Windy City Heat
Uncensored Director's Cut
Paramount / Comedy Central

Réalisateur: Bob Goldthwait
Année: 2003
Classification: 14A
Durée: 92 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 29
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
8 octobre 2006

On peut lire sur le boîtier de Windy City Heat des citations de critiques nous présentant ce film comme "simplement, le meilleur film de toute l'histoire du cinéma" selon le magazine Vice ou encore "le meilleur film que j'ai vu depuis plusieurs années" selon Johnny Knoxville. Eminem paraît-il "le visionne régulièrement et le trouve de plus en plus drôle".

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'avec une telle publicité la marche était plutôt haute! Malheureusement (et évidemment!) le film la rate complètement! À part quelques gags sympathiques et quelques personnages secondaires bien campés (dont l'humoriste Bobcat Goldthwaith, réalisateur du film jouant son propre rôle) on pourrait dire que ce serait plutôt un ramassis de débilités préadolescentes déguisées en humour gras. Tous les clichés y passent : le comédien assis sur le bol de toilette avec la diarrhée, les insultes classiques à chaque trois mots, la fille à la poitrine gigantesque, les cris et engueulades hystériques, le cabotinage improvisé, l'homophobie, le racisme, les pets et les rots, la doublure pour les scènes de baise, l'ami drogué lunatique et irresponsable, les ralentis "quétaines", etcetera.

L'histoire de base est assez simple mais tellement mal montée (ou développée) qu'on n'y comprend pas grand chose. Le film débute et on nous explique que deux amis, Don Barris (Big Lou) et Tony Barbieri (Mole), deux des trois personnages principaux (avec Perry Karavello ils forment un trio humoristique nommé the Big Three), ont préparé depuis plusieurs années un gigantesque canular à leur ami Karavello. Ils lui ont fait croire qu'ils avaient été engagés comme acteurs pour le tournage d'un film et que lui est en liste pour le rôle principal du film. Perry Karavello se retrouve donc suivi et interviewé par une fausse équipe de télé-réalité pendant toutes les étapes du faux film Windy City Heat, des auditions à la première. Ce qui constitue le vrai film Windy City Heat!

On regarde donc un faux documentaire sur un faux canular d'un faux tournage d'un film inexistant! Si c'était fait de façon originale ou intelligente ce serait potable ou même peut-être intéressant (on pense à Zelig de Woody Allen ou encore au plus récents Series 7 ou Blair Witch Project) mais on se retrouve ici avec un scénario banal, des gags stupides et des acteurs qui ne le sont pas vraiment! Une situation peu agréable en soit.

Pour ceux et celles, comme Eminem, qui auront aimé le film, vous serez heureux d'y retrouver de nombreux suppléments. Il y a Perry's Corner, où Karavello commente le film. Aussi des séquences inédites ou rallongées, quelques faits saillants de la carrière des Big Three (assez pathétique!), puis une soirée dans l'appartement de Perry en compagnie des trois lurons où Perry visionne Windy City Heat pour la première fois (2 ans après la fin du tournage ... ça en dit long!).

La qualité vidéo est assez quelconque, mais ça semble voulu puisqu'on a adopté le style télé-réalité. Donc petites caméras portatives de moindre définition. Le tournage du faux Windy City Heat est plus intéressant visuellement : traitement noir et blanc d'une image de meilleure qualité, ce qui lui donne un look "film noir". C'est d'ailleurs voulu puisque le rôle de Perry dans le faux film est celui d'un détective privé à Chicago. L'audio y est par contre très bien, et toutes les crises d'hystérie de Karavello donnant dans les hautes fréquences y sont claires. Tous les jurons aussi d'ailleurs.


Cotes

Film3
Présentation7
Suppléments6
Vidéo6
Audio7