A Man Called Horse
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Elliot Silverstein
Année: 1970
Classification: R
Durée: 114 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 10
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Sébastien Noël
3 mai 2003

"J'ai vu des indiens comme j'en ai rarement vus! Je vous le dis, ils étaient là avec leurs immenses chapeaux de plumes à danser et à tourner autour d'un homme qu'ils venaient de scalper avec plaisir." Ces images ont été maintes fois vues au cinéma, mais elles n'ont jamais été montrées d'une façon aussi réaliste que dans "A Man Called Horse". Le film raconte non seulement les rituels et les traditions des indiens, mais il fait prendre conscience des différences culturelles entre deux peuples et des moyens qu'il faudra prendre pour parvenir à vivre en harmonie. Un film touchant et historique!

"A Man Called Horse" est le premier volet d'une trilogie appelée à sortir dans sa totalité très bientôt en format DVD. Ce récit met en vedette le regretté Richard Harris qui joue un noble Anglais venu passer du temps à chasser des oiseaux dans les plaines riches du Dakota. Lors d'une chasse, John Morgan (Harris) se fait capturer par une bande de Sioux qui le prennent pour esclave. S'en suivra un désir de faire comprendre aux indiens qu' "il n'est pas un animal, mais un homme!". Morgan devra faire face à plusieurs épreuves et difficultés, afin d'obtenir le respect des Sioux et même faire partie de la tribu.

On a reproché à Hollywood de peindre souvent un portrait exagéré des indiens dans les westerns. "A Man Called Horse" constitue pour certains historiens un document fidèle du peuple sioux des années 1820. Le réalisateur a fait appel dans un premier temps à une vraie tribu d'indiens qui vivaient dans des réserves dans le Dakota du Sud. Les membres de la "Rosebud Sioux Tribe" ont recréé des immenses chapeaux de plumes et des maquillages de guerre conforment à ceux utilisés à cette époque. Les rituels, traditions, et les mœurs des Sioux sont paraît-il d'une étonnante ressemblance avec ceux pratiqués durant ces années. J'avais déjà lu que certains rituels amenaient les indiens mâles, qui voulaient obtenir la main de leur bien-aimée à subir diverses épreuves, afin de convaincre le reste de la tribu qu'il la mérite. Ce rituel est montré dans ce film d'une façon assez horrifiante lorsque Morgan (Harris) se fait suspendre, les pieds balançant dans le vide, par une corde reliée à deux pieux de bois enfoncés solidement dans la poitrine. Comme vous pouvez le constater, Richard Harris ne l'a pas eu facile dans ce film et force est d'admettre qu'il a réussi à me faire passer quelques frissons bien placés à plusieurs occasions. Le réalisateur du film, Elliot Silverstein, se défend avec raison d'avoir voulu provoquer les indiens par les actions racistes faites au noble Anglais. " Je n'ai voulu que montrer le désir animal de vouloir tout dominer et diriger".

Les paysages du Dakota semblent si attachants sur ce DVD que l'on peut imputer une bonne part de responsabilité au traitement efficace de l'image en numérique par les producteurs. Les pistes sonores impressionnent aussi par leur pureté et leur puissance. Bien peu de films peuvent se vanter d'avoir une piste Dolby Digital 5.1 et d'avoir une si grande sagesse (bientôt 33 ans). Lorsqu'on a un film complet et divertissant comme "A Man Called Horse", on peut oublier facilement l'absence de bonis. N'empêche qu'une bande-annonce du deuxième volet de la trilogie aurait probablement piqué ma curiosité.

Dans notre monde où les différences culturelles sont marquantes et parfois confrontées entre elles, une réflexion comme celle qui est présentée dans "A Man Called Horse" est intéressante et suscite un intérêt mérité. Je vous recommande fortement ce western à saveur historique.


Cotes

Film8
Menu6
Suppléments-
Vidéo7
Audio8.5