Wild Things
Unrated
Columbia TriStar Home Entertainment

Réalisateur: John McNaughton
Année: 1998
Classification: 14A
Durée: 115 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Japonais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Japonais
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon François Langevin
31 mars 2004

Il y a de ces films où une scène en particulier, forte en émotions de tout genre, fait en sorte que ce film sera désormais référencé par ce moment. Comment oublier la scène de torture d'un policier dans Reservoir Dogs où la chanson jouée en arrière-plan "Stuck in the Middle with You" est même redevenue un succès. Comment oublier la scène du réalisateur qui se réveille au matin pour trouver la tête de son pur-sang à ses côtés dans The Godfather. Le film passé en revue dans le cadre de cette critique appartient à cette catégorie de films et il s'agit de "Wild Things", édition "Unrated", film dont on parle en relatant la fameuse scène ou "Denise Richards" et "Neve Campbell" s'offrent "Matt Dillon" dans un échange à trois aux saveurs lubriques. Cette scène est devenue si forte qu'on en oublie presque, qu'un bon polar un peu noir sur canevas floridien tisse la toile de fond de ce film. Cette nouvelle édition se voit bonifiée de cinq minutes et la liste des scènes ajoutées se trouve à la fin de cette critique.

Ce film raconte l'histoire de Sam Lombardo (Matt Dillon), éducateur physique qui se voit accusé par deux étudiantes (Denise Richards et Neve Campbell) de les avoir violées. En suivent une enquête policière et un procès aux nombreux rebondissements où la jalousie, la soif de l'argent et la trahison sont présentées comme des armes aussi redoutables que les revolvers.

On retrouve John McNaughton, un réalisateur peu connu, aux commandes de ce film et la direction artistique en souffre. Dommage, car avec la brochette de comédiens mis à sa disposition dans les rôles de second plan (Bill Murray, Robert Wagner, Theresa Russell) on pouvait s'attendre à beaucoup mieux. La vedette de ce film est sans contredit son histoire et son montage qui se veut rapide et saccadé. Ceci laisse dans la bouche du spectateur un goût d'inachevé que le générique de fin viendra dissiper. Je dois dire que c'est assez efficace comme procédé.

Côté image, Columbia Tristar nous offre un nouveau transfert anamorphique, qui, somme toute, offre peu de différences avec l'édition précédente. L'image y est claire et nette, mais elle souffre d'artéfacts de compression, ce qui donne des sautillements de temps à autre. Les couleurs sont bien saturées et offrent beaucoup de profondeur. Le volet audio nous offre une nouvelle piste Dolby Digital 5.1 qui est exquise. L'ambiophonie est grande et les canaux arrière reproduisent merveilleusement les bruits environnementaux. Les dialogues sont clairs et audibles et la trame musicale s'étend maintenant à tous les canaux. Côté suppléments, on a le droit à une biographie écrite des comédiens et de quelques bandes-annonces. Franchement, il est difficile de faire pire. Le menu est quant à lui assez original. On retrouve quelques segments du film défilant en même temps sur l'écran et un support musical vient compléter le tout.

L'encart du DVD nous propose quelques images du film et au verso on y retrouve des titres DVD déjà parus ou à paraître. Damnée publicité! Dire que l'encart de l'édition précédente contenait la liste des chapitres et les notes de production.

"Wild Things" est une comédie policière qui repose sur une histoire solide et intéressante. Malheureusement, l'intrigue sert de prétexte à des numéros libidineux où il est clair qu'on cherche à produire une réaction ithyphallique plutôt qu'encéphalique. Cette production aura servi de tremplin à bons nombres d'autres films du genre et permit à Denise Richards de devenir la comédienne dont la binette et les rotoplots furent les plus téléchargés via Internet.

Quant à l'enrobage DVD de Columbia Tristar, c'est une honte. Aucun supplément, un transfert vidéo adéquat, mais permettez-moi de douter du transfert fait à partir d'un master haute définition. De plus, on a droit à une bande sonore japonaise. Il va falloir me l'expliquer celle-là! Pour ceux et celles qui possèdent l'édition précédente, je vous conseille de la conserver.

Nouvelles scènes:


Cotes

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