Plus ça change, plus c'est pareil? C'est l'adage du détective Dan Tanna (Robert Urich) qui cherche à coincer les méchants tout en faisant fondre les jolies filles lors des douze derniers épisodes de la première saison de la série télévisée américaine "Vega$".
Il n'y a rien de plus triste qu'une bonne idée qui n'est pas bien exploitée. C'est un peu le cas de cette œuvre produite par Aaron Spelling et écrite par Michael Mann. Sur papier, les péripéties semblent prometteuses alors que notre héros s'attaque aux voleurs, violeurs et assassins qui agissent à Las Vegas. Le résultat, sans nécessairement décevoir, n'est pas à la hauteur, avec des segments interchangeables et répétitifs, qui suivent sans cesse le même modèle, ce qui donne très peu de variété au sein de ces intrigues beaucoup trop lisses et simplistes. Même si les participations spéciales sont nombreuses et que quelques noms connus se succèdent devant la caméra (dont Mohammed Ali, Kim Cattrall et Leslie Nielsen), rien n'y change. Le tout se déroule dans l'indifférence, et ce, malgré la performance souvent suave et très second degré de Robert Urich. Au total, cette série s'est étalée sur trois saisons et 69 épisodes. Voici les 12 derniers complétant la première année qui se termine sans réel éclat:
Le soin apporté à l'image et au son n'a pas évolué d'un iota par rapport au précédent coffret. La piste sonore anglophone est toujours en mono et les voix généralement audibles semblent parfois un peu faibles. Manque de bol, il n'y a aucun sous-titre afin de tout saisir correctement. Assez drôle et purement descriptive, la musique fait sourire par ses airs synthétiques. Le plein écran aux couleurs et aux contours corrects ne fait pas toujours le poids devant ces contrastes trop sombres, ainsi que ce mélange de grain et d'égratignures qui apparaissent régulièrement à l'écran.
La pochette pimpante bien de son temps (1978 et 1979) montre les têtes d'affiche, qui comprennent le tombeur des dames, deux anciennes déesses (Phyllis Davis et Judy Landers), ainsi qu'un Tony Curtis qui fait pâle figure en propriétaire de casino. Le livret qui accompagne le tout vulgarise les aventures sans trop brûler de secrets. Le menu principal du DVD reprend statiquement le visage de quelques protagonistes, les accompagnant d'une mélodie plutôt cocasse. Le seul supplément disponible est un court résumé des différentes émissions à venir. Très pingre.
Même si la démonstration n'est plus dans la présentation (l'initiation propre à chaque nouvelle série) et que les personnages sont déjà familiers, les différents récits ne maintiennent que sporadiquement l'intérêt. Tout cela est la faute de ces scénarios qui n'évoluent guère et qui ne se suivent jamais réellement. Peut-être que les prochaines saisons seront plus excitantes, mais pour l'instant, "Vega$" est loin d'avoir une main gagnante.
| Film | 5 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 5 |