"The Last Wagon" est un merveilleux western dont l'action se déroule en 1873 dans l'État de l'Arizona. Todd le Comanche (Richard Widmark) est capturé et fait prisonnier par le shérif Bull Harper d'Oak Creek. Par la suite, ils se joignent à une caravane pour se rendre en ville afin que Todd soit jugé et surtout pendu, car le shérif accuse Todd du meurtre de ses frères. Harper étant très brutal envers son détenu, une protestation parmi les membres du convoi oblige le shérif à se contenir.
Un peu plus tard, Todd tue le shérif avec une hache à sa portée... Au cours de la nuit, une attaque des Apaches massacre les gens de la caravane. Todd, bien qu'enchaîné à une roue de caravane emboutie dans un ravin, s'en tire indemne, ainsi que six jeunes colons qui étaient partis faire une baignade. La région est infestée d'Apaches, plus de trois cent Indiens sur le sentier de guerre y fourmillent. C'est alors que Todd qui connaît très bien ce coin de pays propose son aide aux jeunes afin que tous puissent s'en sortir vivants.
L'œuvre westernienne de Delmer Daves fut entièrement limitée aux années cinquante et semble soutenue par la volonté d'explorer toutes les directions qu'un genre alors florissant proposait et "The Last Wagon" ne fait pas exception. Il aime mettre en scène des personnages à l'identité incertaine... ici, il traite du mélange du vrai et du faux, de la dualité de l'être humain que ce soit par des personnages qui agissent comme des salauds pour se prouver qu'ils ont raison, cachant ainsi leurs peurs ou des métis (Susan Koher et Richard Widmark) pour qu'à la fin d'un périple ardu, ayant abandonné beaucoup de leur propre duperie, ils retrouvent leur propre identité. L'immense art de paysagiste de Daves a toujours été très important dans ses films, les éléments du paysage sont autant de signes et de symboles qui guident le héros à son accomplissement. Cela n'a jamais été aussi bien mis en valeur que dans "The Last Wagon" où le moindre morceau de bois, la moindre pierre est nécessaire et guide Richard Widmark et Felicia Farr à cette roche plate qui surplombe le paysage et où ils s'avouent leur amour.
L'acteur Richard Widmark a toujours été pour moi un symbole de fierté et d'intégrité au grand écran, et ce, peu importe qu'il interprète un rôle d'un meurtrier sadique ou d'un brave qui n'a pas froid aux yeux. C'est l'un des rares acteurs du septième art qui pouvait jouer à sa guise et avec justesse tous les rôles qu'on lui proposait. Ce blond aux yeux bleus, au charme rebelle, presque brutal, accentué d'un sourire malicieux fut la coqueluche des cinéphiles au cours des années cinquante et soixante. Un acteur fascinant au charisme incroyable où son jeu fut constamment à la hauteur de la situation. Qu'il soit en avant-plan ou en arrière-plan lors d'une scène, Richard Widmark ne nous laisse jamais indifférents.
En ce qui touche l'image, j'ai pu percevoir que certains plans paraissaient plus doux que d'autres. Le niveau des textures manque parfois de finesse et de netteté. Cependant, ce problème est relativement mineur, puisqu'il n'affecte que les plans d'ensemble. Les gros plans demeurent convenablement définis. La photographie est splendide. Les couleurs ont une apparence naturelle, mais manquent légèrement de brillance et de saturation. Les teintes de peau ont également une apparence naturelle. La luminance est stable et correctement ajustée, par contre les contrastes manquent légèrement de mordant et auraient gagné à être accentués. Les parties sombres, abondantes dans le film, sont impeccables et bien dégradées, alors que les noirs sont solides et profonds. Aucune trace de fourmillement, n'est perceptible. Au niveau sonore, sa dynamique est correcte pour des œuvres de cette époque. Les dialogues sont intelligents et toujours très intelligibles. Il y a quelques temps morts, mais le rythme est tout à fait maintenu. Seule la bande audio anglaise est stéréo, mais malgré tout, le son monophonique de la bande audio française est tout à fait convenable. En ce qui concerne la section des suppléments, vous y trouverez diverses bandes-annonces de promotion de Fox et une galerie de photographies en noir et blanc de la production et lors du tournage de ce film.
"The Last Wagon" est un grand western dans la pure tradition des années cinquante où le héros est seul contre tous et capable de mettre en déroute des centaines d'Apaches dans une finale des plus explosives. Un divertissement assuré par des acteurs de talent et une réalisation exemplaire et sans reproche. Pour tous les amateurs de bon vieux films de cow-boys et d'Indiens, ce DVD vous comblera tout à fait.
| Film | 7 |
| Présentation | 3 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |