The Hunting Party
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Don Medford
Année: 1971
Classification: 18A
Durée: 111 minutes
Ratio: 1.85:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Daniel Cyr
5 juin 2005

"The Hunting Party" est un western méconnu qui va agréablement vous surprendre. La force de ce film, souvent lyrique, réside dans la dignité touchante de l'amour de Reed envers son otage (Bergen). L'histoire est bien simple... Un riche et très coriace propriétaire terrien, Brandt Ruger (Gene Hackman) considère sa femme comme son bien, dont il peut disposer à sa guise. Il est terriblement violent et bestial avec sa femme Melissa Ruger (Candice Bergen). Un jour Frank Calder (Oliver Reed) et sa bande kidnappent Melissa afin de toucher une rançon éventuelle. C'est alors que Brandt Ruger décide de partir avec quelques associés à la poursuite de ces voyous afin de reprendre ce qui lui appartient... sa femme. Il offre à ses compères le meilleur fusil au monde, le Sharps Borchardt. Cette arme de très grande précision de calibre 54. est le plus élaboré de tous les fusils. Non seulement il possède un télescope de très grande puissance, mais il tire une balle à percussion centrale dotée de la nouvelle poudre Dupont, avec une précision allant jusqu'à sept cent trente mètres. La partie de chasse peut maintenant commencer où le mot d'ordre est de tirer pour tuer...

Le désespoir et le désir de mort semblent chevaucher de concert dans ce film. Si la bande à Calder est désespérée, les chasseurs lancés à sa poursuite ne le sont pas moins. Cette meute de chacals conduite par un Gene Hackman, obsédée à traquer cette bande de vauriens qui a osé s'en prendre à son épouse, n'aura de répit tant qu'elle ne les aura pas éliminés jusqu'au dernier.

Le réalisateur Don Medford nous présente dans ce long-métrage un style qui s'apparente étrangement à celui de Sam Peckinpah où la violence est poussée à son paroxysme avec le réalisme de l'impact des balles sur les corps, utilisant le ralenti à la manière de Peckinpah afin de rendre les séquences encore plus spectaculaires.

Les scènes de tueries et de carnages montrent une dégoûtante violence où le sang gicle de partout. Un à un, les hommes de la bande à Calder tombent sous les balles de ces chasseurs sans foi ni loi. Dans son fond intérieur, Frank Calder sait qu'il est battu d'avance... il a pris depuis longtemps des arrangements avec la mort... il essaie juste de profiter de la pure satisfaction d'être avec Melissa et de vivre encore.

Le jeu d'acteur d'Oliver Reed est bouleversant et terriblement émouvant. Il y a une scène délectable d'une durée approximative de quatre minutes où nous voyons un Frank souhaitant apprendre à lire et son ami Doc Harrison (Mitch Ryan) qui mange des pêches, devant une Melissa obstinée à ne rien avaler; nos deux chenapans grimacent et savourent avec espièglerie les morceaux de pêches devant une Melissa complètement décontenancée... elle finira par succomber et enseignera l'alphabet à Frank. Curieusement, dans le film Nevada Smith d'Henry Hathaway, Steve McQueen aussi déguste des pêches tout en apprenant à lire avec le même livre.

Il faut dire que la musique très atonale du compositeur italien Riz Ortolani, mettant particulièrement l'accent sur la guitare, ajoute énormément de coquinerie à cette scène. Son approche s'harmonise énormément à celle d'Ennio Morricone par sa façon qu'il a de guider l'histoire du film en proposant différentes variantes instrumentales, d'une tonalité qui sonne avec passablement de dramatique. La grande force émotionnelle qui se dégage de cette musique au sein du film est indéniable. Il est aussi indiscutable d'affirmer que le film ne vaudrait certainement pas grand chose sans la superbe partition du maestro italien!

La définition générale de l'image est excellente pour un film de 1971. L'interpositif est propre et ne laisse voir que quelques taches intempestives et un grain plutôt visible en certaines occasions. La finesse des détails est à la hauteur du reste du transfert. Les couleurs sont très bien gérées et les tons de peaux paraissent naturels et assez justes. Vous avez également le choix de regarder ce film en format panoramique ou plein écran. La bande-son anglaise monophonique propose une dynamique acceptable et une présence fort correcte. La trame sonore, élément majeur de ce film, s'intègre admirablement bien aux dialogues qui sont quant à eux parfaitement intelligibles.

Au niveau des suppléments, c'est le strict minimum, en la présence de la bande-annonce de ce film peu intéressant. En somme, ce western mal ficelé, violent et où l'hémoglobine coule à flot est moyennement intéressant et ce malgré la belle performance des trois comédiens principaux. Un film ordinaire qui n'arrive pas suffisamment à vous charmer... À mon avis, l'achat n'en vaut pas vraiment la peine.


Cotes

Film4
Présentation1
Suppléments1
Vidéo5
Audio4