Link Jones (Grary Cooper), un ancien hors-la-loi repenti s'est marié. Il est à la recherche d'une institutrice pour le village qu'il habite. En cours de route, il est victime d'une rafle dans un train où il est dépouillé de son argent. Il reconnait plusieurs de ses anciens complices. Il décide de retrouver coûte que coûte ces fripouilles et de récupérer du même coup son argent...
"Man of the West" est un film d'action et de violence qui se distingue, car c'est le premier film de Gary Cooper qui en trente ans, ne parvient pas à faire de recettes dans les grands cinémas à l'époque. En revanche, il connait le succès dans les petites salles et plus tard, sur les écrans de télévision. À vrai dire, cette réalisation d'Anthony Mann n'a pas grand-chose à offrir; on a l'impression que Cooper perd son temps dans ce long métrage. En 1958, nous pouvions lire dans le New York Times sous la plume du journaliste Howard Thompson : "Non seulement Cooper monte à cheval comme si c'était le cheval qui lui avait appris à monter, mais, dans un des combats aux poings les plus minables de ces dernières années, il donne l'impression de se vautrer dans l'herbe".
Bonne actrice, Julie London est à la fois mal distribuée et mal utilisée; son interprétation de la chanson du film fournit au spectateur l'occasion d'oublier momentanément l'intrigue et de bénéficier d'un instant agréable. Du côté masculin, Jack Lord, devenu célèbre au petit écran grâce à son rôle mythique du policier Steve McGarrett dans la télésérie Hawaii Five-0, est tout simplement stupéfiant dans son personnage de bandit. Il sauve presque à lui seul, ce western fade et sans saveur.
L'image est correctement détaillée, mais semble parfois un peu douce, c'est-à-dire sans le mordant et la précision des meilleurs transferts. Les détails et textures souffrent un peu de ce manque, mais cela n'est pas catastrophique. La palette de couleur est correctement reproduite, bien saturée et aucune instabilité. Les tons de peau sont naturels, sans dominante. Bref, la définition générale est plutôt moyenne, mais parfaitement dans la lignée de ce que l'on est en droit de s'attendre d'un transfert de film non restauré de 1958. Comme c'est le cas dans la plupart des éditions de la MGM concernant les vieux westerns, nous avons droit à trois bandes sonores: anglaise, française et espagnole, toutes monophoniques. Il s'agit de la bonne mono de la fin des années cinquante. Les dialogues sont clairs, moyennant quelques distorsions. La dynamique d'ensemble est moyenne, mais elle remplit adéquatement son mandat.
Malgré que nous ne retrouvions sur ce DVD ni bande-annonce, commentaire audio ou documentaire et qu'en plus la production cinématographique soit discutable et qu'en plus la performance d'acteurs soit en dessous de nos attentes, revoir un film avec Gary Cooper, monstre sacré du cinéma western, est toujours un grand plaisir. Il demeurera à mes yeux, l'un des derniers des géants du cinéma américain.
| Film | 5 |
| Présentation | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 5 |