Bienvenue dans l'Amérique sauvage de l'Ouest des États-Unis que parcourt notre brave héros Sam Whiskey (Burt Reynolds) à la recherche d'aventure et de plaisir. Un jour, Miss Laura Breckenridge (Angie Dickinson) demande à Sam d'accomplir une mission très risquée pour elle... "Il y a 250 000 dollars en lingots d'or enfouis au fond de la rivière Platte dans le bateau 'Bonnie Blue'. Mon mari (décédé depuis) les a volés à l'hôtel de la Monnaie de Denver au Colorado." Ce qu'elle désire maintenant est que l'or soit restitué à son propriétaire, c'est-à-dire au gouvernement des États-Unis d'ici quelques jours sinon elle ira directement en prison.
C'est alors que notre ami Sam Whiskey recrute deux hommes pour l'accompagner dans cette périlleuse mission. Le premier complice sera le maréchal-ferrant Jedidiah Hooker (Ossie Davis) avec lequel il a eu maille à partir au sujet d'un bain que Sam voulait absolument prendre. Son deuxième acolyte sera son ami inventeur O. W. Bandy (Clint Walker) qui leur fournira l'équipement nécessaire pour travailler sous l'eau afin de remonter à la surface tout cet or qui dort tranquillement dans la cale du bateau. Cependant, une autre personne convoite également ces lingots d'or, le gros cupide à lunettes épaisses, Henry Hobson (Rick Davis) et qui donnera beaucoup de fils à retordre à nos héros.
"Sam Whiskey" est un film amusant où l'honnêteté paie toujours et qui présente le très enjoué Burt Reynolds dans le rôle principal. Bien qu'il n'ait jamais été pour moi un très grand acteur, il fut néanmoins très populaire durant cette période chez nos voisins du Sud, grâce entre autres à la télé-série policière Dan August (1970-71) et de son rôle mythique du footballeur Paul Crewe dans la comédie sportive non moins célèbre The Longest Yard. Cet acteur-cascadeur a malheureusement toujours pris ses rôles à la légère et sa façon désinvolte d'interpréter ses personnages n'a pas permis à Burt Reynolds de jouer des rôles à la mesure de son talent au cours de sa carrière. Ici dans "Sam Whiskey", il sourit continuellement, fait quelques cascades et à l'air de s'amuser comme un gamin, mais ne s'applique vraiment pas sur son travail de comédien et le film en souffre sérieusement.
Il faut dire que le travail du réalisateur Arnold Laven ne m'impressionne guère, sa direction artistique est totalement absente. Fort heureusement, le scénario de William Norton est très bien écrit et sauve littéralement le film du fiasco.
La dynamique sonore est tout à fait dans les normes pour une production de 1969. Les dialogues sont bien reproduits et le timbre des voix est naturel. La trame sonore du très renommé compositeur Herschel Burke Gilbert sans être géniale est tout à fait délectable, c'est une belle petite partition à la fois simple et très touchante. Sa musique est tout à fait typique de ses partitions westerns qu'il écrivait régulièrement pour la télévision pour les téléséries telles, Wanted: Dead or Alive, The Rifleman et Gunsmoke pour ne nommer que celles-là. La définition de l'image un peu granuleuse est tout à fait tolérable. Les détails et les textures sont minutieusement rendus. Les couleurs, bien saturées, sont naturelles et constantes. On ne dénote aucun débordement. Les teintes de peau sont tout aussi naturelles et ne souffrent d'aucune dominante. Les noirs manquent parfois de force et d'intensité. Au niveau des suppléments, c'est le strict minimum, en la présence de la bande-annonce du film.
En somme, même le fan le plus inconditionnel de Burt Reynolds ne peut considérer le rôle qu'il interprète dans ce film comme le plus important ou mémorable de sa carrière, mais n'en demeure pas moins que "Sam Whiskey" est une comédie divertissante et comique où les comédiens ne se prennent nullement au sérieux.
| Film | 5 |
| Présentation | 1 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 5 |