"Without a Trace" est encore une autre de ces séries aux épisodes "détachés", c'est-à-dire que chacun d'entre eux est indépendant et raconte l'histoire d'une nouvelle enquête, à la façon des Law & Order, CSI ou Criminal Mind (parmi tant d'autres).
L'équipe au cœur de cette série est une unité du FBI, celle des personnes disparues, qui enquête évidemment sur des disparitions. Ils doivent appliquer leurs techniques de "profiling" avancées pour retrouver leurs victimes et découvrir le fond de l'histoire, qu'elles aient été kidnappées, assassinées, commis un acte de suicide, ou tout simplement fugué. Leur technique est de dessiner sur un tableau, une ligne du temps reconstituant les 24 heures précédent la disparition. L'agent senior Jack Malone (Anthony LaPaglia) est à la tête de l'équipe, et a une seule règle : apprenez à connaître la victime pour connaître l'endroit où elle se trouve. Malone remplit à merveille son rôle de leader dans cette équipe, on le voit très bien par le dévouement qu'il porte à son équipe et ses membres. Il est doté d'un sens de l'intuition des plus aiguisés, et derrière ses apparences de dur à cuire, il cache une grande sensibilité, et on le ressent particulièrement lorsqu'il doit faire face à l'échec - les victimes ne peuvent pas tous être sauvés...
La sensibilité et la vulnérabilité de chacun des agents composant cette équipe et chacun des personnages est sans doute ce qui rend cette série si émouvante, malgré son sujet parfois lourd. Des dossiers difficiles à voir, difficiles à entendre, mais on voit que derrière tout ça, chacun des agents demeure un humain. Samantha Spade (Poppy Montgomery), la jolie blonde, devra faire face à ses propres démons lorsqu'elle sera atteinte d'une balle lors d'une enquête sur le terrain : avouer ses faiblesses durant les rencontres avec le psychologue du bureau sera une tâche très ardue pour elle, mais son retour au travail en dépendra. Vivian Johnson (Marianne Jean-Baptiste), la "maman" du groupe, devra concilier le travail et la famille, et aura beaucoup de difficultés à comprendre son fils adolescent. Danny Taylor (Enrique Murciano) pourra certainement lui donner quelques conseils, puisqu'avant de devenir un agent du FBI, ce dernier venait d'une famille peu aisée et a réussi à se sortir de la rue et de la misère, et à s'éduquer pour finalement en arriver à une carrière au sein de l'équipe. Complètement à son opposé, on a l'agent Martin Fitzgerald (Eric Close), qui a eu la chance d'avoir un père à la tête du FBI, qui a rendu son chemin facile... ou non. Tout le monde le juge selon la façon dont on assume qu'il s'est rendu jusqu'à son poste, et il ne l'aura pas facile non plus.
Plusieurs épisodes m'ont énormément touché dans cette saison, alors que d'autres m'ont moins accroché, je trouve que la série a le mérite d'aller toucher des sujets variés et parfois très d'actualité. L'épisode "Wannabe" raconte la dure épreuve qu'est le secondaire dans la vie d'Éric Miller, un adolescent mal aimé qui est la risée de son école. Après s'être fait humilier en ayant des photos de lui circulé autour de l'école, il tentera de s'enlever la vie de façon assez tragique. Un autre cas très poignant est l'épisode Shadows, où la tante de Martin disparaît, et qu'il apprend qu'elle aidait des gens atteints de cancers terminaux à mourir dans la paix et la dignité, ramenant ainsi le vif débat de l'euthanasie. D'autres épisodes relatent comment le gourou d'une secte simule son enlèvement pour faire parler de son groupe, ou encore met en scène un soldat blessé de la guerre en Irak, bref toujours des sujets très d'actualité.
Seules des scènes retranchées apparaissent sur cette édition à titre de suppléments, subdivisés sur les disques selon l'épisode auxquels elles se rattachent. Les 24 épisodes de la saison 2 se divisent ainsi, sur 6 disques :
Du côté technique, la qualité vidéo est acceptable, mais quelques défauts sont perceptibles : notamment, certains épisodes ont un bon niveau de détails alors que d'autres voient le niveau de contraste devenir un peu douteux. Au niveau audio, la piste de son est dynamique, alliant très bien les effets ambiants, la musique et les dialogues. Un bon usage de la trame sonore est fait pour augmenter l'effet émotionnel autour des scènes importantes.
En somme, une excellente série, avec des scénarios de grande qualité - le producteur exécutif est quand même Jerry Bruckeimer - des acteurs convaincants, et une ligne directrice très réussie. Une formule définitivement gagnante pour les saisons à venir.
| Film | 9 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |