Xena : Warrior Princess
Season One
Anchor Bay

Réalisateur:
Année: 1995
Classification: NR
Durée: 1080 minutes
Ratio: 1.33:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 6 (DVD-9) + 1 CD

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca Archambault.ca

Selon Alexandre Martin
26 mai 2003

La série télévisée "Xena : Warrior Princess", tout comme la série dont elle est issue, Hercules : The Legendary Journeys est un projet de Sam Raimi. Le producteur-réalisateur (ici uniquement producteur exécutif) a fait ses premières armes dans le monde du cinéma avec des films d'un style apparent, alliant aventures, horreur et humour. Ses plus grands succès du genre sont sans doute trilogie Evil Dead. Bien entendu, pour ces séries télévisées, le côté horreur est énormément atténué et se mêle davantage à l'humour. Avant que Hercules: The Legendary Journeys ne devienne officiellement une série, cinq films tournés pour la télévision ont été produits et dans le premier, "Hercules and the Amazon", c'est une certaine Lucy Lawless qui joue le rôle de la chef des Amazones, Lyla. Elle reprendra son rôle subséquemment lors de la première saison de la série télévisée dans l'épisode "Darkness Falls". Les producteurs, ayant grandement apprécié son talent, ses deux attraits physiques (je parle évidemment de ses yeux) ainsi que ses affinités et prouesses acrobatiques, ont ainsi décidé de lui faire jouer un autre personnage, celui de Xena, une princesse guerrière. Le premier épisode où elle paraît, toujours dans la première saison de Hercules the Legendary Journeys s'intitule conséquemment "The Warrior Princess". L'histoire de cet épisode est celle de Xena, une princesse tyrannique qui, voulant étendre son territoire, décide que Hercules doit mourir. Ce dernier, malgré les charmes et ruses de Xena, réussit à faire échouer ses plans. Dans le second épisode, "The Gauntlet", Xena se joint à Hercules pour défendre un village attaqué par sa propre armée, maintenant dirigée par son ancien lieutenant, Darphus, qui s'est monté contre elle. Dans le dernier épisode de la première saison, intitulé "Unchained Heart", Xena et Hercules joignent leur force pour combattre Darphus, nouvellement ressuscité par le dieu de la guerre, Ares. Des suites de leur victoire, les deux héros se séparent, même si mutuellement amoureux, pour permettre à Xena de réparer les torts qu'elle a commis par le passé, sous les conseils de Hercules. Notons qu'originellement, Xena devait mourir à la fin de cet épisode (permettant ainsi une fin plus mélodramatique et surtout plus logique; dans le scénario final, la raison de leur séparation est un peu boiteuse...), mais les producteurs, flairant une formule gagnante, ont décidé de réécrire le scénario pour la laisser vivre et qu'elle puisse ainsi devenir la vedette de sa propre série.

L'histoire générale de la série est donc celle de cette nouvelle Xena (Lucy Lawless) qui, cherchant sa rédemption, vient en aide aux opprimés et aux faibles. Elle est jointe dès le premier épisode par Gabrielle (Renée O'Connor), une jeune paysanne en quête d'aventures et plus tard, Joxer (Ted Raimi). Tous trois affronteront une panoplie d'êtres infâmes et méchants, en plus de constamment combattre le menaçant Ares (Kevin Smith), dieu de la guerre. Notons aussi la présence de Autolycus (Bruce Campbell), le prince des voleurs, avec qui Xena a beaucoup de fils à retordre, autant au niveau moral qu'amoureux et de Hercules (Kevin Sorbo) avec qui elle s'allie, le temps d'un épisode.

La première chose à bien comprendre avant d'écouter "Xena: Warrior Princess", est que, tout comme Hercules: The Legendary Journeys, la série ne se prend pas au sérieux. Que ce soit au niveau des bagarres, autant acrobatiques qu'irréalistes, ou des effets sonores excessifs. À ce sujet, les monteurs et mixeurs ont dû avoir un plaisir fou à travailler sur cette série. Les effets spéciaux sont abondants et relativement bien faits pour une série télévisée; encore une fois, il est important de souligner qu'ils ne doivent pas être pris au sérieux, ni être analysés en détail... Le contexte lui-même de l'histoire est sujet à la satire; on n'hésite pas à transformer un peu les légendes pour ridiculiser les divinités grecques (comme le faisait Offenbach dans ses opérettes). Le public visé par la série est très précis; les costumes suggestifs ne sont pas là par hasard, ni d'ailleurs l'ambiguïté homosexuelle entre Xena et sa compagne. Bref, il ne faut pas s'étonner du culte qui entoure cette série: tout comme les amateurs de "Star Trek" se font appeler les Trekkies, ceux de "Xena: Warrior Princess" se font appeler les Xenites.

Du côté sonore, on est en présence d'une piste encodée en Dolby Digital 5.1 (remixée par la même compagnie qui a fait celle de Highlander: Season One). Tous les canaux sont employés à leurs pleins pouvoirs; une attention particulière a d'ailleurs été portée aux enceintes ambiophoniques qui, en plus de nous plonger dans le plan sonore suggéré par l'image, sont sollicitées constamment pour des effets. Les dialogues sont toujours clairs, même si par endroits on note des démarcations flagrantes lors des transitions de postsynchronisation. Le canal dédié aux extrêmes-basses fréquences est utilisé à profusion, quoiqu'un peu faiblement. Notons finalement que le faible dynamisme en intensité, entre autres responsable de la sous-utilisation de ce haut-parleur, est une contrainte imposée par les réseaux de télévisions, ce qui laisse donc croire que cette piste sonore est plutôt un ré-encodage qu'un remixage complet.

Un des faits marquants lors de la diffusion originale de "Xena: Warrior Princess" en 1995 était la piètre qualité vidéo. Les couleurs manquaient de netteté et étaient changeantes par endroits, spécialement lors d'une forte luminosité. Il en était très dommage pour les splendides paysages néo-zélandais présents dans plusieurs scènes, qui n'avaient pas le rendu qui leur était dû. Après quelques recherches, il est cependant possible d'expliquer ce manque de qualité; les débuts de la production de "Xena: Warrior Princess" se faisant avec un minuscule budget, les producteurs ont décidé d'utiliser de la pellicule de 16 mm pour réduire les coûts (de la demi-pellicule, donc 2 fois moins coûteuse). Ainsi, à résolution égale, un grain sur la pellicule 16 mm apparaît quatre fois plus gros que sur celle de 35 mm et donc beaucoup plus visible. Il était inévitable que ce manque de netteté soit présent sur le DVD, peu importe le débit numérique employé lors de la compression de l'image. Ainsi, sur le DVD, on observe tous les défauts susmentionnés, en plus d'un énorme fourmillement à l'arrière-plan dans les larges zones claires, défaut de compression inévitable dans ces conditions. Du point de vue technique, le transfert est impeccable; pas de points blancs, pas de débordements de couleurs, pas de pixelisation dû à la compression et les noirs sont toujours bien purs et profonds, sans jamais être bloqués. De plus, la pellicule a été de toute évidence nettoyée, ne laissant aucune tâche et égratignure visibles sur l'image numérisée. Tout compte fait, on est en présence d'un excellent transfert, avec une image qui, même si d'une mauvaise qualité, est grandement supérieure à celle diffusée en 1995.

Comme supplément, le seul présent sur les DVD est une série de photographies du tournage, sur le premier disque. Aucune piste de commentaires, aucune entrevue, aucun documentaire de production, aucune bande-annonce. Très décevant pour une série qui avait fait tant d'adeptes et qui a encore beaucoup de loyaux "fans". Sur un CD-ROM à part, on a toutefois pris soin d'inclure la biographie et filmographie des acteurs et réalisateurs, un jeu-questionnaire sur Xena, ainsi qu'une encyclopédie intitulée "Xena Chronicles". Cette dernière est intéressante, permettant de rapidement accéder à une foule d'informations et de précisions à propos de tout ce qui englobe l'univers de la première saison de "Xena: Warrior Princess", que ce soit les personnages, événements, ou les épisodes. Un économiseur d'écran est aussi inclus. Notons aussi que le CD-ROM utilise la technologie "Flash", permettant que le contenu soit accessible à la plupart des plates-formes informatiques. Finalement, on a inséré dans le coffret une pièce de monnaie commémorative Xena, des coupons promotionnels ainsi que d'un livret avec des photos. Pour ce qui est des menus, ils sont tous très clairs et bien hiérarchisés. Le menu principal comporte une belle animation (une suite de séquences du film), ainsi que la musique caractéristique. Les sous menus sont statiques, avec des images de la série à l'arrière-plan.

Somme toute, une édition DVD respectable, mais dont les suppléments relatifs à la production sont étrangement absents. Espérons que les saisons subséquentes soient plus substantielles à ce niveau. Il est néanmoins toujours agréable de voir des séries télévisées se faire éditer en DVD, sous forme de saisons complètes. Dans le cas de "Xena: Warrior Princess", le seul moyen de voir ces épisodes était un abonnement au Club Columbia; cette nouvelle édition est nettement plus avantageuse, que ce soit au niveau du prix, du format ou de la qualité.

Les épisodes inclus sur ce coffret sont:


Cotes

Film7
Menu8
Suppléments6
Vidéo7
Audio9