Stargate SG-1
Season Nine
MGM Home Entertainment

Producteur: Richard Dean Anderson
Année: 2005
Classification: G/PG
Durée: 872 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 5 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
24 septembre 2006

Il va bien falloir s'y habituer et juger avec honnêteté les futures saisons de Stargate SG-1. En effet, pour la plupart des amateurs, la série telle que nous l'avons connue s'est dans un sens terminée avec la saison huit, comme je l'explique dans la critique de cette dernière. Avec la saison neuf, que nous allons découvrir ici, commence une nouvelle ère. Et si on y réfléchit bien, ce n'est pas plus mal. Une fois la déconvenue passée (principalement avec le départ du Colonel O'Neill, interprété par Richard Dean Anderson), on y regarde d'un autre œil et on se dit que c'est ainsi dans la vie quotidienne : tôt ou tard, il faut de la relève. Et c'est le cas dans Stargate SG-1.

Rattrapant le retard de l'année dernière, 20th Century Fox (qui distribue maintenant MGM au lieu de Sony Pictures) nous propose donc la saison neuf de SG-1 à peine quelques mois après la sortie de la saison huit, ce qui plaira certainement à beaucoup d'admirateurs. Cette saison comporte vingt épisodes qui ont été diffusés pour la première fois sur le réseau américain Sci-Fi de juillet 2005 à mars 2006, avec une coupure entre septembre 2005 et janvier 2006. Ce sont les épisodes portant les numéros 175 à 194.

Petit rappel de la situation avec les personnages : Le général Hammond ayant été nommé à d'autres fonctions, c'est le colonel Jack O'Neill (Anderson) qui a pris la tête de la base SGC en même temps que le grade de général. Du coup, il ne participe plus beaucoup aux missions, ces dernières étant principalement attribuées à Teal'c (Christopher Judge), le lieutenant-colonel Carter (Amanda Tapping) et le docteur Daniel Jackson (Michael Shanks). Lors du dernier double épisode de la saison précédente, nous avions assisté à un épilogue surprenant où un voyage temporel avait beaucoup affecté l'équipe SG-1 (et avait aussi fait croire à la fin de la série). Il va donc falloir s'habituer à quelques nouveautés dès l'actuelle saison neuf, mais qui sont, comme je l'ai dit, nécessaires et finalement bien intégrées. Par contre, il va falloir une certaine ouverture d'esprit pour l'accepter et se rendre compte que ça fonctionne.

Nous débutons cette nouvelle saison par un épisode triple, ce qui est plutôt rare. C'était peut-être nécessaire pour mettre en place les nouveautés et ne pas trop faire peur aux amateurs de SG-1. Et en prenant le temps de bien analyser ces nouveautés et les parties du scénario, on s'aperçoit que c'est assez bien ficelé. C'est ainsi que le Lieutenant-colonel Cameron Mitchell (Ben Browder) arrive à SGC après son héroïque bataille contre Anubis (saison sept) pour, croit-il, faire partie de l'équipe SG-1. En fait, il en devient le principal responsable, sous l'autorité du général "Hank" Landry (Beau Bridges), lui-même remplaçant du brigadier général O'Neill, affecté à d'autres fonctions par le président. Mitchell est honoré par cette promotion, mais déchante rapidement : il doit aussi former une nouvelle équipe SG-1, l'ancienne ayant été complètement démantelée. Cela le décourage énormément et décide de rencontrer les anciens membres pour essayer de les faire revenir. Mais Teal'c est retourné sur sa planète pour constituer un nouveau parlement, Carter est affectée à la Zone 51 (Area 51) où elle supervise la mise en place d'un nouveau système de propulsion et Jackson, encore à SGC, fait ses bagages pour aller retrouver la mission sur Atlantis (entendre Stargate Atlantis). Sans dévoiler de bien grands secrets, les trois anciens équipiers réintégreront le SGC, Carter ne revenant complètement qu'au bout du sixième épisode.

Ce qui est plutôt bien apprécié, et qui certainement permet la survie de la série, c'est que les personnages qui disparaissent le font dans l'histoire de SGC et pas forcément dans la série. Il est normal qu'un militaire soit transféré ou déplacé. C'est exactement ce qui se passe ici et donc le personnage peut se retrouver au hasard des épisodes. Ainsi, principalement dans le triple épisode du début, on retrouve Jack O'Neill (Anderson) dans certaines scènes (ce qu'il fera à nouveau dans la dixième saison, notamment lors du 200e épisode, qui a été diffusé à la mi-août 2006). Dans le double épisode de la mi-saison, c'est le général Hammond (Don S. Davis) qui sera présent. Tout comme plusieurs autres personnages qui vont et viennent. Cela donne un aspect plus "naturel" à cette série, ce qui permet des changements inévitables, mais bien intégrés. Il y a aussi un autre personnage qui revient dans cette neuvième saison (après un court passage dans la huitième) et qui sera encore plus présent dans la prochaine : Vala Mal Doran (Claudia Black), une Goa'uld aux allures et aux manières plutôt marginales, à la limite de la voleuse compulsive et de l'opportuniste supportant mal l'esprit d'équipe. Les plus perspicaces reconnaîtront certainement en Ben Browder et Claudia Black deux des personnages d'une autre série de science-fiction du réseau Sci-Fi, Farscape. Enfin, dans d'autres rôles récurrents, on retrouve Gerak (Louis Gosset Jr), un responsable Jaffa et le docteur Carolyn Lam (Lexa Doig) qui est aussi la fille du général "Hank" Landry (et la femme de Michael Shanks dans la vie).

Malgré les changements dans la distribution et l'histoire, les coffrets restent dans le même esprit et complètent bien ceux déjà parus, surtout depuis leur format plus mince. Nous avons donc toujours cinq disques logés dans trois boîtiers minces, le tout glissé dans un fourreau de carton gardant le même graphisme. Seule l'image de Richard Dean Anderson a disparu. Les épisodes nous sont présentés au format panoramique anamorphique et la qualité de l'image est bonne, sans être formidable. De légers fourmillements et des plans trop sombres sont parfois visibles. Réapparue avec la saison huit, la piste française est toujours présente, pour notre plus grand plaisir, même si elle n'est qu'au format Dolby Stéréo, comparée à l'anglaise au format Dolby 5.1. Les pages de menus reprennent le même graphisme que l'on connaît des saisons précédentes. Ils sont toujours statiques et muets.

Les suppléments sont toujours bien présents. On retrouve ainsi des pistes de commentaires pour chacun des épisodes. À l'instar des autres saisons, ces pistes sont très différentes puisque nous n'y retrouvons pas toujours les mêmes intervenants, qui peuvent être soit le réalisateur de l'épisode, un ou plusieurs membres de l'équipe technique, un producteur, un scénariste et même des acteurs. Il est donc difficile pour cette raison de rapporter ici un résumé clair de leurs interventions, mais en raison justement des origines diverses, ces commentaires ont chacun un intérêt particulier et donc différent. Une bonne occasion de revoir les épisodes d'un autre œil. Les autres suppléments sont dispersés sur chaque disque. Ainsi, sur le premier, nous avons le documentaire de production "It Takes a Crew To Raise a Village" où nous pénétrons dans les secrets du décor du village médiéval utilisé dans le double épisode "Avalon" et où nous apprenons aussi qu'il s'agit d'un décor multifonctionnel qui se modifie facilement et qui sert autant à la série SG-1 qu'à sa série parallèle Atlantis. Un décor qui a bénéficié d'un standard de fabrication plus élevé en raison de cette utilisation multiple. Sur le même disque, nous poursuivons la série "Directors Series" avec cette fois-ci Andy Mikita sur le tournage de Avalon. Sur le deuxième disque, nous partons à la découverte du département des accessoires de tournage de SG-1. Autant dire qu'ils sont nombreux, allant des nombreuses armes de styles différents, des parties de décor aux intérieurs des vaisseaux. Il faut des corps de métiers qui savent travailler le bois, le plastique, mais aussi l'électronique et l'informatique. Pour "Directors Series", c'est l'épisode "The Power That Be" et le réalisateur William Waring que nous suivons cette fois-ci.

Poursuivons la liste des suppléments avec le troisième disque. Après les accessoires, c'est le département des effets spéciaux que nous visitons. Peter DeLuise, producteur et réalisateur, nous explique ici la différence entre un effet visuel (créer quelque chose qui n'existe pas) et un effet spécial (plus généralement les explosions, les effets de destructions, les décors qui bougent, etc.). Pour "Directors Series", nous allons derrière les caméras de "Prototype" avec Peter DeLuise qui en est le réalisateur et qui nous explique l'importance du personnage, donc de l'acteur, que l'équipe de SG-1 trouve congelé et qu'elle ramène à la vie. Sur le disque quatre, le documentaire présent nous permet de mieux connaître l'acteur Ben Browder et surtout son arrivée dans le premier épisode Avalon. De nombreuses séquences filmées durant le tournage ainsi que plusieurs témoignages de l'acteur lui-même (dont des réponses à des questions posées antérieurement par des fans) complètent ce segment. Puis c'est le réalisateur Ken Girotti qui nous parle de son travail sur l'épisode "Ethon" où l'équipe SG-1 doit intervenir dans une guerre qui dure depuis des années et qui menace indirectement la Terre. Enfin, sur le cinquième disque, le documentaire nous fait rencontrer le producteur exécutif Brad Wright, celui qui est en grande partie à l'origine de cette fantastique aventure qu'est la série Stargate SG-1, la plus longue série de science-fiction produite aux États-Unis. Il nous fait partager sa passion et répond lui aussi indirectement aux questions posées par des admirateurs. Finalement, nous rencontrons le réalisateur Roger Cooper qui nous parle de l'épisode "Crusade" et de l'importance de son histoire dans la lignée de SG-1. Il faut aussi préciser que chaque disque comporte une galerie de photos et de dessins de production.

Le contenu de ce coffret se compose de 20 épisodes répartis comme suit :

Après donc une certaine hésitation, il faut bien convenir que la nouvelle apparence de Stargate SG-1 ne devrait pas décevoir tant que ça. Malgré son nouveau rôle principal, Ben Browder ne prend pas toute la place et c'est avec un certain plaisir que l'on retrouve une ambiance bon enfant, qui a fait une partie du succès de la série. Le nouveau "pitre", remplaçant dans un sens Anderson, est le docteur Daniel Jackson. Il est donc important de prendre un peu de recul pour apprécier cette neuvième saison qui part dans une nouvelle direction : la quête du Graal. Autant dire que les aventures ne manqueront pas, de même que les allers et retours dans le temps, après les nombreux dans l'espace. Enfin, ne pas oublier de mentionner le décalage entre ces coffrets et la présentation de la série à la télévision québécoise, qui reste avec plusieurs saisons de retard.


Cotes

Film9
Présentation3
Suppléments9
Vidéo7
Audio8