Torchwood
The Complete First Season
Warner Home Video / BBC Video

Créateur: Russell T Davies
Année: 2006
Classification: 14A
Durée: 637 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 7 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
23 janvier 2008

Suite à l'extrême popularité de la série Doctor Who en version ressuscitée (car une première mouture de cette série de science-fiction culte de la BBC avait en fait existé de 1963 à 1989), les producteurs de BBC-Wales et le créateur/scénariste Russell T. Davies décidèrent d'extraire un des personnages secondaires de la première saison et de lui donner une série dérivée bien à lui. C'est ainsi que naquit "Torchwood" sous le commandement du Capitaine Jack Harkness (John Barrowman).

Pour bien implanter la série et lui donner de la crédibilité dans les cercles de fanatiques du bon vieux Docteur, on ajouta même quelques pistes et quelques références dans les séries subséquentes de Doctor Who, allant même jusqu'à expliquer la création de l'institut Torchwood par la reine Victoria! Mais peu importe ses origines (Torchwood est en fait un anagramme de Doctor Who!) et peu importe si vous connaissez sa genèse ou pas, la série "Torchwood" est une entité qui se tient seule par elle-même et qu'on peut donc aborder sans antécédents.

Qu'est-ce que Torchwood? Torchwood est un groupe de cinq personnes formant une équipe de superflics chargés d'enquêter (et de couvrir le cas échéant) sur les phénomènes extra-terrestres et paranormaux ayant occurrence aux environs de Cardiff au Pays de Galles. Pour faire taire les cyniques qui soupçonneraient l'improbabilité d'une telle concentration d'événements étranges dans une ville habituellement si tranquille (alors que rien ne se passe ailleurs sur la planète!) et qui ajouteraient que c'est seulement pour limiter les coûts de production puisque la série y est produite, les créateurs ont réussi à expliquer le phénomène en inventant un point central dans la ville qui est en fait une fissure dans la fabrique de l'espace-temps. Mieux encore, ils ont construit le bunker ultra-secret de Torchwood juste autour de cette fissure permettant à toutes sortes de créatures extra-terrestres et de phénomènes temporels étranges de surgir juste sous le nez des membres de l'équipe d'enquêteurs.

Les cinq comparses doivent donc, épisode après épisode, affronter et contenir des invasions de microbes rendant les gens sexuellement avides, d'une créature de l'espace ayant forme humaine (et pulpeuse en plus!) cherchant l'amour avec une terrienne, de dangereuses fées à la recherche d'une consoeur perdue, d'une tueuse cybernétique et autres fils de Satan. Évidemment, les moyens financiers étant limités, plutôt que de s'encombrer de costumes et de maquillages complexes ou d'effets spéciaux grandioses, on retrouve souvent les créatures extra-terrestres ayant élu domicile dans des corps humains, limitant ainsi l'aspect merveilleux à une simple lumière ou boule de feu sortant de la bouche de l'acteur. Mais il ne faut pas leur en tenir rigueur, car l'emphase a été mise sur les cinq personnages principaux et leur façon de réagir en temps de crise. On a même osé pousser la complexité des personnages (il était temps dans ce monde de science-fiction télévisuelle truffé de héros stéréotypés!) en incorporant des éléments importants des scénarios selon telle ou telle caractéristique de tel ou tel personnage. C'est ainsi que la série débute avec une des membres de l'équipe Torchwood commettant des meurtres à l'aide d'un artefact extra-terrestre qu'elle est supposée utiliser pour aider l'humanité, puis on poursuit avec un autre membre tombant amoureux (et mettant la planète en danger) d'une femme-robot. On retrouve aussi un chef d'équipe ouvertement bisexuel (et immortel), une membre de l'équipe ayant une aventure lesbienne avec une femme-extraterrestre, deux autres compagnons ayant des relations extra-maritales, et un dernier n'hésitant pas à tuer ou blesser ses collègues pour obtenir raison lors d'un argument! Il y a même un épisode mettant en vedettes de jeunes enfants avec une fin très dramatique (et très belle), là où on s'attendait à un dénouement heureux et où n'importe quelle autre série aurait arrangé les choses pour le mieux...

Bref, on ne peut dire que la série soit politiquement correcte ni qu'elle plaira à tous tant par ses histoires que par ses personnages extrêmes. Ça reste cependant de l'excellente télévision, mélangeant à la fois suspense, science-fiction, enquêtes policières, gadgeterie électronique, psychologie humaine et drame.

En suppléments on retrouve un disque complet de revuettes (appellé "Torchwood Declassified" et mélangeant entrevues d'acteurs, de scénaristes, de producteurs et d'extraits des épisodes ainsi que des moments sur le plateau de tournage) plus pas moins de quatorze revuettes réparties sur les six autres disques du coffret. Ces revuettes sont séparées par thèmes, tels "Sex, Violence, Blood and Gore" s'attardant à comprendre la mise en scène des batailles et des cascades ou "On Time" analysant le concept de voyage temporel ou d'apparitions venues du passé dans certains épisodes. Tous ces suppléments ont le même format entrevues-extraits-making of et diffèrent seulement par les sujets abordés dans chacun d'entre eux.

On retrouve aussi un bêtisier, des scènes retranchées au montage, des commentaires des principaux protagonistes pour tous les épisodes et un journal vidéo du comédien américain John Barrowman (Capitaine Jack Harkness), le leader du groupe. Bref une possibilité pour les mordus de passer des heures et des heures à analyser et à mieux comprendre la série et la magie derrière sa création.

Comme la qualité de l'écriture, la qualité vidéo est aussi excellente. Des couleurs riches et bien chaudes, même dans un décor volontairement gris et sombre, des détails pointus et des contours bien définis. L'éclairage passe parfois rapidement de cru à stylisé, mais on a réussi à bien maîtriser ces changements brusques de luminosité et de qualité de lumière pour le transfert DVD. Pour l'audio, un bon son direct combiné à un bon montage sonore, mêlant habilement musique, ambiances sonores et dialogues, nous donne un excellent résultat. Les fréquences sont toutes bien représentées et bien balancées, les voix sont pleinement perceptibles parmi l'amalgame de sons étranges et la bande son est globalement et à la fois chaleureuse et précise.


Cotes

Film8
Présentation8
Suppléments8
Vidéo8
Audio8