The Scalphunters
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Sydney Pollack
Année: 1968
Classification: PG
Durée: 103 minutes
Ratio: 2.35:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono), Espagnol (mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Daniel Cyr
29 mai 2005

Le film de Sydney Pollack, "The Scalphunters" raconte l'histoire du trappeur Joe Bass (Burt Lancaster) qui se fait voler ses fourrures par un indien appelé Two Crows (Armando Silvestre) et de ses hommes, de la tribu indienne Kiowas. Joe Bass qui est en beau fusil, décide de reprendre son bien... Il suit les Indiens à la trace, mais ils seront attaqués à leur tour par des chasseurs de scalp, dirigés par Jim Howie (Telly Savalas) qui les massacreront tous, à l'exception de Two Crows. Ces chasseurs sanguinaires obtiennent du gouvernement vingt-cinq dollars par scalp. Par la suite, Joe Bass rencontre Joseph Winfield Lee (Ossie Davis) un esclave noir qu'il devra plus tard libérer des griffes de Jim Howie...

Le regard du comportement psychologique entre le couple Jim Howie et Kate (Shelley Winters) est très savoureux. Elle se plaint continuellement de sa condition actuelle.. Et que dire de la répartie entre nos deux tourtereaux qui est tout à fait suave.

Sydney Pollack raconte une magnifique histoire d'un homme sans passé, un coureur des bois qui connaît son environnement comme le fond de sa poche... "The Scalphunters" est un long-métrage plus décontracté et plus cynique que le très sérieux Jeremiah Johnson que Pollack réalisera plusieurs années plus tard avec un Robert Redford surprenant où le thème de l'homme des bois sera mieux traité et plus approfondi.

Nous sommes alors en pleine période de turbulence aux États-Unis où les droits des noirs sont encore bafoués et que le pasteur Martin Luther King dénonce avec véhémence lors de ses grandes marches. Pollack sillonne le sujet du racisme avec son personnage de Joe Bass qui passe brusquement du comportement de bon sympathique, au vilain antipathique. Lorsque par exemple nos deux hommes ont soif et que Joe Bass sort d'un sac une bouteille de whiskey: Joseph Winfield Lee - "Monsieur Bass... Je peux en boire?" Joe Bass - "Si je t'en donnais, ça serait le gaspiller. Le whiskey est une boisson d'homme. T'en es pas un. T'as rien d'un homme. T'es qu'un esclave lèche-cul...". Comme vous pouvez le constater, ces propos sont très durs et pas très politiquement corrects. Mais ce que je trouve justement d'intéressant de cette époque-là, c'est que nous n'avions pas peur de dire tout haut ce que nous pensions tout bas au cinéma, ce qui n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui où nous avons peur de déranger ou de froisser un groupe ethnique quelconque. En somme, c'est à juste titre que je considère "The Scalphunters" comme étant un western extraordinaire qui ose dire qu'un chat est un chat à une époque où l'homme noir n'avait véritablement aucun droit et où les États-Unis vivaient une ségrégation envers les gens de couleurs comparable à celle qui sévissait sous le régime de l'apartheid en Afrique du Sud.

"The Scalphunters" nous est ici présenté dans son format original d'après un transfert de très bonne qualité (et vous avez également le choix de le regarder en format plein écran). L'image garde un aspect net et bien détaillé du début jusqu'à la fin. Les couleurs me paraissent justes et correctement saturées, je ne dénote aucune dominante ni aucun débordement. Les tons de peau ont une apparence naturelle. Il n'y a aucune fluctuation de la brillance et le contraste est parfaitement bien équilibré. Les parties sombres sont dégradées avec finesse et offrent un bon niveau de détail ce qui est très important lors des scènes de nuit. Les noirs sont quant à eux purs et profonds. La musique percutante d'Elmer Bernstein ressemble parfois à la sonorité des partitions du film The Magnificent Seven. En guise de supplément, seule la bande-annonce originale est offerte avec cette édition.

En conclusion, cette comédie satirique ne fait pas dans la dentelle avec sa violence physique et verbale... L'un des plus beaux rôles de Burt Lancaster en carrière.


Cotes

Film5
Présentation1
Suppléments1
Vidéo5
Audio5