The Texican
Sony Pictures Home Entertainment

Réalisateur: Lesley Selander
Année: 1966
Classification: G
Durée: 88 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Japonais
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Daniel Cyr
17 avril 2005

"The Texican" est un western mettant en vedette l'illustre Audie Murphy, le soldat américain le plus décoré durant la Deuxième Guerre mondiale. Il personnifie ici le rôle de Jess Carlin, un ancien shérif qui vit paisiblement au Mexique près de la frontière du Texas. Il apprend que son frère Roy (Victor Vilanova) a été lâchement abattu par une canaille de la pire espèce. Il décide alors de partir à la recherche de cet assassin afin de venger la mort d'un frère qu'il affectionnait profondément. Il découvrira que l'homme qu'il recherche n'est nul autre que Luke Star (Broderick Crawford), propriétaire d'un saloon et un tueur sans foi ni loi...

Audie Murphy est égal à lui-même dans ce western, malgré un registre limité en tant qu'acteur, il a toujours su tirer son épingle du jeu et se débrouille à merveille dans la peau de son personnage. Étrangement, c'est tout le contraire pour Broderick Crawford, qui remporta l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation mémorable dans All the King's Men n'est plus que l'ombre de lui-même dans cette production. Lui qui avait été une fripouille de première classe dans le western The Fastest Gun Alive de Russell Rouse, est cette fois-ci pitoyable dans "The Texican" où nous avons le sentiment profond qu'il joue sans conviction et sans plaisir.

Là où les réalisations américaines prônent l'honneur et la justice à travers leurs héros, les westerns européens offrent des anti-héros, motivés uniquement par la vengeance ou l'argent et dont les méthodes sont similaires à celles de leurs ennemis.

La définition générale est plutôt décevante, minant du même coup l'admirable photographie de Francisco Marín qui à mon avis sauve en partie la réalisation médiocre de Lesley Selander, mais demeure parfaitement dans la lignée de ce que l'on est en droit d'attendre d'un transfert de film non restauré de 1966. De nombreux plans paraissent trop doux et les textures sont à peine discernables par moment. Le niveau de détails déçoit également. Vu le vieillissement de l'interpositif et le peu de restauration effectué, les couleurs ont perdu toute leur richesse, elle sont plutôt ternes et manquent véritablement de vie. Le niveau de noirs est inapproprié, réduisant la qualité de détails lors des nombreuses scènes filmées en basse lumière. Le plus dérangeant, est sans doute les traces de fourmillement qui apparaissent souvent et surtout à la toute fin du film où nous avons l'impression d'avoir une tempête de neige en plein mois de juillet.

Cette co-production des États-Unis et de l'Espagne donne l'impression d'être au beau milieu d'un western spaghetti dans sa plus pure tradition... Tout d'abord, il y a le décor de déjà vu, avec entre autres la fameuse carrière que nous voyons à plusieurs reprises dans A Fistful of Dollars et les effets sonores des revolvers et les coups de poing ayant le résultat final d'un manque flagrant de naturel et où le synchronisme son, action est carrément déficient. Ensuite, il y a la musique de Nino Fidenco qui ressemble à une note près du style mélodique d'Ennio Morricone dans les films de Sergio Leone. Il utilise divers instruments similaires à Morricone, dont la trompette-piccolo, la guitare "mexicaine", la guitare électrique et les chœurs.

Au niveau des suppléments, vous pourrez voir une bande-annonce promotionnelle en chaîne de plusieurs westerns qui ont marqué l'histoire du cinéma et la Columbia dont Silverado, The Quick and the Dead, etc.

Bref, un choix quelque peu difficile, le film à lui seul est loin d'être assez convaincant pour en assurer l'achat. Je dirais que ce long-métrage s'adresse avant tout aux fanatiques invétérés d'Audie Murphy qui l'apprécieront sûrement...


Cotes

Film4
Présentation1
Suppléments1
Vidéo3
Audio5