Unconquered
Cinema Classics
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Réalisateur: Cecil B. DeMille
Année: 1947
Classification: PG
Durée: 146 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 19
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
27 mai 2007

En 1947, le réalisateur Cecil B. De Mille projette sur les écrans du monde entier, un film haut en couleur intitulé "Unconquered", mettant en vedette Gary Cooper, Paulette Goddard, Howard Da Silva et Boris Karloff pour ne nommer que ceux-ci. Le cinéaste se consacre ici à l'illustration d'épisodes de l'histoire américaine. En dépit de nombreuses erreurs historiques, la manière avec laquelle De Mille traite le sujet est, comme d'habitude, satisfaisante.

À sa sortie en salles, le magazine Time qualifie le film d'exaltation en Technicolor au prix de 5 millions de dollars, par Cecil B. De Mille le magnifique, sans oublier de souligner la virilité de Gary Cooper, la féminité de Paulette Goddard et l'esprit pionnier américain. Le critique du Baltimore Sun estime, pour sa part que "Unconquered" est le meilleur film réalisé par Cecil B. De Mille. Même si certaines séquences manquent de crédibilité, dans l'ensemble le film respecte plus les données historiques que la plupart de ses précédentes réalisations, Gary Cooper a quant à lui, un rôle sur mesure, il est véritablement le personnage qu'il incarne. Tout en soulignant les défauts et les qualités du long-métrage, Bosley Crowther écrit dans le New York Times: "N'est-ce pas déjà un spectacle de voir Gary Cooper en costume de l'époque coloniale, le chef coiffé d'un tricorne, dans le rôle d'un galant défenseur de la civilisation? On voit, à ses côtés, Paulette Goddard, esclave aux cheveux roux et au regard acéré, dans diverses attitudes et situations, tantôt dans une baignoire, tantôt ligotée au poteau de torture".

Fait à noter, la spectaculaire séquence où nous voyons Cooper et Goddard franchissant des rapides dans un canoë, valut au technicien responsable des effets spéciaux un prix de l'Académie du cinéma américain. Il est intéressant de regarder le supplément qui est en fait l'introduction tirée de l'émission de télévision "Turner Classic Movies" où le présentateur, l'historien en cinéma Robert Osborne, raconte certaines anecdotes autour de ce long-métrage des plus captivants. Durant cette période du cinéma américain, il n'y avait pas vraiment de question à se poser pour reconnaître les bons et les méchants... les bons ce sont les blancs et les soldats et les méchants sont bien sûr les Indiens et les traîtres.

Pour moi Gary Cooper n'a pas le charme du cow-boy vulnérable, seul face à son destin dans le classique High Noon, mais son personnage de soldat britannique est tout de même courageux, honnête, porteur de justice et humain. Même si Gary Cooper joue en dessous de son registre, il s'en tire brillamment. Du côté de sa partenaire féminine, Paulette Goddard, elle s'acquitte plutôt mal de son rôle en poussant un peu trop son jeu à la manière d'une comédienne de l'époque du muet. Il faut dire qu'à la défense des acteurs, le scénario de Jesse Lasky Jr, M. Frank et Charles Bennett Frederic manque incontestablement de verve et de brio. Malgré cela, il est sauvé par son originalité.

L'image n'est pas nette. L'interpositif utilisé affiche quelques parasites, et la définition générale déçoit un tantinet. Les couleurs paraissent délavées et manquent nettement de constance, d'éclat et de contraste. Le niveau des noirs manque de profondeur et d'intensité et c'est plutôt désagréable lors de scènes sombres où nous avons du mal à voir certains détails, tels lors des combats qui se déroulent exclusivement la nuit. Bref, une amertume totale au niveau de l'image, une qualité visuelle qui laisse beaucoup à désirer. À l'instar de l'image, aucune restauration de la bande-son n'a été faite. Les voix ne sont pas toujours nettes et intelligibles.

Malgré que "Unconquered" ne soit pas à proprement dit un western en raison de l'époque à laquelle se situe l'action, c'est-à-dire en 1760, les amateurs de western trouveront très certainement leur compte, car l'action y est à profusion. Ce n'est peut-être pas le meilleur film en carrière de Cecil B. De Mille, loin de là, mais il n'en demeure pas moins intéressant du début jusqu'à la fin.


Cotes

Film6
Présentation1
Suppléments1
Vidéo5
Audio5