabitation avec les autres acteurs ou même leur passion en dehors du tournage.
Je recommande tout particulièrement l'épisode "Fragile Balance" où un jeune acteur d'une quinzaine d'années, Michael Welch, personnifie Jack O'Neill à cet âge-là, le colonel ayant subi un enlèvement par les extraterrestres, mais ces derniers ont fait une petite erreur d'âge en le remettant sur Terre. Le jeune acteur rend parfaitement bien les mimiques et les intonations qu'Anderson donne à son propre personnage. Il y est excellent. Et il n'y a pas que moi qui le dis. Quant au dernier épisode, exceptionnellement de 90 minutes cette fois-ci, il nous offre une belle histoire de sacrifice pour sauver les siens, sans parler de grandes scènes d'attaques sidérales (et terrestres). En artiste invité, Ronny Cox (Total Recall, Robocop) nous offre une fois de plus un rôle de pourri qu'on voudrait vite voir disparaître. Et surtout, la porte est grande ouverte pour la petite sœur Stargate: Atlantis qui a justement pris son envol à la même époque que la huitième saison de SG-1. La découverte proche de la cité disparue d'Atlantis (je ne vous dis pas où) sera donc le point de départ de la nouvelle série. Encore faut-il que l'équipe de SG-1 soit recomposée en entier, car, suspense oblige, nous terminons cette saison avec un membre en moins. Vivement la huitième saison pour en savoir plus.
| Film | 9 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |