"Vanishing Point" est ce genre de film qui passait à Ciné-Quiz durant l'après-midi dans les années 80. J'étais à peine âgé de dix ans lorsque j'avais attrapé à peu près le quart de la fin du film et j'avais trouvé cela extra! Mais pas moyen de savoir quel était le titre du film. En pensant à des "road movies", ce film me revenait toujours en tête (du moins la fin!) sans toutefois en savoir le titre. Même avec le fameux site web Internet Mouvie Database ne m'était d'aucune utilité pour le trouver. Voilà qu'il y a quelques jours, je met la main sur une pile de DVD pour en lire la description et voilà tout par hasard le film que je recherchais!
Je mettrais "Vanishing Point" dans la même catégorie que Gone in Sixty Seconds (l'original), mais sans les accidents d'autos. C'est une fuite des autorités en voiture superchargée comme il ne s'en fait plus. Kowalski (Barry Newman ) est un ex-policier, recyclé dans les courses de "stock-cars" et maintenant livreur de voitures. Il a aujourd'hui une Dodge Challenger R/T (440ci V8!!!) 1970 à livrer du Colorado à San Francisco. La route est longue, mais il prend quand même une gageure avec un de ses amis de livrer la voiture en un temps record. Pour se faire, il doit négliger de suivre le code de la route en plus de traverser le désert du Nevada loin des sentiers battus.
Super Soul (Cleavon Little), un animateur radiophonique aveugle, écoute les ondes de la police, rapporte la position des policiers et donne des conseils à Kowalski sur les ondes de son émission. Super Soul semble savoir ce que le héros de la route pense. Pendant que Kowalski est aux prises avec la police et les éléments du désert, Super Soul a quant à lui des problèmes avec des racistes qui veulent mettre fin à son émission.
Je dois vous dire que ce film n'a pas un grand scénario attaché après lui. Si vous recherchez des dialogues qui font du sens et tout ce tra-la-la, le remake réalisé en 1997 par Charles Robert Carner (avec Viggo Mortensen dans le rôle de Kowalski) sera probablement plus dans vos cordes (mais si vous l'avez manqué lors de son unique diffusion télévisée vous n'avez aucun moyen de le voir!). Mais ici, tous les éléments qui entrent dans la composition du film compensent amplement pour ce manque. Je pense entre autres au réalisme de la route avec un véhicule qui ne saute pas plus haut que ce que c'est supposé, qui manque d'essence qui fait des crevaisons et qui se salit dans la poussière du désert. Je pense aussi à la très bonne piste sonore soul qui accompagne notre voyageur tout le long de sa route. Une route sur laquelle défilent les paysages de la rivière Colorado, du désert du Nevada et des routes perdues dans le milieu de nulle part. Les personnages secondaires sont très intéressants, quoique très unidimensionnels. Kowalski rencontrera sur sa route J. Hovas (Severn Darden) et sa secte, un chasseur de serpents (Dean Jagger), des auto-stoppeurs gais (Anthony James et Arthur Malet) ainsi qu'une motocycliste nue (Gilda Texter - maintenant une costumière dans la vie!) qui semble en connaître beaucoup plus sur lui que les quelques retour en arrière de sa vie que vous avons dans le film.
Nous avons deux versions du film sur ce DVD, l'américaine de 98 minutes et la britannique de 105 minutes. Je n'ai pas vraiment vu les différences, mais il paraîtrait que l'actrice Charlotte Rampling faisait du pouce dans la version britannique. Le reste est probablement des scènes plus longues de la route. Les deux versions ont une bonne qualité visuelle quoique les scènes de route contiennent un peu plus de grain du film (et quelques petites grafignes) que les scènes intérieures. Beaucoup d'accentuation de contours est retrouvée parmi les artéfacts de compression contenus dans l'image à cause de la trop grande variation entre les couleurs pâles et foncées des paysages qui meublent les scènes. La musique de la piste sonore est très bien rendue en stéréo, mais pour ce qui est des effets sonores, j'aurais bien aimé une piste en Dolby Digital 5.1 pour avoir le bruit du moteur de la Charger dans mon haut-parleur d'extrême basse!
Comme suppléments, il y a une piste de commentaires du réalisateur du film qui est très monotone et plus le temps avance, plus l'intervenant a la voix rauque. Il est intéressant dans ses anecdotes qui n'ont pas toujours rapport à ce qui se passe à l'écran. Il nous raconte entre autres qu'il ne faisait pas de scénarimages pour ses scènes d'action et imaginait le tout sur place selon les locations trouvées. Il m'a fait sourire bien des fois! Les autres suppléments sont des bandes-annonces.
Donc, un film de moins sur la liste de ma jeunesse de longs-métrages de titre inconnu à retrouver. "Vanishing Point" est un film qui s'écoute et se réécoute très bien avec les amis ou en solitaire comme Kowalski. Je vous laisse à présent pour aller jouer à Need for Speed: Hot Pursuit 2 pour ressentir la vitesse et les chasses policières tout comme dans le film!
| Film | 7 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 6 |