Wimbledon
Widescreen
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Richard Loncraine
Année: 2004
Classification: 14A
Durée: 98 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DTS51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon François Langevin
19 janvier 2005

Les films prenant racine dans les milieux sportifs s'orientent plus souvent vers le baseball (Major League, Fields of Dreams) ou le football (Friday Night Lights, The Replacements). Avec la vue de Tiger Woods, le golf s'est mis a devenir très populaire et il a servi de trame de fond à quelques productions depuis quelques années (The Legend of Bagger Vance et Bobby Jones: Stroke of Genius). Le tennis, quant à lui, est toujours demeuré un parent pauvre dans ce domaine. Il faut dire que ce sport est très technique et qu'un acteur peut s'entraîner pendant des mois pour se préparer à interpréter un joueur de tennis, mais il est à peu près impossible d'y acquérir les habiletés techniques nécessaires pour donner une bonne crédibilité au personnage en si peu de temps. Alfred Hitchcock s'était servi du tennis comme toile de fond pour son film Strangers on a Train, mais si le film et le suspense était de première, il est clair que les belles images du tournoi de tennis filmé à "Forrest Hills" camoufle l'ineptie qu'avait Stewart Granger à personnifier un joueur de tennis convenablement. Parlant de tennis, on ne peut en parler sans sous-entendre Wimbledon, le plus prestigieux tournoi au monde. Cet événement chéri des Anglais a lieu au mois de juin à toutes les années et se déroule sur la surface gazonnée du "All England Lawn Tennis Club" pendant une quinzaine de jours. D'ailleurs, la famille royale y possède une loge et ne manque jamais d'assister à cet événement annuel.

L'équipe de production derrière les projets de Notting Hill, Bridget Jones Diary et Love Actually, en l'occurrence Tim Bevan, Liza Chasin, Eric Fellner et Debra Hayward décidèrent de concocter une comédie romantique qui se déroulerait pendant la quinzaine qu'est Wimbledon et qui mettrait en vedette deux joueurs de tennis. Il est bon de souligner que les joueurs de tennis oeuvrant sur le circuit masculin et féminin ne jouent jamais les mêmes tournois sauf à quatre reprises, soit pendant les tournois du grand chelem dont Wimbledon fait partiE, les autres étant l'U.S. Open, Roland Garros et l'Australian Open. Pour mener ce projet à bon terme, ils en confièrent les rennes au discret Richard Loncraine Richard III et les rôles principaux à Paul Bettany et à Kristen Dunst. "Wimbledon" raconte donc l'histoire de Peter Colt, joueur de tennis en fin de carrière, maintenant classé 119e meilleur joueur mondial et qui veut faire de ce tournoi, son chant du cygne. S'étant fait remettre les mauvaises clés de sa chambre d'hôtel, il pénétrera plus tôt dans celle de Lizzie Bradbury, jeune sensation du circuit féminin qui possède une sérieuse réputation de tête forte sur le court et de dévoreuse d'hommes en dehors de celui-ci. Cette rencontre fortuite donnera lieu à une suite de moments intimes et transmettra une nouvelle motivation à Peter pour jouer ses matchs de premiers tours. Avec l'omniprésent père de Lizzie dans les parages (Sam Neill), et un flirt qui semble perdurer, Peter et Lizzie auront à faire certains choix autant sur le plan personnel que professionnel.

Il est clair qu'on a affaire à la même équipe de production que celle qui a signé Notting Hill et Bridget Jones Diary, car même si l'écriture ne porte pas la griffe de Richard Curtis, mais plutôt celle d'Adam Brooks, la construction de l'histoire, l'humour qu'elle renferme et le développement de personnages secondaires qui sont tous à croquer provient du même moule de pensée. Pour rendre les matchs de tennis plus crédibles, le réalisateur a eu la très bonne idée d'y greffer l'équipe de commentateurs de tennis de NBC, en l'occurrence John McEnroe, Chris Evert et Mary Carillo. Il est clair que le talent tennistique de Paul Bettany et Krinten Dunst est limité, mais l'utilisation d'habiles jeux de caméras et d'effets "CGI" sauvent la mise quoi que certains échanges sont trop rapides pour être crédibles donnant un impression d'accéléré comme dans les vieux films muets.

L'image proposée par "Wimbledon" est simplement splendide. Les terrains gazonnés du "All England Lawn Tennis Club" offrent de belles couleurs naturelles et le panorama de la campagne anglaise est illustré dans toute sa splendeur. Quelques segments de tennis édités par "CGI" trahissent par contre l'effet naturel de la surface de jeu, mais sans pour autant en affecter notre plaisir. Le volet audio est également de première et la trame principale de format DTS accomplit un remarquable travail de nous propulser sur le court central de Wimbledon. Le champ sonore est des plus profonds et on entend des applaudissements, cris d'encouragements et huées distinctement et à travers tous les canaux. Les dialogues sont intelligibles et la trame musicale d'accompagnement se fusionne très bien au mixage sonore. Le menu est une belle carte d'invitation. On y voit des segments vidéo des deux vedettes principales pris à différents moments dans le film et le tout est accompagné d'une belle musique de circonstance. La navigation est élémentaire et c'est une balle de tennis qui nous indique notre choix.

Les suppléments sont assez nombreux et ça commence avec la trame de commentaireS faite conjointement entre le réalisateur et Paul Bettany. Tous deux étant Anglais et surtout très drôles, on a le droit à une trame très informative qui est très rafraîchissante surtout à cause de cet humour anglais si irrésistible. Richard Loncraine nous parle surtout des choix des lieux de tournage, du casting des acteurs et de la très généreuse fenêtre de temps mise à sa disposition pour faire la post production du film. Paul Bettany nous informe plus de son interrelation avec les principaux comédiens et de son état physique lors du tournage de certaines scènes de tennis. Suit la revuette "Wimbledon: A Look Inside" d'une durée avoisinant les dix minutes qui met surtout en lumière la très grande participation du monde du tennis professionnel dans la réalisation de ce film. "Welcome to the Club" parle surtout de la magie de Wimbledon, tournoi que la très grande majorité des joueurs de tennis professionnels mettent en haut de leur liste quant au tournoi qu'ils aimeraient remporter. On nous explique également la très grande collaboration des administrateurs de ce club de tennis pour faciliter le tournage. "Ball Control" nous explique la façon dont les segments de tennis ont été filmés et l'application d'effets CGI pour donner de la fluidité et de la crédibilité aux parties de tennis. "Coach a Rising Star" est un hommage fait à Pat Cash, ancien joueur professionnel qui a dû entraîner Paul Bettany et Kristen Dunst pendant plus de quatre mois pour leur inculquer certains gestes techniques propres au monde du tennis. La bande-annonce du film complète cette très instructive section de suppléments.

Si Fred Perry fut le dernier Britannique à remporter le championnat de Wimbledon chez les hommes en 1936, Richard Loncraine réussit à donner un nouveau gagnant au peuple anglais avec son "Wimbledon". Même si les matchs de tennis ne représentent pas la réalité du tennis professionnel et le fait qu'on n'a pu greffer des joueurs actifs du circuit féminin et masculin tel Andy Roddick, Roger Federer et les sœurs Williams, ce film nous donne une bonne idée qu'est la quinzaine de Wimbledon, de la presse à sensation britannique et des habitudes superstitieuses des joueurs de tennis. Je recommande chaudement de vous procurer cette comédie romantique qui sans redéfinir le genre, lui rend bien hommage.


Cotes

Film7
Menu7
Suppléments7
Vidéo8
Audio9