Alors que Secret Service fermait la série des "Supermarionation" de Gerry Anderson, l'épopée de science-fiction "Terrahawks" annonçait la nouvelle ère de "Supermacronation". Sous ce nom aussi évocateur que le précédent, se cachait une nouvelle technique qui utilisait aussi des marionnettes, mais sans fils apparents cette fois-ci. Après avoir fait une incursion remarquée dans les séries de science-fiction "normales" avec notamment U.F.O. au début des années 70 avec 26 épisodes et surtout la très acclamée Space 1999 entre 1975 et 1977, avec 48 épisodes, Gerry Anderson refait un petit plongeon dans ses amours de jeunesse, à savoir les marionnettes avec "Terrahawks", en 1983.
Nous sommes en 2020. Zelda, un androïde à l'allure de sorcière, originaire de la planète Guk, vient de détruire la base terrienne à la surface de Mars, à l'aide d'une armée d'autres robots. En provenance d'horizons aussi divers que variés, les cinq soldats qui doivent mener une mission contre Zelda sont prêts à livrer le combat. On y retrouve Hawkeye, de son vrai nom Hedley Howard Henderson, américain d'origine doté d'une vision informatisée suite à un accident dans son enfance. Ensuite Hiro, un Japonais, recueilli sur le Mont Fuji alors qu'il était enfant par des sages d'un temple où il a développé une intelligence phénoménale. La très colorée Kate Kestrel, originaire de la Martinique mais qui a passé son enfance au Canada est une pilote de vaisseau hors pair. L'Anglaise Mary Falconer est devenue une experte en pilotage, mais aussi une brillante scientifique suite à ses études. Enfin, le docteur "Tiger" Ninestein, responsable du groupe, a une histoire encore plus complexe. Il est en fait l'un des neuf clones du professeur Ninestein qui ont été élaborés en secret au Texas au début des années 70. N'oublions pas les "Zéroïds", robots sphériques, se déplaçant en roulant, qui sont les soldats de l'équipe des Terrahawks.
La technique utilisée, même si les fils ont "pratiquement" disparu, reste quand même très proche des autres productions de la même équipe. De plus, l'histoire de Terrahawks reprend de nombreux points communs avec "Thunderbirds", comme la base dans l'espace et la base secrète cachée sous terre quelque part. Mais, comme je le laisse sous-entendre, cette technique n'a semble-t-il pas beaucoup évolué en vingt ans, délai qui sépare les deux séries. Et j'avoue même être un peu déçu du résultat. On aurait espéré voir une différence. Ce n'est pas le cas. Les manipulations des marionnettes ne sont pas toujours adéquates et les vaisseaux donnent aussi l'impression d'être moins bien dirigés.
Voici le contenu du coffret. On notera l'humour présent avec plusieurs titres en référence à des pièces célèbres du cinéma ou de la télévision :
La qualité de l'image que l'on retrouve sur ces cinq DVD est malheureusement plutôt mauvaise. Aucune restauration visible ne vient améliorer notre visionnement. Et pire encore, on constate que le transfert a été fait depuis un support en PAL (standard télévisuel de l'Angleterre) puisqu'on s'aperçoit, principalement lors du générique, qu'il manque une partie de l'image à droite (et parfois à gauche), signe distinctif d'un tel transfert vers le NTSC. Vraiment dommage. Même si la seule bande sonore, anglaise, disponible est d'assez bonne qualité, elle ne viendra pas redorer le problème vidéo. Aucun sous-titrage n'est offert, ni pour malentendants. Les menus sont quant à eux de bonne figure, colorés et bien affichés.
Les suppléments sont répartis sur les cinq disques. On trouve ainsi les commentaires du réalisateur des effets spéciaux, Steven Begg, sur "From Here to Infinity", les commentaires du réalisateur Tony Bell et du producteur associé Bob Bell sur "Gunfight At Oaky's Corral", un diaporama de photos de production commenté par Steven Begg, une série de photos de Tony et Bob Bell aux Studios Bray, le code "10" Terrahawks, l'histoire des Terrahawks, une description des personnages et des fiches techniques sur les véhicules utilisés. Lors des commentaires, les participants expliquent surtout le côté technique du tournage, ce qui est toujours intéressant. Parfois, ils y vont d'anecdotes de tournage, ce qui est courant.
C'est donc avec un certain regret de que je découvre cette série, tirée de la longue lignée des productions de Gerry Anderson. Et c'est un double regret puisqu'outre la qualité moyenne de la série, son transfert sur support numérique n'est vraiment pas à la hauteur. Dommage, car cela aurait pu donner une meilleure saveur. Tant pis, nous la prendrons comme elle est. Car un amateur saura toujours faire passer sa peine.
| Film | 6 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 7 |