"Thorn Birds" (ou "Les oiseaux se cachent pour mourir", le nom que la plupart des gens d'ici la connaissent) a été une des miniséries les plus regardées de son époque. Alors que j'étais plutôt en âge d'écouter les Transformers, elle ne m'intéressait pas vraiment... et de toute façon mes parents ne m'auraient pas permis de rester tard debout et encore moins d'écouter ce mélange d'histoires sensuelles, de scandales et de désir. Maintenant, Warner me permet d'apprécier ce qui a été tiré du roman de Colleen Mccullough, un livre qui s'était classé en 1977 au deuxième rang des bestsellers derrière le livre The Simarillion de J.R.R. Tolkien! Une histoire d'un amour fou entre deux personnes à laquelle une tonne d'obstacles y est ajoutée pour empêcher leur bonheur.
L'histoire couvre soixante ans de la vie de Ralph de Bricassart (Richard Chamberlain), un prêtre qui a été envoyé en Australie pour ses opinions différentes des autres. Dans cette contrée lointaine, il rencontre le diable en chair et en os dans le corps de Mary Carson (Barbara Stanwyck) qui tente de le faire dévier du droit chemin et le forcer à devenir cardinal pour son propre plaisir. Il résiste assez facilement à cette vielle dame, mais ce ne sera pas aussi facile de résister à sa nièce Meggie Cleary (Rachel Ward / Sydney Penny - jeune), mais tout de même. Mary le sait et lui fait du chantage et va même à faire tout son possible pour le faire devenir cardinal dans son testament. Oh la méchante! Alors que nous croyons que le père Ralph en a fini du chantage, voilà que Meggie veut son cœur à elle seule et non partagé avec Dieu.
Meggie est en amour depuis toujours avec le père Ralph et ce dernier trouve de plus en plus difficile de lui résister. Cependant, l'archevêque Vittorio Contini-Verchese (Christopher Plummer) le pousse à devenir évêque tout en le faisant voyager pour améliorer ses talents de diplomate, ce qui aide un peu à changer les idées qui lui trottent dans la tête... mais à peine. Meggie essaie d'oublier Ralph en mariant un beau mec qui passait dans le coin. Nous le voyons dans son visage qu'elle fait vraiment cela pour se "venger" de son premier amour. Mais son mari, Luke O'Neill (Bryan Brown) n'a d'amour que son travail et ne manque pas une seconde de celui-ci au dépend de sa nouvelle femme qu'il ne verra que quelques fois pendant deux ans. Durant une de ces fois, elle tombe enceinte de lui, ce qui le met pas mal en rogne. Heureusement, elle habite avec un gentil couple de Queensland qui prent aussi bien soin d'elle autant qu'elle prend soin d'eux. Ils comprennent que Meggie et que Ralph (maintenant archevêque) sont en amour et arrangent une rencontre dans laquelle Ralph ne sait plus vraiment s'il aime plus Dieu que Meggie. Encore une fois Meggie utilise une ruse pour tomber enceinte de Ralph et l'enfant qui naîtra (en secret de son père) sera son morceau à elle de l'homme que Dieu lui a volé... mais Meggie continuera à payer cher son amour sans fin pour Ralph, même indirectement, même après 20 ans sans le voir, même s'il est finalement devenu cardinal. Sortez votre boîte de kleenex!
Plusieurs lèvent le nez sur cette minisérie (histoire d'amour, Chamberlain, etc..), mais pour ma part, je me suis laissé très facilement charmer par l'histoire et ses retournements. Même ma femme riait de moi en disant que je sors mon côté rose pour écouter cela. Peut-être bien, mais c'est moi qui a pu donc profiter d'une très bonne série! Barbara Stanwyck y est tout à fait surprenante (épeurante!) dans son rôle de la méchante Mary Carson. En fait, tout le monde est bon dans son rôle et je ne verrais pas personne d'autre dans chacune des positions. Ils sont tous à l'aise dans leur rôle et parlent avec leurs gestes et non seulement leurs paroles. Rachel Ward et Bryant Brown jouaient leur rôle avec réalisme sur le plateau de la série, parce qu'ils tombaient graduellement en amour l'un de l'autre entre les prises! Dans leur rôle respectif, leur mariage n'a pas duré, mais dans la vraie vie, ils sont toujours ensemble avec trois enfants! Le comble du romantisme! Les rôles principaux avaient été offerts à un tout différent style d'acteur avant que le choix s'arrête sur ceux que nous connaissons. Le rôle de Mary Carson avait été proposé à Audrey Hepburn, celui de Meggie à Jane Seymour et celui du père Ralph à Peter Strauss. Intéressant!
Il y a un peu plus de huit heures de programmation dans cette minisérie, mais le temps passe très vite lors du visionnement. J'ai essayé de me limiter à un côté de DVD par jour question de ne pas passer huit heures devant la télévision, mais je n'ai pas pu résister d'écouter les quatre dernières heures en ligne! Lors de sa diffusion originale en 1983, "The Thorn Birds" avait produit des cotes d'écoute astronomiques. Plus de 130 millions de téléspectateurs ont suivi la première de la série durant cinq soirées et un très grand nombre de Québécois ont visionné la version française (qui n'est malheureusement pas disponible sur ces DVD). De grands prix pleuvaient sur les artisans de film dont quatre Golden Globes, cinq Emmy et des tonnes de nominations. Après ça, la série fut rediffusée des dizaines de fois. Maintenant, c'est au tour d'une nouvelle génération de la découvrir sur DVD.
La qualité vidéo de la série varie d'une scène à l'autre. J'ai vu une scène où un des angles de caméra contenant des artéfacts de compression, le suivant n'en avait pas et le retour au premier angle ramenait le même genre d'artéfacts. Il y a aussi quelques points blancs ici et là, mais rien de flagrant... même que si je n'avais pas vraiment chercher à les voir, qu'ils auraient passé tout à fait inaperçus. La piste sonore n'a rien d'excitant et ne devrait pas l'être non plus puisque les effets sonores ne sont pas les principaux acteurs de ce film. Le son est bien calibré sans signe de faiblesse. Une chose qui m'a "fatigué" dans ce transfert, c'est la présence des bandes-annonces au début et à la fin des épisodes pour annoncer ce qui s'en vient, tout comme ils ont fait à la diffusion originale. Quant à moi, j'aurais laissé faire celles-ci puisque nous visionnons présentement le DVD et aucun besoin de nous intéresser de voir l'épisode puisque nous sommes déjà propriétaires du DVD. C'est quelque chose qui aurait pu se retrouver dans la section des suppléments au lien de manger le précieux espace sur le disque qui aurait pu servir àà donner un léger supplément de qualité au reste de l'épisode. Mais ce n'est qu'un détail.
Comme unique supplément, il y a un documentaire commémoratif nommé "Old Friends, New Stories" dans lequel les acteurs Richard Chamberlain, Rachel Ward et Bryant Brown ainsi que le producteur de la série, David L. Wolper, échangent des anecdotes et leurs meilleurs moments avec nous. Ces interviews sont très intéressantes et un plus à l'histoire. Rien de promotionnel dans cela et c'est très bien!
En 1996, une suite nommée Thorn Birds: The Missing Years fut produite sans obtenir le même succès. Richard Chamberlain y reprenait son rôle, mais l'actrice Amanda Donohoe remplaçait Rachel Ward dans le rôle de Meggie. La chimie de la série originale n'y était plus. "The Thorn Birds", l'original, est un incontournable pour votre collection romantique (c'est la St-Valentin bientôt) et pour encore une fois affirmer que Chamberlain est vraiment le roi des miniséries!
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