"Walking Tall: Lone Justice" est le la suite de la suite du remake (de Kevin Bray avec Dwayne "The Rock" Johnson) de Walking Tall (de Phil Karlson avec Joe Don Baker) et le signe que cette série doit s'arrêter ici. La première suite avec Kevin Sorbo était bien, mais ce nouveau chapitre prend près des trois quarts du film à démarrer, et encore, pour laisser place à une histoire très mince remplie de violence quelques fois graphique.
Sorbo reprend le rôle de Nick Prescott qui n'est plus shérif, mais maintenant en couple avec l'agente du FBI Kate Jensen (Yvette Nipar), mère monoparentale de Samantha (Haley Ramm), douze ans et remplie de frustrations. Kate est en plein centre d'une enquête pouvant enfermer à tout jamais un seigneur de la drogue. Cependant, ses témoins clés sont tous assassinés et elle se retrouve l'unique témoin survivant. Sa vie est en danger et la fusillade de sa cachette n'en est qu'une preuve. Laissée pour morte par les criminels, elle se retrouve à l'hôpital sous la protection encore une fois de la police. Nick préfère l'amener avec lui pour sa protection, et ce, juste à temps, car on s'en venait lui régler son compte. Octavio Perez (Rodrigo De La Rosa) ne veut pas que personne ne le remette derrière les barreaux et traquera le couple pour les éliminer. En tout cas, nous sommes rendus bien loin des exploits originaux de Buford Pusser.
Étrangement, les rôles des vilains sont mieux écrits que ceux les héros qui sont plutôt vides, comme le scénario d'ailleurs qui semble avoir été écrit durant le tournage. Les scènes inutiles sont légion et mal interprétées. Je ne peux pas aller jusqu'à dire que les acteurs étaient laissés à eux mêmes, mais les figurants l'étaient. Nous n'avons qu'à regarder la scène de l'hôpital pour voir des infirmiers être surpris par une vitre brisée alors que dans le même corridor une bataille entre trois personnes sévit depuis près de cinq minutes, sans déranger ces gens dans leur discussion! Les séquences de combat de Sorbo rendent les prouesses cinématiques de Norris et Van Damme très grandioses tellement elles sont exécutées tout croches. Je dois cependant noter la performance dramatique de la jeune Haley Ramm qui est probablement le seul moment qui m'a vraiment touché dans le film. Vous l'avez déjà vu au cinéma dans le rôle de la jeune Jean Grey dans X-Men: The Last Stand. Mais encore là, le scénario est tout croche, alors qu'une jeune adolescente fais ses demandes et l'adulte s'exécute se sentant menacé.
Ce chapitre généralement très mal filmé, malgré quelques séquences signature qui très bien faites. Il y a cet effet de doublage de l'image très agaçant durant les séquences où les criminels préparent leur coup. Ce n'est pas beau et totalement superflu. De plus, tout le film est tourné avec caméra à l'épaule et des mouvements à la NYPD Blue qui deviennent franchement fatigants à la longue. Il y a beaucoup de grain dans l'image et celle-ci manque énormément de précision. Pour ce qui est de l'audio, la qualité varie d'une scène à l'autre. Généralement, c'est très acceptable, sauf à quelques endroits où une certaine réverbération se fait sentir (sur dans les séquences avec ce dédoublement d'image). Le seul supplément à bord de ce disque est une série de bandes-annonces dont la moitié nous est présentée à l'insertion du disque.
| Film | 3 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 5 |