Johnny Reno
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: R.G. Springsteen
Année: 1966
Classification: G
Durée: 113 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
5 juin 2005

Durant les années cinquante et soixante d'innombrables petits westerns sortaient sur les grands écrans avec bien souvent des acteurs sur leurs déclins. "Johnny Reno" est un bel exemple de ce que j'avance où des comédiens aux talents parfois fatigués qui connurent une certaine gloire passée tels Dana Andrews, Jane Russell, Lon Chaney Jr., John Agar et Lyle Bettger jouent misérablement dans ce film à très petit budget. Aucun d'entre eux n'arrive à donner une âme à leurs personnages. Il faut dire à leur défense que le scénario, écrit par trois individus, est cahoteux, inconsistant et peu inventif. Que dire également des dialogues qui sont tout à fait grotesques et futiles.

Ce film de R.G. Springsteen à peine plus long qu'une émission de télévision est pitoyablement réalisé par un metteur en scène qui a fait ici un travail assez affligeant et médiocre. On dirait qu'il s'agit d'une série télévisée plutôt que d'un film. Un genre d'émission pilote, avant de débuter une nouvelle série western. Rien dans ce court-métrage ne m'a réellement émerveillé, tout est fade... le décor est kitsch et les costumes du plus haut ridicule. D'ailleurs, le chapeau que porte Dana Andrews est affreusement laid et inaccoutumé pour un Marshall fédéral aussi célèbre que Johnny Reno. La mythologie westernienne de ce héros de l'Ouest où le courage, la droiture et l'honneur est maladroitement exploité par un R.G. Springsteen qui toute sa carrière durant ne s'est guère soucié de ce qu'il filmait... avec "Johnny Reno", il ne change rien à ses habitudes et devint en fin de carrière, auprès de son producteur A.C. Lyles, un réalisateur très insignifiant. Fait à noter, lors du combat à l'intérieur du saloon entre les personnages de Johnny Reno et du maire Jess Yates, la caméra filme maladroitement le visage des cascadeurs et rend encore plus burlesque ce combat des plus insipides.

La définition générale est de très bon niveau pour un film de série B. L'interpositif est relativement propre, les poussières et rayures ne sont pas trop présentes à l'écran. Les couleurs sont assez fort bien rendues, toujours justes, constantes et bien saturées. Le contraste est également d'un niveau acceptable. Les parties sombres sont correctement rendues, même si les noirs manquent un peu de profondeur et de pureté. La dynamique de la bande-son monophonique est d'un niveau faible. Mais les dialogues demeurent en tout temps intelligibles. La musique de Jimmy Haskell est d'une platitude accablante et manque totalement d'imagination.

En quelques mots, "Johnny Reno" est un film raté du début jusqu'à la fin mettant en vedette malheureusement des acteurs anémiés que l'on avait beaucoup aimés dans d'autres productions cinématographiques passées. Un western à éviter!


Cotes

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